mardi 21 septembre 2010
Deux partis nationaux pourraient être une garantie de stabilité et d’alternance démocratique en Guinée (1ère partie)
Aguibou Mouké Yansané

I           INTRODUCTION

Pour la première élection libre et démocratique en Guinée, le 27 Juin, 2010, on comptait 129 partis politiques reconnus. Pour maintenir le nombre de candidats à un niveau facile à gérer, la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) imposa le paiement d’une caution de 400 millions de Francs Guinéens (FGN), soit près de 80.000 dollars Américains, par candidat. La caution serait remboursable si le candidat mobilisait 5 pourcent des votes. Il y eut 24 candidatures retenues sur les 42, qui s’étaient fait inscrire à la Cour Suprême. Les deux vainqueurs furent l’ancien Premier Ministre, El Hadj Cellou Dalein Diallo (43,69 %) et Dr. Alpha Condé (18,25 %). Pour départager les deux finalistes, la campagne électorale a d’ores et déjà mis en relief les alliances régionales, ethniques, économiques, et politiques, qui puissent avoir un effet sur les résultats, en ce moment critique? Quels sont les sujets qui doivent être débattus par les candidats et leurs alliés respectifs? Quels sont les comportements à éviter dans les deux mouvements et des partis alliés? Quels résultats faudra-il espérer des alliances et possibles fusions des partis politiques?

II        LE GENERAL SEKOUBA KONATÉ RESPECTE SA PROMESSE; MAIS QUE SIGNIFIENT LES PROMOTIONS MILITAIRES QUI SE SUCCEDENT ENCORE?

L’Accord de Ouagadougou a permis aux dirigeants politiques de reprendre la voie du dialogue avec les dirigeants du Comité National pour la Démocratie et le Développement (CNDD), la junte militaire. L’agenda de l’Accord Politique et économique était le suivant:

  • renforcer le dialogue politique et social entre les Guinéens;
  • renvoyer les forces de l’armée de défense et de sécurité dans les casernes militaires et leur conversion en une force républicaine pour servir la paix, l’ordre civil, la démocratie, et le développement, tout en accomplissant ce dernier objectif dans les buts suivants;
  • former un gouvernement d’union nationale de transition, dirigé par un civil de l’opposition politique, qui doit organiser une élection présidentielle libre, ouverte, crédible, et transparente dans six mois;
  • mettre sur pied un programme de restructuration des forces de défense et de sécurité;renforcer les décisions économiques déjà négociées avec les partenaires et adoptées entre 2007 et 2009, concernant la mise en application de la Seconde Stratégie de la Réduction de la Pauvreté (SSRP) supportée par la Facilité de Croissance et la Réduction de la Pauvreté (RPFC) du Fond Monétaire International (FMI), et d’autres partenaires techniques et financiers (PTF); tout cela doit se faire dans le contexte d’un programme d’urgence économique minimale (PUEM) en vue d’adopter des mesures pour renforcer la stabilité des prix, de la monnaie, des finances publiques, et de créer les conditions économiques favorables au réengagement des partenaires au développement du pays.

Jusque là, Général Sékouba Konaté a souscrit sa promesse d’organiser des élections dans lesquelles il ne participera pas, quoique sa neutralité ait été débattue, par les femmes de Conakry. En réalité il n’a pas été candidat à l’élection présidentielle du premier tour. Aucun officier militaire n’a été candidat à l’élection présidentielle du 27 Juin, 2010. Aucun membre du gouvernement de transition ne s’est présenté à l’élection présidentielle. Cette non-participation de tout officiel important du gouvernement de transition a contribué à une certaine atmosphère d’optimisme qui a entouré l’élection présidentielle.

