samedi 21 juin 2008
Désertification : Une menace aux portes de la Guinée
Défrichement de la terre par le feu pour la production agricole en Guinée

La journée mondiale contre la désertification a été célébrée le 17 juin dernier aux quatre coins du monde. Une célébration qui constitue une occasion à mettre à profit pour jeter un regard responsable sur le danger que représente la désertification en Guinée.

Les activités de l’homme ont toujours contribué à dégrader la nature. Une dégradation qui enchaîne souvent une désertification. La Guinée fait partie aujourd’hui des pays qui sont sérieusement menacés par ce phénomène. Théoriquement, ce pays n’est pas situé dans la bande sahélienne mais il y a de fortes chances qu’il le soit dans les années à venir. La coupe abusive du bois continue de plus belle dans la plupart des régions du pays. Les feux de brousse sont devenus un spectacle auquel les villageois sont désormais habitués. Les gens mettent souvent la saison sèche à profit pour se comporter de la façon la plus scandaleuse qui soit. On met du feu aux broussailles pour faciliter, dit-on, les activités de chasse. Il suffirait de se rendre dans certaines localités pour avoir un réel pincement au cœur. Des arbres et autres arbustes sont calcinés après le passage des feux de brousse provoqués par des individus sans foi ni loi. Le long des cours d’eau n’est pas épargné. On s’y livre généralement à une coupe systématique de toutes les espèces végétales, au grand dam de ceux qui ont choisi de se battre pour la préservation de l’écosystème. Comme conséquence, la désertification gagne du terrain au fil des années.

Les activités de l’homme ont toujours contribué à dégrader la nature. Une dégradation qui enchaîne souvent une désertification. La Guinée fait partie aujourd’hui des pays qui sont sérieusement menacés par ce phénomène. Théoriquement, ce pays n’est pas situé dans la bande sahélienne mais il y a de fortes chances qu’il le soit dans les années à venir. La coupe abusive du bois continue de plus belle dans la plupart des régions du pays. Les feux de brousse sont devenus un spectacle auquel les villageois sont désormais habitués. Les gens mettent souvent la saison sèche à profit pour se comporter de la façon la plus scandaleuse qui soit. On met du feu aux broussailles pour faciliter, dit-on, les activités de chasse. Il suffirait de se rendre dans certaines localités pour avoir un réel pincement au cœur. Des arbres et autres arbustes sont calcinés après le passage des feux de brousse provoqués par des individus sans foi ni loi. Le long des cours d’eau n’est pas épargné. On s’y livre généralement à une coupe systématique de toutes les espèces végétales, au grand dam de ceux qui ont choisi de se battre pour la préservation de l’écosystème. Comme conséquence, la désertification gagne du terrain au fil des années.

Le 13 juin dernier, le Président de la République a signé le décret portant structuration du gouvernement. Dans la nouvelle structure gouvernementale, il y a un département qui se charge du développement durable et de l’Environnement. Espérons que ce nouveau département posera des actes concrets allant dans le sens de la protection de notre environnement. Pour ce faire, des dispositions pratiques devraient être prises pour amener les sociétés minières à s’investir ans ce domaine, dans l’intérêt des populations vivant dans les zones minières. Une visite dans certaines zones minières suffirait aujourd’hui pour se rendre compte du danger que tout le pays est en train de courir inutilement. Quant aux villageois qui ont choisi de se transformer de temps à autre en véritables pyromanes, il serait salutaire de mener à leur attention des campagnes de sensibilisation. La coupe abusive des arbres, pour quelque raison que ce soit, constitue un acte suicidaire pour une communauté. Mais au lieu de prendre des mesures coercitives à l’endroit des personnes impliquées dans la coupe et la commercialisation des bois, l’on préfère plutôt fermer les yeux sur ces activités qui contribuent largement à la désertification du pays. L’on a coutume de dire que mieux vaut prévenir que guérir. Curieusement en Guinée, l’on préfère plutôt le contraire.

Dans les discours, on donne l’impression que des actions sont menées sur le terrain pour lutter plus ou moins efficacement contre la désertification et l’avancée de la sécheresse. Il est important de rappeler à ce propos que ce qui constitue aujourd’hui le Sahara était une immense étendue verdure. Une prise de conscience s’avère donc nécessaire pour éviter le pire et mettre les générations futures à l’abri des calamités naturelles dues à la désertification. Un homme averti en vaut deux.

Il ne servirait à rien d’appliquer la politique de l’autruche quand on a les moyens et le temps d’éviter certaines situations.

Mamy Dioubaté
L’Indépendant, partenaire de www.guineeactu.com

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Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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