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J’ai déjà évoqué ces sujets dans certains de mes précédents écrits. Mon intention n’est pas de pousser les gens au célibat, à renier une religion ou à changer d’orientation sexuelle. Mais elle est de poser la question s’il serait possible (c’est déjà souhaitable) pour des Guinéens et Guinéennes, un jour d’exister et de vivre librement dans leur pays, dans le strict respect de leur choix de vie, de leur dignité et de leurs droits? Je veux dire par exemple en n’appartenant pas à une religion, mais choisir de vivre sa vie, son passage sur cette terre « comme on veut » s’entend, en respectant des règles et des lois qui seront révisées ou faites pour contenter tout un chacun. Qui, en tant que célibataire SANS MARI, SANS FEMME, SANS ENFANT mais respectable! Par choix sans aucune pression « morale » ou sociale, qui, en ayant l’orientation sexuelle ou amoureuse de son choix, qui, en ayant le choix de refuser d’être la femme, le mari, l’amant(e), de quelqu’un(e), (pour occuper un poste ou avoir les moyen de manger et de vivre décemment)? Je sais que nous avons déjà trop de choses à régler qui sont tout autant importantes que ces questions là. Mais elles font partie du tout et de l’essentiel. Allons-nous avoir l’ouverture et le courage un jour (nous qui écrivons, savons lire, analyser…) de nous libérer en premier afin d’être en mesure de libérer les autres EN DOUCEUR?... Allons-nous nous poser les questions à savoir par exemple, pourquoi voulons-nous que chacun(e) ait une religion (nécessité, utilité, efficacité), un mari ou une femme, des enfants aujourd’hui en 2008 en Guinée; et pour les années à venir? Que faisons-nous déjà avec ceux que nous avons (enfants, femmes, maris, religions)??? Que chacun, chacune réfléchisse honnêtement et calmement à ces questions, que font nos enfants, (pourquoi et comment) ? Combien ça nous coûte et combien ça leur coûte d’être NÉS! Je parle toujours de nous, qui savons lire et véhiculer des idées aux autres qui nous font tant confiance. Depuis que je lis ce qui s’écrit sur Internet, il y a une chose constante ou je dirais plutôt un sentiment qui ressort c’est celui de la peur. Ceux-là mêmes qui prônent le changement sont ceux-là mêmes qui valorisent, soutiennent, voire imposent d’une manière détournée les mêmes tares qui empêchent les changements souhaités. De tel sorte que nous n’irons nulle part! Je m’explique : une personne qui a fait des études, de cuisine, de droit, de menuiserie, d’architecture etc. ne sera pas moins efficace, moins spirituelle (je ne dis pas religieux), moins sociable, moins utile à la société parce qu’elle est célibataire, sans religion, sans enfants, homosexuelle etc. Oui, j’utilise ce dernier mot exprès, car je sais que ceux qui sont en « prison » idéologique et de l’intolérance ne voudront même pas le prononcer… tant ils croient avoir raison! Pourtant, nous payons toujours très cher pour la politique de l’autruche… Que signifie des déclarations du genre « les Guinéens sont croyants à 100% »! Que veut-on prouver? Ou prévenir? Si je comprends bien, les croyants sont des religieux; car les deux grandes religions en Guinée sont l’Islam guinéen et le Christianisme guinéen. Et dans les deux religions on ne peut pas être croyant à moitié! Ou on est croyant, ou on ne l’est pas. Il n’y a pas de grands ou de petits croyants à part ceux qui deviennent des Saints, non pas du fait de la religion mais grâce à leur personnalité! Dans les textes religieux de référence, pour ceux qui veulent se considérer comme des religieux croyants, il y a des lois, des règles, un code de vie bien défini que tous ceux et celles qui y adhèrent se doivent de respecter scrupuleusement et sans la moindre incartade; pour se proclamer ou se faire proclamer croyant religieux. Les codes de conduite des deux grandes religions en Guinée étant très similaires, je vais m’efforcer d’énumérer quelques uns de ces codes de conduite (en fonction de ma modeste connaissance de la chose religieuse, n’en faisant pas partie). Permettant à toutes les personnes qui les pratiquent tels quels de se considérer comme croyantes. L’adverbe « jamais » est le plus approprié dans ce contexte alors je vais l’utiliser pour donner plus de poids et de précision à l’importance qui est donnée à ces choix de vie. Les spécialistes pourront toujours me corriger et développer plus amplement, mon intention est d’ouvrir le débat. 