Au moins quatorze candidats enregistrèrent des complaintes sur les irrégularités dans les procédures de vote et d’inscription. De leur côté, le porte-parole de la CENI disputait ces allégations de fraude et de bourrage d’urnes de votes. A ce jour, la plupart des partis et des Guinéens ont accepté les résultats du premier tour du scrutin tels que publiés par la Cour Suprême de Guinée, et sont disposés à travailler pour la paix et l’unité, alors qu’ils se tournent de manière optimiste et fataliste vers le deuxième tour quand ils souhaitent que le meilleur qui puisse faire le bonheur de la Guinée gagne.

Beaucoup de promotions de dernière minute dans la hiérarchie de l’armée pendant cette période intérimaire, ont contribué à nourrir des doutes quant à la bonne foi des militaires sur leur retrait dans les casernes, après le deuxième tour de scrutin de l’élection présidentielle. Cette situation présenterait de regrettables conséquences pour le pays. Premièrement, elle n’inspire pas de confiance sur l’intention des militaires de se retirer dans les casernes et de laisser les civils gérer l’administration publique, surtout dans un environnement de polarisation politique non seulement entre les deux dirigeants finalistes des partis et mouvements, mais surtout leurs activistes et militants disposés à gagner à tout prix ou remettre en question les résultats de la CENI et de la Cour Suprême par tous les moyens et coûts possibles. Deuxièmement, comment est-ce-que le prochain gouvernement à court d’argent pourrait mettre en œuvre le paiement budgétaire de ces promotions accélérées et d’autres recrutements de milice qui entraîneraient un accroissement substantiel des dépenses publiques, étant donné la difficile situation fiscale projetée en 2010-2011, alors que la plupart des bailleurs de fonds et partenaires ont gelé les programmes d’aide non-humanitaire. Troisièmement, elle aurait un impact sur la bonne foi de la capacité de tout prochain gouvernement à formuler, mettre en œuvre et maintenir des mesures macroéconomiques saines qui seraient exigées pour renouveler le soutient des partenaires et pour une annulation éventuelle de certaines dettes. Voilà des questions qui sont toutes liées au problème clé de la gouvernance.

Nous espérons que le gouvernement de transition fasse preuve d’une impartialité totale envers les deux candidats au second tour de scrutin, et que le contrôle de la CENI assisté techniquement par le Ministère de l’Administration Territoriale et des Affaires Politiques (MATAP) soit assuré sans défaillances, sans toucher la Constitution et le Code Electoral. Les résultats finaux n’auront pas besoin d’être ternis par la politique de l’ethnicité.

III        LA GUINÉE EST UNE SEULE FAMILLE: LES MEMBRES D’AUTRES PARTIS POLITIQUES DEVRAIENT ETRE DES OPPOSANTS POLITIQUES ET NON DES ENNEMIS

La Guinée a fait preuve de beaucoup de maturité politique en faisant l’expérience d’une élection présidentielle pacifique, sans violence, et ni incidents majeurs. La démonstration à laquelle nous nous référions auparavant, était survenue seulement après que la CENI ait annoncé les résultats provisoires. Cependant une guerre psychologique semble être livrée dans les media locaux et internationaux, et sur les sites Guinéens de l’Internet, entre les partisans des deux finalistes Cellou Dalein Diallo et Alpha Condé. La campagne politique qui aurait pu être focalisée sur les questions fondamentales telles que le problème de pauvreté généralisée et comment le résoudre, devient de plus en plus axée sur la politique de l’ethnicité, et la stigmatisation des «bons» et «mauvais» Guinéens et alliances. Les deux finalistes devraient utiliser des mots et expressions civils et avoir un sens de protocole envers l’un l’autre, mais aussi pour apaiser leurs militants et activistes, et qu’ils aient toujours à l’esprit qu’ils doivent avoir à faire l’un avec l’autre après l’élection pour pouvoir bâtir un état-nation fort, uni et sécurisant.

