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IV QUELS SONT DONC LES SUJETS A INSCRIRE AU PANNEL POUR LA CAMPAGNE ELECTORALE?
La guerre psychologique de la campagne présidentielle en Guinée dans les media et sur les sites de l’Internet, semble être centrée sur la corruption, le népotisme et les détournements de deniers publics par les «prédateurs» de l’économie. Ces différentes tares ont toujours existé en Guinée depuis la Première République2. La corruption devrait-elle être le sujet central pour démarquer les deux candidats ? Non, parce que tous les deux candidats jouissent à présent du support d’un grand nombre de «prédateurs» de l’économie Guinéenne. Les articles tendent à avoir trait à la politique de l’ethnicité et l’ethnocentrisme. En réalité il y a d’autres facteurs importants à considérer pour mitiger cette politique-là. Premièrement, l’urbanisation rapide a contribué à émousser les sentiments et distinctions ethniques surtout en ces moments où un tiers de la population vit dans les zones urbaines. Conakry, la ville capitale compterait 2.5 million de citadins; neuf villes auraient plus de 25,000 à 100,000 habitants. Deuxièmement, beaucoup de Guinéens en exil, sont revenus chez eux et se sont mis à promouvoir la libéralisation économique. Troisièmement, beaucoup de dirigeants orientés vers les réformes ont été au paravent opposés par l’élite traditionnelle marchande encline à maintenir le statut quo et le réseau de patronage politique, qui continue à récompenser l’impunité. La plupart des trafiquants de drogue qui étaient arrêtés, et qui devaient être sujets aux poursuites judiciaires ont été libérés. Il n’est point certain que leurs biens saisis aient bénéficié le Trésor Guinéen.
Les questions primaires seront quels sont les programmes des candidats pour résoudre le problème de l’impunité? Quelle coalition est capable de dispenser les services de base aux populations rurales et aux taudis urbaines? Le malaise social, qui s’était emparé du pays tout entier dans les cinq dernières années, était dû en grande partie au manque des services de base (l’alimentation, l’eau, l’électricité, les facilités d’éducation, de santé, et de bonnes routes, etc.); le coût élevé du standard de vie, et de beaucoup de biens et de services (riz, denrée de base, produits pétroliers, etc.); mais aussi des bas salaires et de pauvres conditions de travail. Les citoyens Guinéens aimeraient savoir quelles solutions les candidats et leurs partis proposent aux problèmes de développement économique et social de Guinée. Comment est-ce-que les candidats comptent remédier aux dramatiques augmentations des prix des produits de première nécessité? Comment est-ce-que les candidats vont approcher les questions prioritaires suivantes?
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Comment réaliser l’unité nationale et la paix?
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Comment établir un système judiciaire indépendant?
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Comment encourager le dialogue politique et social entre les partis?
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Comment restaurer l’autorité de l’Etat?
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Comment ranimer l’économie nationale?
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Comment faire accroître la base de revenus de l’Etat?
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Comment gérer le secteur minier?
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Comment créer l’emploi pour les jeunes ?
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Comment réformer la fonction publique?
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Comment reconstruire les infrastructures (éducation, santé, réseaux de routes, etc.)?
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Comment résoudre le problème de l’énergie?
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Comment réformer le secteur agricole pour accroître les rendements comme ils étaient dans les années 1950?
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Comment mobiliser les ressources pour la croissance économique et le développement durable?
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Comment réformer les services de sécurité défaillants?
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Comment résoudre les problèmes de l’insécurité?
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Comment les partis politiques peuvent-ils forger des rapports fonctionnels avec les syndicats de travailleurs et d’autres organisations de la société civile sans les contrôler et sans les considérer comme des menaces à leur autorité?
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Comment promouvoir la bonne gouvernance et moderniser l’Etat en Guinée, un des enjeux gigantesques du nouveau gouvernement?
V COMMENT RENFORCER LA GOUVERNANCE ET LE NOUVEL ETAT ?
La Guinée a fait l’expérience de beaucoup de problèmes de gouvernance et de manque de participation réelle des citoyens dans la gestion de leurs affaires. Il s’agit surtout de la capacité du gouvernement central d’établir la règle de droit et les fondations de l’ordre social. Sur ce sujet, je commencerai par citer un auteur Guinéen, Mahmoud Ben Said, qui nous donne un conseil très proche de l’esprit Guinéen, dans son livre: « Ajuster le train de vie de l’Etat à ses propres ressources pour conserver sa dignité » 3. Il faut aussi citer Hobbs, Locke, Montesquieu, et Rousseau, que l’élite Guinéenne pratique aisément. Les Guinéens qui semblent mettre un accent particulier sur leur dignité devraient être moins enclins à quémander l’assistance d’autres nations, encore moins pour payer les frais des élections, surtout que les 24 candidats n’ont pas eu de problèmes à payer la caution individuelle très élevée de 400 millions de FGn.
