samedi 2 février 2008
Des profondeurs, faisons le pari audacieux de l'espoir en l'avenir émergeant de l'autre Guinée !
Alpha Barry

« Dès lors qu'un peuple trouve qu'il est contraire à sa dignité d'obéir à des lois injustes, aucune tyrannie ne peut plus l'asservir ». Mahatma Ganghi

Nous sommes à un moment fatidique, criblé d'interrogations graves sur le devenir social de notre communauté historique de destin, héritée de l'occupation coloniale qui a provoqué pour la survie de ses intérêts capitalistes, une épidémie à la fois incurable et récurrente de régimes dictatoriaux sur le sol natal africain, aux lendemains des soleils « de l'impuissance » des indépendances.

Le modèle social colonial dans ses infamantes dérives racialistes a bananièrement déteint sur l'ordre inhumain de la terreur révolutionnaire du PDG, qui a implémenté le nombrilisme ethnique au coeur de la gestion socio-politique du pays. Ce mimétisme historique a été fatal à l'ordre Républicain de 58 et meurtrièment dévastateur sur l'avenir démocratique des droits humains dans notre pays.

Cependant, le régime actuel a optimisé et explosé son potentiel pathologique de nuisance sur l'identité et l'unité nationale, boussole du développement. En enracinant une faune plus que nuisible d'élites prébendiers, à géométrie ethnique variable, qui ont détruit les espérances et l'attractivité économique du pays; naufragé ce qui reste des décombres de l''État guinéen en décrépitude, dans les sables mouvants d'une ingouvernabilité chronique qui pousse le pays à l'article d'une invraisemblable implosion, clash social. tout cela traduit les dérèglements de notre système politique qui se nourrit d'une crise d'autorité de l'Etat, dans un effondrement de la moralité publique et de déni d'éthique de la responsabilité sur fond de mal développement endémique.

Le pays placé sous le carcan de la soldatesque vénale et de son pendent civil de politiciens arrivistes et démagogues, n'a jamais été gouverné mais martyrisé de main de maitre-absolu de droit divin que nos jurisconsultes ont taillé constitutionnellement « koudei » dans le roc de l'inertie despotique, aux mépris de l'avenir démocratique du pays, livré à un co-pillage à huis clos, sous la houlette d'une maffia couleur locale « boubou blanc amidonné » avec la complicité active de « sorciers blancs » receleurs à l'international. C'est le lieu de clamer  haut encore une fois, que notre intelligentsia dans une lâcheté addictive, n'a jamais investi son savoir-faire et savoir-être au service de l'intérêt Général, Souverain de la Guinée, trahie et asservie aux intérêts et à la longévité politique du « Gén –President ».

Aujourd'hui affabulée du sobriquet « d'ennemis du changement », elle a, à la fois, sacrifié le credo républicain et disloqué le socle de notre devise nationale, dans un délitement vertigineux de nos valeurs culturelles de rectitude morale et d'intégrité intellectuelle. En piteux état de putréfaction avancée dans l'abyssal épicurisme de nos gouvernants écervelés, en perdition dans une course effrénée au pouvoir absolu et à l'enrichissement illicite. A dire vrai, nous n' avons pas trouvé comme pire ennemi, ici bas sur terre, que nous-mêmes.

Cette interminable fin de règne qui n'en finit pas de ne pas finir, a atteint son point d'orgue, dans l'exception d'inconstitutionnalité du décret de restructuration qui ne trouve pas de juridiction preneur pour trancher le noeud gordien des compétences de l'hydre exécutif sorti de la boîte de pandore de l'accord tripartite mort-né: ceci étant, le comble d'un pouvoir absolu, c'est son impuissance absolue de ne pas pouvoir partager ou transmettre démocratiquement le pouvoir.

La quadrature du cercle, c'est quel est le bénéfice d'arrimer les accords tripartites à une constitution falsifiée et bafouée par un Président, si peu président mais omniprésent,

massivement désavoué, pendant que le législateur est hors-jeu du temps constitutionnel imparti.

D'ailleurs la loi de la jungle politicienne guinéenne nous rappelle à suffisance la vérité révélée de la dure et triste réalité de notre infantilisme quant la force de la loi, à maintes krachs sociaux dans notre pays: que les promesses n'engagent que ceux qui croient. Tant bien même que l'usage récent devrait l'emporter sur la loi fondamentale dont il est sensé pallier les déficiences. La force de la loi est revenue à la loi de la force dans ce jeu de massacre à la tronçonneuse pour le contrôle du pouvoir politique : nous payons rubis sur ongle une erreur monumentale de casting dont la responsabilité historique incombe aux syndicats et à l'incurie de la société civile qui, pour des intérêts bassement sordides, ont misé sur un « éléphant blanc » arrivé avec un pied cassé à la primature ; dixit tiken jah fakoly.