1) Ne jamais mentir, ne jamais tuer, ne jamais prononcer des injures, des blasphèmes, ne jamais avoir des ennemis pour éviter de leur souhaiter du mal (car dans l’islam guinéen il est dit que s’il vous arrive d’avoir des pensées négatives ou méchantes envers votre prochain d’implorer le pardon à Dieu et de consacrer une journée de jeûne pour effacer le péché!) Juste par la pensée! 2) Ne jamais avoir des relations amoureuses ou sexuelles hors mariage (fornication), ne pas pratiquer l’adultère, l’inceste, la prostitution et de toujours dire la vérité. 3) Ne jamais voler (détourner de l’argent public), ne jamais tricher (quelle que soit la situation) et quand on accumule beaucoup de biens de partager ou de donner à des périodes bien précises le tiers de ses avoirs, ne jamais exhiber (ostensiblement) richesse, connaissance, beauté ou chance. 4) Ne jamais nuire intentionnellement à quelqu’un et cela de quelque manière que ce soit, de le mettre dans l’embarras ou dans une situation inconfortable, humiliante, dégradante, inhumaine. De partager les joies et les peines des autres. 5) Ne manger que de la nourriture bénie, biologique et en quantité modeste. Pour les musulmans guinéens ne pas manger du porc, du singe, du serpent, des insectes, du chien, du chat, du cheval, de l’alcool, toutes formes de drogues ou hallucinogènes; bref toute viande non égorgée selon les rituels recommandés par l’islam guinéen, à part les poissons. Les fruits, les légumes et les produits laitiers sont prioritaires, et les plus recommandés. 6) Ne jamais habiter une demeure sale. Une ville sale, un endroit sale, ne jamais porter des vêtements sales (si des contraintes de forces majeurs surviennent, il faudra « corriger le tir » à la première occasion). 7) De prier obligatoirement 5 fois par jour dans des conditions d’hygiène corporelle indiscutable; de faire le ramadan pendant tout le mois 30 jours s’abstenir pendant cette période de manger, de boire n’importe quel liquide, observer la chasteté même avec son mari ou sa femme dans la journée, observer plus de tolérance et de charité qu’à l’accoutumée de 6h du matin à 19h ;( pour les femmes qui auront des menstruations pendant cette période, d’arrêter le jeûne jusqu’à la fin des menstruations, puis après les règles elles devront rembourser le nombre de jours qu’elles auront été menstruées en rejeûnant après les fêtes). Et quand on a les moyens (santé physique et financière), de faire le pèlerinage à la Mecque. Pour informer les Guinéens qui ne le savaient pas, il y a à peine 60 ans plusieurs Guinéens faisaient leur pèlerinage à pied! De la Guinée à la Mecque, si je ne m’abuse cela durait sept années, aller et retour. Durant leur voyage ils cultivaient des champs, faisaient le berger, domestique, etc. de pays en pays, de ville en ville,. pour pouvoir se nourrir et se loger. Personnellement, j’ai connu des familles dont les grands parents avaient fait le voyage mais rares étaient ceux qui revenaient, plusieurs mourraient pendant le voyage, certains à l’arrivée et d’autres étant devenus trop vieux ou n’ayant plus de force faisaient venir des messages par ceux qui avaient la force de revenir. Cette parenthèse était pour souligner l’écart qui existe entre cette génération de croyants guinéens, quant à l’importance et la valeur qu’elles donnaient à leur religion et le prix qu’ils y mettaient aussi, comparé à leur descendants des cinquante dernières années; qui eux détournent les fonds publics pour payer des voyages à leur ami(e)s, familles, amants, maîtresses, etc. à la Mecque! De ces Saints hommes personne ne s’en souvient! À part leur familles. Ailleurs, leurs équivalents Saints ont des monuments de pèlerinage, monuments qui assurent prospérité, respect et prestige à leurs pays! Quand on a de la matière grise, ça compte! Maintenant, d’après ce petit rappel y a-t-il un seul ou une seule Guinéenne qui, en son âme et conscience peut affirmer être en parfaite adéquation avec ces exigences, ou connaître au moins dix Guinéens et Guinéennes qui correspondent à ce profil? Il me semble qu’une personne libre, à l’aise, en santé, qui vit un sentiment de sécurité, qui peut s’instruire, s’informer, s’éduquer est épanouie et plus productive. POURQUOI SE SIMPLIFIER LA VIE, QUAND ON PEUT SE LA COMPLIQUER ET PAR LA MÊME OCCASION EMPOISONNER CELLES DES AUTRES. JE VOUS AIME Bilguissa BARI, Montréal CANADA
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