La Guinée a besoin d’un Etat fort de légitimité, des services des citoyens, de l’inclusion de toutes ses populations dans leur capacité professionnelle de satisfaire les besoins d’aujourd’hui et simultanément préparer ceux de demain. Les fondations de la démocratie sont la libéralisation de la politique, les systèmes de transparence, le respect de la règle de droit, des droits de l’homme et de la femme, et des structures démocratiques améliorées. Les normes fondamentales de la bonne gouvernance sont applicables universellement. Mais des institutions spécifiques et des systèmes nécessaires pour la bonne gouvernance doivent être conçus pour s’accommoder aux caractéristiques spécifiques du milieu pour lequel ils doivent être mis en application. Le CNT vient de réécrire une nouvelle constitution pour la Troisième République. Cette constitution n’est point parfaite. C’est probable que la prochaine Assemblée Nationale y apporte des amendements pour renforcer l’unité nationale en créant un poste de vice-président, pour pouvoir concilier l’équilibre national. Il se peut que la même Assemblée Nationale réexamine les critères de validation d’un parti politique national.
1) Les Paris Majeurs de la Gouvernance
Nous pouvons facilement identifier quatre paris majeurs:
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premièrement, renforcer la démocratie;
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deuxièmement, promouvoir la participation politique;
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troisièmement, dispenser des services publiques efficaces aux populations de base;
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quatrièmement, s’assurer plus d’aide effective des partenaires de développement.
Un Etat tel que la Guinée qui aspire à la légitimité après les élections présidentielles et législatives doit premièrement, établir des procédés constitutionnels et la règle de droit, afin de renforcer la démocratie. Quoique la Guinée n’ait pas été formellement une zone de conflits (comme dans les pays frontaliers du Libéria, de la Sierra Léone, et de la Côte d’ Ivoire, et de la Guinée-Bissau), il ya eu de profondes blessures laissées par trois régimes répressifs, qui ont besoin d’être guéries et cicatrisées. Nous avons besoin d’une intègre Commission de la Vérité et de la Réconciliation, qui doit être formée par le nouveau Gouvernement. La Troisième République a déjà une Constitution. A présent dès que le nouveau gouvernement est formé, il doit travailler pour établir sa légitimité.
Le second pari de la gouvernance est de promouvoir la participation politique de tous les citoyens sur la base de la routine quotidienne de leur travail. La Guinée est signataire de la Charte Africaine de Participation au Développement et à la Transformation, adoptée à Arusha, Tanzanie, en 19904. La participation populaire est un droit fondamental des populations pour participer pleinement et effectivement à la détermination des décisions qui affectent leur vie à tous les niveaux et à tout moment. Le gouvernement devrait incorporer tous les partis politiques nationaux, tous les groupements, et hommes et femmes dans le procédé de gouvernance.
Le troisième pari de la gouvernance est de dispenser les services publics indispensables dont les populations de base ont besoin. Ce sont l’eau, l’électricité, l’éducation, les soins de santé, et les bonnes routes, pour assurer la croissance économique. La technologie de l’information peut aussi être un instrument important pour accroître l’efficacité des services publics. La plupart des états Africains ont eu accès à l’Internet en fin 1997. Pour la Guinée personne ne sait quand?
Le quatrième pari consiste à assurer un support plus efficace des partenaires au développement. Les partenaires ont le plus souvent pensé aider les pays en développement à améliorer la gouvernance en leur fournissant l’assistance technique, à supporter la capacité et la possession locales du procédé de développement. Deux réponses sont liées aux questions suivantes: comment aider tous les éléments de la société à bénéficier de la gouvernance améliorée? Comment aider les femmes, les jeunes, et les groupes vulnérables de la société? Comment améliorer la qualité de l’aide pour promouvoir la bonne gouvernance?