La Guinée n’a pas connu de violents conflits ethniques depuis les années 1950, pendant l’ascension du RDA pendant les dernières années coloniales. La démonstration de dirigeant politique pour les deux finalistes consisterait à éduquer et rééduquer leurs militants de base, activistes à considérer les politiciens, militants et activistes des partis rivaux comme des opposants politiques et non des ennemis. Montrez-nous un pur Fulbé, un pur Maninka, un pur Sosso, un pur Cognagui, Toma, Kissi ou Guerzé ? Il n’y a plus de pureté ethnique. Il n’y a pas une seule personne en Guinée qui n’ait pas dans sa généalogie un descendant d’un autre groupe ethnique (Le Moreaka, c’est-à-dire le Sosso Mori, qui écrit ses lignes et qui pourrait prétendre être Sosso de Forécariah, est issu d’un ancêtre Mori de la savane guinéenne, et plus proche de nous, une grand-mère Fulah de Timbo, Nènè Kadé, donnée en Allah Mani, cinq générations avant nous. Nènè Kadé est si proche de nous spirituellement qu’il y a une demi-douzaine de Kadidja dans ma famille. Cette procédure pourrait s’appliquer à tout Guinéen et toute Guinéenne de notre génération, soit-elle ou il de la Forêt, du Fouta Djallon, de la savane de Haute Guinée ou de la Guinée Maritime.). 1

Dans un passé relativement récent, la Guinée a connu beaucoup d’alliances ethniques et régionales. Immédiatement après la Seconde Guerre Mondiale, il y avait les alliances de la Section Française de l’Internationale Ouvrière (SFIO) de Guinée, dirigée par le député Yacine Diallo du Fouta Djallon, avec le Conseiller de l’Union Française, Karim Bangoura et le Conseiller de la République, Fodé Mamoudou Touré, ces deux de la Guinée Maritime et Farah Touré, de la Forêt, d’un côté. De l’autre il y avait une alliance de l’Union Mandingue entre Mamba Sano (Haute Guinée), député Indépendant, avec le Conseiller de l’Union Française, Momo Touré (Guinée Maritime). Les dirigeants de la Guinée coloniale d’après-guerre étaient à même de faire des coalitions et alliances souples pour réussir à promouvoir le bien-être de la Guinée coloniale. Ils avaient réussi à faire de la Guinée coloniale une entité relativement prospère d’autant plus que la Guinée était devenue le second territoire en approvisionnement fiscal au budget de l’Afrique Occidentale Française (AOF).

En 1958, quand la Guinée rejeta la Communauté franco-africaine parce que des opposants tels que Diawandou Barry, Koumandian Kéita, Karim Bangoura, et Fodé Mamoudou Touré, tous du Bloc Africain de Guinée (BAG), c’est-à-dire de l’opposition au Parti Démocratique de Guinée (PDG), et Barry III de la SFIO, avaient tous serré les rangs autour du PDG. Au Niger où il y avait des conflits entre le parti de la SAWABA de Djibo Bakary et le Parti Démocratique du Niger (PDN-RDA), la colonie rejoignit la Communauté franco-africaine en 1958. L’administration coloniale Française avait conspiré l’opposition minoritaire pour renverser le parti de la majorité, qui contrôlait le gouvernement de la loi-cadre.

La Guinée vient de vivre 52 ans de dictature, de corruption, de népotisme et de répression, qui ont laissé de profondes blessures non-cicatrisées. Les slogans de campagne responsables ne devraient point être orientés vers l’exagération des divisions existantes, les exclusions, les stéréotypes, et les menaces implicites ou explicites des groupes d’opposants et leurs choix d’alliances. De telles attitudes individuelles ou sociales rappellent les causes de 52 ans de dictature de Sékou Touré, de Lansana Conté et de Moussa Dadis Camara. Les deux finalistes, Cellou Dalein Diallo et Alpha Condé ont clairement déclaré leur intention de former un gouvernement d’union nationale, en acceptant être l’un avec l’autre, soit au gouvernement, à l’Assemblée Nationale, dans les préfectures et sous-préfectures, dans les communautés rurales de développement (CRD), les communes urbaines (CU), pour reconstruire l’Etat de Guinée.

