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Les Guinéens et leurs partenaires sont nombreux à le souhaiter ardemment: le 2e tour de la Présidentielle aura la même dimension historique que le 28/9/58: en 1958 le régime colonial a cédé la place à la république indépendante; en 2010 les dictatures rétrogrades créatrices de misère vont céder la place à un Etat de droit fondé sur la démocratie vraie et voué au développement du pays au profit de l'ensemble des habitants, incha Allahou.
En effet, l'action cumulée des 1ère et 2e républiques a transformé progressivement la perle de l'ancienne AOF en un PMA (pays des moins avancés), un PPTE (pays pauvre très endetté), et une des lanternes rouges de l'indice du développement humain de l'ONU, malgré ses immenses potentialités humaines et matérielles.
C'est le résultat des 2 longs règnes d'anti-bâtisseurs couplés d'opposants inefficaces dont l'un, Alpha Condé, se glorifie aujourd'hui du titre d'opposant historique; sans se rendre compte que, pour avoir effectivement tenté, mais sans succès, pendant des décennies, de réaliser l'alternance, il a plutôt démontré son inefficacité politique structurelle. Car "opposant historique" n'a pas ici d'autre signification que celle de politicien en échec perpétuel. Ceux qui en doutent peuvent s'informer sur le cas comparable de Georges Marchais leader inamovible du Parti Communiste Français pendant des décennies: non seulement il n'a jamais atteint son but, la Présidence française, mais il a mis son parti en orbite pour un plongeon électoral inexorable.
Depuis 2006 tout le monde a constaté le changement de comportement des Guinéens: après la tactique du roseau dans la tempête (plier sans rompre), ils se sont redressés pour exprimer sous différentes formes leur ras-le-bol des inepties dont ils sont victimes; par les immenses sacrifices consentis en 2006, 2007, 2009, et le 27/6/10, ils ont amplement montré leur détermination inébranlable à en finir avec les dictatures rétrogrades et les incuries qui vont avec, et à imposer l'Etat de droit et la démocratie vraie dans la réconciliation nationale pour s'atteler à la seule tâche qui vaille: le développement du pays au profit de l'ensemble de la population.
Grâce à quoi 24 équipes ont pu concourir le 27/6/10 pour obtenir le suffrage des Guinéens; avec des programmes quasi identiques à quelques détails près; seul le degré de notoriété les distinguait réellement.
Puis l'électeur lambda a exprimé son choix, dans le secret de l'isoloir, avec sa seule conscience, sans l'épée de Damoclès habituellement au dessus de sa tête: c'est ce processus qui vient de désigner Cellou Dalein Diallo et son parti l'Ufdg, net vainqueur avec plus de 25 points d'avance sur le second; créant ainsi une base solide pour une unité nationale résolument attelée à la mise en place d'une 3e république ayant à sa tête une volonté politique résolue à améliorer d'urgence les conditions de vie actuelles de la population.
Dans cette perspective, quels sont alors les impératifs pour le 2e Tour?
D'abord imposer sa tenue dans les délais prévus, rejeter tout report en faisant échec aux manœuvres de divers milieux uniquement désireux de prolonger leurs avantages actuels.
Ensuite préparer vigoureusement l'opinion à embrayer et amplifier la tendance claire du 1er tour pour un plébiscite massif du candidat non historique Cellou D. Diallo; dont la large audience obtenue auprès des Guinéens en si peu de temps est un gage sûr d'efficacité politique certaine.
Le pays en a grand besoin pour une amorce rapide de la remontée du trou où nous végétons depuis si longtemps.
Pour cela il faut donner à l'électeur les moyens efficaces de se prémunir des pêcheurs en eaux troubles et des professionnels de la division notamment par la notion d'ethnie; ce terme est devenu le maître-mot de l'ensemble de la littérature médiatique relative à la Guinée actuelle: vote ethnique, vue ethnique, ethnie par-ci, ethnie par-là,...Il faut ramener les débats sur les seuls vrais problèmes: quelle politique scolaire, sanitaire, agricole, industrielle... pour hâter le décollage socio-économique du pays ?
Ainsi au lendemain du 2e tour, la Guinée aura à la fois une solide majorité présidentielle bâtie autour de Cellou D. Diallo et ses alliés, et une solide opposition bâtie autour d’Alpha Condé (professeur agrégatif en opposition politique) et ses alliés. Car les notions d'homme providentiel, père de la nation, responsable suprême, parti unique ou unifié, doivent être bannies à jamais de la politique guinéenne.
Alors chers compatriotes, à vos urnes, pour le bon choix
Amadou Sadio Bah --Vétéran du Mouvement associatif guinéen depuis l'UGEEG (Union générale des élèves et étudiants de Guinée) avec des réalisations --Secrétaire du bureau de vote de Diountou/Lèlouma le 28/9/58, référendum d'indépendance --Electeur au bureau de vote /Ambassade de Guinée à Paris, 27/6/10, élection pour le rétablissement de l'ordre constitutionnel
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