2) L’Amélioration de la Gouvernance et la Participation des Citoyens
Il y a plusieurs mécanismes pour améliorer la gouvernance et la participation des citoyens au développement. Quelques uns sont les suivants:
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institutionnaliser les mécanismes de prévention de conflits et de faire la paix tels que ceux conçus lors des Journée Nationales de Dialogue et d’Initiatives organisées par la Promotion de la Concertation Sociale en Guinée (PROCONSOGUI) telle que celle qui s’était réunie à Conakry, la ville-capitale de Guinée, le 14 Août, 2008, et dans les autres régions5 ;
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nourrir la démocratie, en créant non seulement le cadre de régulation qui permet aux organisations de la société civile (OSC) d’exister, mais aussi de poursuivre les mesures politiques, sociales, et économiques qui leur confère un pouvoir réel;
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transformer le rapport entre la gouvernance de l’Etat et les OSC individuelles, de façon à ce que l’Etat ne les considère pas comme des concurrents; il ne s’agit pas seulement de choisir un représentant des OSC comme ministre, mais plutôt établir un conduit institutionnel entre les OSC et le gouvernement central;
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régulariser la participation des femmes en politique et en administration publique en leur assurant un minimum de 25 à 35 pourcent de représentation dans l’Assemblée Nationale pour elles et dans tous les services publiques;
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améliorer la capacité des institutions et des agents par l’éducation à l’intérieur de la Guinée; l’enseignement de l’instruction civique, pour une meilleure gouvernance et une participation aux niveaux des Communautés Rurales de Développement (CRD) et des Communes Urbaines (CU); cela suppose la mise en application de la progressive législation telle que Le Code des Collectivités Locales6.
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promouvoir un dialogue continuel parmi les dirigeants Africains pour une plus large participation civile dans la gouvernance en établissant un Comité sur la Bonne Gouvernance.
3) Le Renforcement des Pratiques de la Gouvernance
La Guinée a besoin de venir à bout de quelques caractéristiques de l’Etat patrimonial, de l’Etat prédateur et de l’Etat parallèle, en exigeant des fonctionnaires d’être plus responsables, plus transparents, et plus aptes à rendre compte. Elle doit permettre à tous les citoyens de participer dans la gestion de leurs affaires. Le rôle fondamental de l’Etat doit être de créer un environnement habilitant pour les citoyens d’entreprendre tout ce qu’ils peuvent faire dans le cadre de la loi.
Dans un pays qui vient de faire l’expérience de sa première élection présidentielle libre, ouverte, crédible et transparente, des réformes doivent conduire à une démocratie plus authentique. Le gagnant de l’élection présidentielle doit résister la tentation de l’action du «gagnant qui prend tout», en offrant toutes les fonctions stratégiques à ses partisans. Il doit en finir avec la répression de l’opposition ouverte ou silencieuse. Les partis et mouvements d’opposition qui seraient représentés dans l’Assemblée Nationale, ont un important rôle dans la gestion politique et doivent coopérer avec la coalition gouvernementale pour mettre en œuvre les réformes de manière responsable et transparente.
4) Les Critères pour Créer un Etat Capable
L’Etat est caractérisé par quatre attributs: premièrement, en tant qu’ordre politique; deuxièmement, en tant que système des lois; troisièmement, en tant que personnification (ou incarnation) d’une nation; et quatrièmement, en tant que propriété des citoyens. L’Etat capable est caractérisé spécialement par des facteurs suivants:
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il est souvent dit que pour assurer une gestion économique saine, il faut créer un service public plus mince, plus compétent et effectif, fondé sur le mérite plus que sur l’impunité, la plus grande promotion du professionnalisme, et l’application d’un code rigoureux d’éthique;
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il faut renforcer la capacité institutionnelle de l’Assemblée Nationale de Guinée et ses Commissions mettant ses membres à même d’user les lois de l’équilibre et de contre-équilibre de manière efficace pour renforcer l’expertise des législateurs;
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il faut renforcer l’indépendance du système judiciaire par la promotion de leur autonomie financière;
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il faut renforcer la capacité de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) et renforcer son pouvoir à pouvoir organiser les élections libres, justes et transparentes;
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il faut créer les mécanismes de collaboration pour promouvoir le dialogue et régler les différences entre les partis gouvernementaux et les partis d’opposition pour mettre en valeur l’intérêt national;
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il faut combattre la corruption, et l’impunité, deux maux spécifiques si enracinés dans les mentalités de l’élite, ce qui exige des actions spécifiques et énergiques, et probablement une nouvelle série d’instruments.
