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Dr Thierno Madjou Sow a bien voulu répondre à deux petites questions que notre reporter lui a posées, concernant la formation du gouvernement d’union nationale et de l’arrivée de l’équipe de la CPI dans nos murs.
Le Démocrate : M. le président quelles sont vos impressions sur le nouveau gouvernement de transition ?
Thierno Madjou Sow : Je pense que ce gouvernement est pléthorique. On aurait dû avoir des départements essentiellement pour la transition, c’est-à-dire on a des tâches précises à réaliser pour avoir au moins une transition paisible.
Des experts de la CPI sont arrivés ce lundi à Conakry. Pouvez-vous nous donner la physionomie de cette équipe ?
Je ne peux vous donner la physionomie. J’ai été touché plusieurs fois par la Cour pénale internationale (CPI), on nous avait annoncé leur arrivée pour le 19 janvier et après on m’a dit que c’est reporter. On nous a annoncé une nouvelle date à savoir le 17 février. Les techniciens sont arrivés hier soir. Ils m’ont appelé ce matin et nous pensons que demain si Dieu le veut bien à 14h 30, nous allons nous rencontrer pour discuter des problèmes fondamentaux qui se posent parce que le problème ici ce n’est pas pour faire une enquête, c’est simplement pour voir dans quelles conditions travaille la magistrature. Comment est cette magistrature guinéenne. Est-ce quelle est compétente pour résoudre les problèmes qui se posent à la Guinée aujourd’hui, c’est-à-dire lutter contre l’impunité en traduisant devant les juridictions guinéennes ceux qui ont commis ces crimes ?
C’est ça le problème. Et nous pensons bien que demain à 14 h, on saura exactement de quoi il s’agit en tout cas ces techniciens sont là et demain arrive Mme le procureur adjointe de la Cour pénale internationale. Elle répare normalement le 20 et nous pensons que nous allons avoir des séances de travail avec elle durant son séjour.
Propos recueillis par Foday Fofana Le Démocrate, partenaire de www.guineeactu.com
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