Cela oblige les deux dirigeants à maintenir des rapports civilisés pour pouvoir faciliter la transition la plus souple en Guinée et permettre au gouvernement d’unité nationale et à l’Assemblée Nationale de travailler main dans la main après l’élection présidentielle pour la réconciliation nationale.

Parce qu’il n y a pas eu de gagnant le 27 Juin, 2010, les 22 candidats et leurs partis interviennent en «faiseurs de rois». C’est ainsi que l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) a décidé de s’allier à l’Union des Forces Républicaines (UFR) de Sidya Touré; à la Nouvelle Génération pour la République (NGR) de Ibrahima Abe Sylla; au Parti de L’Unité et du Progrès (PUP) de Aboubacar Somparé; au Parti National pour le Renouveau (PNR) de Boubacar Barry; au Rassemblement des Guinéens pour l’Unité et le Développement (RGUD) de Abraham Bouré; à la Génération Citoyenne (GECI) de Mohamed Fodé Soumah; à l’Union des Forces Démocratiques (UFD) de Mamadou Baadiko Bah; à l’Avenir Démocratique et Prospérité de Guinée (ADPG) de Boubacar Bah…

Le Rassemblement du Peuple de Guinée d’Alpha Condé a fait des alliances avec les dirigeants politique de la Basse Guinée; le Parti de l’Espoir et du Développement National (PEDN) de Lansana Kouyaté; le Rassemblement pour la Défense de la République (RDR) de Papa Koly Kourouma; le Rassemblement pour le Développement Intégré de la Guinée (RDIG) de Jean-Marc Telliano; la Guinée pour Tous (GPT) de Ibrahima Kassory Fofana; le Parti Libéral pour l’Unité et la Solidarité (PLUS) de Dr Ousmane Kaba; le Front Uni pour la Démocratie et le Changement (FUDEC) de François Lounsény Fall; l’Union Démocratique de Guinée (UDG) de Mamadou Sylla; le Parti du Travail et de la Solidarité (PTS) de Mamadou Diawara; la Convention Démocratique Panafricaine (CDP) de Madame Saran Daraba Kaba, le Parti Républicain (PR) de Alpha Ibrahima Keira; l’Union pour le Progrès de la République (UPR) d’Ousmane Bah…

D’autres partis politiques ont participé à l’élection présidentielle du 27 Juin, 2010 et qui ne se sont pas encore déterminés: le Parti pour le Développement et l’Union (PDU) de Dr M’Bemba Traoré, l’Union pour le Développement Intégré de la Guinée (UDIG) de Joseph Bangoura, et le Rassemblement Guinéen pour la Prospérité (RGP) de Bouna Kéita.

De ces alliances il ressort qu’il y a dans chaque camp d’anciens hauts fonctionnaires et ministres qui ont travaillé avec les trois régimes dictatoriaux. La Guinée de ces 52 années passées a connu un gouvernement autocratique qui bat, emprisonne et tue des citoyens. Il s’agissait simultanément de trois Etats: premièrement d’un Etat patrimonial dont les officiels traitaient l’Etat comme leur propriété personnelle. Il s’agissait, en second lieu, d’un Etat prédateur dont les officiels considéraient leurs citoyens comme des proies à leur propre merci. Il s’agissait en troisième lieu, d’un Etat parallèle où les réseaux politiques non-formels opéraient une économie parallèle, en s’engageant dans plusieurs activités illégales. Ces trois formes d’Etat qui ont souvent cohabité en Guinée pendant 52 ans se livraient aux fonctions d’Etat collecteur de loyers, créant des pénuries artificielles, et récompensant des groupes favoris par des prix et profits élevés. L’impunité a été rampante; les individus qui détournèrent des sommes faramineuses de deniers publics, sont arrêtés, rarement condamnés pour leurs crimes économiques. Certains de ces malfaiteurs reçoivent même des promotions spectaculaires dans l’administration civile ou la hiérarchie militaire.