5) Un Etat Capable Fournit un Environnement Habilitant
La stabilité politique et économique peut aider à créer un environnement qui pourrait supporter les changements menant aux guides appropriés pour une gestion rationnelle et équitable des revenus des ressources naturelles d’une nation. Les ressources telles que la bauxite, le fer, l’or, et le diamant, extraits du sol appartiennent à tous les citoyens de la Guinée. Une fois qu’elles sont extraites du sol, leur valeur devrait bénéficier à tous les citoyens une fois que les compagnies minières d’extraction ont été justement compensées. La question appropriée est de savoir comment établir un système de taxe sur les ressources qui bénéficie et la compagnie étrangère qui fait l’extraction et simultanément fournit à tous les citoyens de la nation leur part équitable des revenus. Les revenus devraient être alloués aux investissements productifs pour s’assurer contre l’épuisement des ressources. L’investissement public devrait être fait après qu’une évaluation technique saine ait été faite pour avoir une bonne idée du taux de revient.
La stabilité politique peut aussi aider à transformer l’économie, qui suppose la transformation de la force des travailleurs. L’amélioration de l’éducation et de la productivité peut aider l’amélioration de la compétitivité du pays. Les départements des sciences et de technologie des institutions de l’Enseignement Supérieur peuvent avoir à faire au focus spécial de l’agriculture pour accroître la production des produits alimentaires et des produits d’exportation et diminuer les importations de produits alimentaires.
Dans un pays comme la Guinée – où plus de la moitié de la population dépend de l’agriculture de subsistance – on a besoin d’un système de crédit en faveur des exploitants agricoles (adultes, femmes et jeunes) pour pouvoir acheter les outils d’équipement. Pour accroître la productivité et les rendements des petits exploitants agricoles, la Guinée et l’Afrique ont besoin d’apprendre des techniques de la «Révolution Verte» qui a contribué à la réforme agraire au Sud de l’Asie dans les années 1970. Les composantes étaient les suivantes:
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le développement des produits alimentaires de haut rendement;
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la formation d’experts très habiles dans les sciences de l’agriculture;
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l’augmentation des capacités et des engagements du gouvernement au développement agricole;
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l’expansion des marchés pour les produits de l’agriculture.
L’idéal serait de trouver une solution de juste milieu qui combinerait les approches des super-groupes de l’Alliance pour la Révolution Verte en Afrique (AGRA), fondée sur la recherche et les investissements orientés sur l’utilisation de la technologie et la productivité avec les connaissances agro-écologiques endogènes de l’Afrique. Ce juste milieu contribuerait à éviter des échecs de la première Révolution Verte en Afrique7.
La Guinée forme plus de diplômés qu’elle ne puisse en employer. Il y a donc un besoin d’élargir les programmes de formation professionnelle pour satisfaire les demandes du marché, et réformer le marché de la main d’œuvre pour encourager l’investissement direct. Il ya encore une carence de médecins, d’ingénieurs, et d’architectes.
Des efforts de diversification devraient être dirigés dans les manufactures de textiles, de bijouterie, etc. Une culture entrepreneuriale existe déjà. Elle devrait être renforcée par la disponibilité des petits prêts à bas intérêt et la judicieuse performance des fonctions de guider des propriétaires de petites entreprises et d’encourager plus de programmes dans l’agriculture, l’industrie manufacturière et touristique, au-delà du commerce, des détaillants et des services.
L’Etat devrait assurer une saine gestion économique. Il devrait y avoir un environnement macro-économique stable qui entraîne la conception, la rédaction et la mise en application des mesures de réduction de pauvreté. L’élite politique doit être convaincue de l’urgence d’agir sur les principales questions qui affectent l’économie, et offrir l’espace pour tous ceux qui tiennent les enjeux pour contribuer afin que l’économie nationale en bénéficie.
Les responsabilités de l’Etat en matière de gouvernance économique ne seraient pas complètes si on ne mentionnait pas quelques critères fondamentaux: les allocations de dépenses publiques devraient être ajustées aux revenus de l’Etat. L’Etat devrait s’engager dans les réformes de la fonction publique par les retranchements du secteur public mais aussi par l’offre des compensations aux fonctionnaires retraités afin de les orienter dans le secteur privé. Le renforcement de la formation en capacité devrait être fondé sur le mérite et un code d’éthique professionnelle. Il doit y avoir un système transparent de mobilisation de ressources par les services de douane et l’administration fiscale.
Les dirigeants de Guinée feraient bien d’étudier les transformations dans deux autres pays d’Afrique: l’Ile Maurice et le Botswana8. Une intelligente gestion économique et politique a mis à même ces deux pays à progresser jusqu’à avoir le statut de classe moyenne. Des réformes spécifiques jugées être de grand intérêt pour la communauté des affaires et le secteur privé ont été la stabilité politique, l’ouverture au commerce international, la transparence entre le monde des affaires et le gouvernement, et l’infrastructure améliorée. Quel pourrait être la contribution de nos deux finalistes aux efforts de bonne gouvernance?
A suivre…
Aguibou Mouké Yansané, Berkeley, USA
NOTES :
2- Voir la citation suivante du Président Sékou Touré: «Dans les entrepôts et dans les banques, dans les magasins généraux comme dans les coopératives et les entreprises d’Etat, partout, les finances sont menacées devant la ruée des comptables». Voir: HOROYA No 2248, Janvier 1970 et HOROYA du 14-20 Décembre, 1976.
3- Mahmoud Ben Said, Guinéens, Adoptons la Bonne Gouvernance, Paris : Editions l’Harmattan, 2010, page 67.
4- «The Charter», The Arusha Declaration on Popular Participation, Arusha, Tanzania: OAU, February 16th, 1990.
5- Allocution par le Premier Ministre Ahmed Tidiane Souaré, Session de Clôture, Conakry, 14 Août, 2008.
Allocution par Mr. Michel Kamano, Président du Conseil Economique et Social de Guinée, Conakry, 12 Août, 2008.
“Présentations des Organisations des Jeunes de la Société Civile Guinéenne pour le Dialogue Social en Guinée”, 12 au 14 Août, 2008.
“Journées Nationales de Dialogue et d’Initiatives”, Conakry, 12,13, 14 Août, 2008.
“Allocution” par Dr. Saran Daraba Kaba, Présidente de la COFEG et du Réseau des Femmes du Fleuve Mano pour la Paix, date?
“Message des Sages”, Date ?
Promotion de la Concertation Sociale en Guinée (ProConSoGui), “Résultats des Concertations de Proximité: Communes de Conakry, du 7 au 12 Juillet, 2008.
Promotion de la Concertation Sociale en Guinée (ProConSoGui), “Résultats des Concertations de Proximité en Moyenne Guinée, 13 Mai au 3 Juin, 2008.
Promotion de la Concertation Sociale en Guinée (ProConSoGui), “Résultats des Concertations de Proximité en Guinée Forestière et Haute Guinée, 10 Avril-8 Mai, 2008.
Promotion de la Concertation Sociale en Guinée (ProConSoGui), “Résultats des Concertations de Proximité en Basse Guinée, 9-23 Juin, 2008.
6- La République de Guinée, Ministère de la Décentralisation et du Développement Local, Code des Collectivités Locales, 2006, ou voir L’Edition de Septembre 2008 offerte par Faisons Ensemble, Démocratie et Bonne Gouvernance, US AID Guinea, 2008.
7- E. Dano, Unmasking the New Green Revolution in Africa: Motives, Players and Dynamics, Third World Network, 2007.
Food First, Food Sovereignty: A Right for All, Oakland, CA: Food First Institute for Food and Development Policy, 2002. Available: http://www.fooffirst.org/progs/global/food/finaldeclaration.html
Holt-Gimenez, E., R. Shattuck Patel, Ending Africa’ Hunger, Oakland, CA: Food First Institute for Food and Development Policy, 2009. Available: http://www.foodfirst.org/en/node/2556
Holt-Gimenez, Shattuck R. Patel, Food Rebellions! Oakland, CA: Food First
Institute for Food and Development Policy, 2009.
P. Lawrence, “The Political Economy of the Green Revolution in Africa”, Review of African Political Economy, No 452, 1988, pp. 59-75.
UNICEF, Kenya Statistics, United Nations International Children’s Fund, 2008. Available: http://www.unicef.org/infobycountry/kenya_statistics.html#68
World Resources Institute, Earthtrends, 2007. Available: http://earthtrends.wri.org/searchable_db/index.php?theme=8
8- H. K. Siphambe, Economic Development of Botswana : Facets, Policies, Problems and Prospects, Bay Publishing, 2005. Charles Harvey et al., Policy Choice and Development Performance in Botswana, NY: St. Martins or London: Macmillan, 1990. Larry W. Bowman, Mauritius : Democracy and Development in Indian Ocean, San Francisco: Westview Press, 1991. The World Bank, “Mauritius: Technology Strategy for Competitiveness”, September 22, 1994. James H. Weaver, Achieving Broad-Based Sustainable Development, West Hartford, CT : Kumarian Press, 1997. Benjamin Powell, (Ed.), Making Poor Nations Rich: Entrepreneurship and the Process of Economic Development, Stanford, CA: Stanford University Press, 2007.
www.guineeactu.com
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