Les deux mouvements parrainés par l’UFDG de Cellou Dalein Diallo et le RPG d’Alpha Condé sont à présent en concurrence dans la course présidentielle. Tous les deux bénéficient du ralliement de vieilles et nouvelles figures de l’arène politique Guinéenne.

Tous les deux partis, l’UFDG et le RPG ont souscrit des alliances avec des dirigeants de l’élite politique et commerciale controversée, qui ont été montrés du doigt comme des «prédateurs» des régimes précédents, des porteurs de casseroles. Les deux partis se partagent ces «prédateurs» du régime de Lansana Conté et celui de Moussa Dadis Camara. Sans apparaître comme indulgent envers la corruption et le népotisme, il serait extrêmement difficile de tabler sur la corruption et le népotisme des régimes précédents, et les prédateurs passés pour départager les deux mouvements et leurs candidats pour l’élection présidentielle, le 19 Septembre, 2010, depuis remise sine die. Des Commissions impartiales ad hoc pourraient cas par cas, sans esprit vindicatif, séparer la graine de l’ivraie en temps opportun.

Des alliances sont les droits historiques et politiques dans l’arène démocratique. Le BAG de Barry Diawandou, de Koumandian Kéita, de Karim Bangoura et de Fodé Mamoudou Touré, et la SFIO de Barry Ibrahima (dit Barry III) avaient librement décidé de rejoindre les rangs du PDG dans une alliance qui avait facilité la transition pacifique de la Guinée coloniale à l’indépendance, en 1958. Alpha Condé et ses alliés ne devraient point juger les alliances de l’UFDG de Cellou Dalein Diallo avec l’UFR de Sidya Touré, de la NGR d’Ibrahima Abe Sylla. Ni Cellou Dalein Diallo et ses alliés de l’UFDG ne devraient en faire autant pour l’alliance du RPG d’Alpha Condé avec le PEDN de Lansana Kouyaté, le RDR de Papa Koly Kourouma, le DRIG de Jean-Marc Telliano et d’autres partis. Quelles devraient être les issues réelles à débattre, dans une Guinée meurtrie pendant 52 ans, à supposer que les alliances soient les revenants bons des citoyens libres dans l’arène politique libérale et démocratique?

A suivre…


Aguibou Mouké Yansané, Berkeley, USA


NOTE :

1- Les Sosso-Mori vivaient à côté des Maninka-Mori (Baatè) et des Fulah-Mori, métissés de Sarakhollés et de Fulah, Maninka et Sosso.


www.guineeactu.com

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Vos commentaires
Youssouf Bangoura, mercredi 22 septembre 2010
Il est vrai que ces deux camps se partagent les ex prédateurs des deux derniers régimes, mais la différence se situe au niveau des deux leaders . Alpha en cas de victoire pourrait facilement neutraliser Kassory et consorts alors que Dalein et Sydia, entant président et premier ministre ne pourraient être nettoyés . Le risque est plus grand chez Dalein que chez Alpha .
balde, mercredi 22 septembre 2010
intéressant, faut juste signaler quelques erreurs au niveau des partis composant les alliances
mohamed sampil, mardi 21 septembre 2010
C`est bien tout ce que vous dites..Ma grand mère paternelle est aussi ,une moryanaise(Naby-Bakoroya) donc, malinké et comme vous dites il y a dans tous les 2 camps des compatriotes issus des différents régimes de ces 52 ans de mal gouvernance..Cependant quel est le camp qui considère l`autre comme des Ennemis et non des concurents et qui passe à insulter à défaut de programme politique...Ayons le courage d`appeler un chat par son nom au lieu d`user de la langue de bois...Fraternellement..Mohamed Sampil
amadou, mardi 21 septembre 2010
j admire votre article, la guinee a besoin des personnes comme vous . a bas les ethnos de l union mandique et ces vieux qui se disent sages...

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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