Dans ces conditions quelle est la valeur juridique d'un PM, usage « constitutionnel » au coeur du triangle des Bermudes des institutions ripoux-blicaines de connivence avec le pouvoir politique dégénéré en conflit contre un syndicat frappé du sceau d'une méfiance qui se généralise, en somme bras politique d'un PM aux abois. Le PM a reçu le pouvoir sur un plateau d'or et, en piètre apprenti alchimiste diplomatico-politicien, il en a fait une chape de plomb obstruant l'horizon politique du pays de par sa flagornerie légendaire, bouffonnerie toute honte bue et sordides tartufferies.

Ce n'est pas par hasard que le renard de diplomateux-LEWIN se fend d’une grossière sortie médiatique, en espérant tenir là sournoisement un corbeau-dictateur de troisième génération à déplumer .Nous n'avons cure d'une tutelle intellectuelle ou morale pour savoir ce qui est bon ou pas pour nous. Cela reviendrait tout simplement à comparer l'effet que ferait, si un « élu » guinéen au Sénat français s'aventurait a disserter sur les conséquences bonnes ou néfastes de Vichy ou l’occupation nazie pendant la seconde guerre mondiale sur notre douce France.

En chantre éhonté du régime sanguinaire défunt dont les traumas affectent encore l'imaginaire collectif qui en appelle de tous ses voeux à un « Nuremberg guinéen », il a raté une bonne occasion de se taire à défaut d'éclairer notre lanterne sur le passé. Nous le savons, il y en a, « dont le premier est au perchoir de l'Assemblée », qui ne veulent pas de leur vivant que les brûlants dossiers macabres de notre histoire indépendante soient ressuscités  des oubliettes  de leur mutisme complice : les uns pour s'assurer une impunité prescriptive de leurs forfaits, les seconds pour la poursuite de leurs crapuleux desseins politiques, en tout les cas le mythe cinquante huitard du syli s'est bien effondré de tout son large de lui-même.

N'en déplaise à la kouyatéolatrie ambiante qui par dose homéopathique veut nous administrer le venin de l'amnésie sélective sur la manifestation de la vérité historique sur le pol-pot des tropiques. Un vieux fond de capitalisme subsiste de toute évidence dans les arguties de leur communisme révolutionnaire à la sauce du changement  dévoyé : individualisation des profits pour le PM et collectivisation des dégâts pour le peuple. Il y a une immense majorité de nos concitoyens qu i attendent impatiemment justice, pardon et réparations des crimes qui ont été commis sur les leurs, sous ces deux régimes de la honte. Trêve de diversions sur l'illusoire gouvernement fédéral du syndicat des dicteurs africains incapables de dialoguer avec leurs oppositions et de se convertir aux règles du jeu démocratique. Il serait temps qu'ils s'étripent entre eux car leurs ambitions crépusculaires ont conduit l'Afrique à la pauvreté dans la tyrannie.

La  pensée « doxa » pédégiste est tout simplement passée de mode: elle a vécu !!!

De deux malheurs, il faut choisir le moindre fut-ce que le moindre mal, du haut de son piédestal à la primature sis sur une montagne de cadavres-martyrs flottant sur un océan de sang patriotique, ne soit pas oublieux de sa mission de rédemption, de justice et de défense de la cohésion nationale.

La cote de défiance et de méfiance du PM a atteint son point de non-retour au vu de son décrochage vertigineux du soutien massif qui l'avait précédé et accompagné à la primature.

Par son déficit de vision unitaire du pays, mauvaise lecture du sens de l'histoire et son déni de neutralité dans la conduite des affaires publiques et ses manoeuvres souterraines de restauration de son idole d'outre-tombe dont le leadership cannibale a été fatal à notre jeune pays, l'urgence en appelle à une solution immédiate de rechange avant que la machine du changement ne s'emballe à notre grand péril. Le paravent du moi ou le déluge de sang, dans l'attente que le pourrissement  entraîne un soulèvement populaire, ne passera pas !

La mystique du changement a cédé la tribune aux mystificateurs de la lubie du « temps du changement », murés dans un autiste lobbying ethnique et une cécité politique partisane sans discernement sur l'avenir du pays dont la ligne maginot syndicale de défense est en train de s'effondrer par pans entiers.

Il serait temps que les hommes de bonne volonté et de vertu épris d'un idéal d'amour et de justice pour le pays, pétris dans une vision unitaire, levain d'une Guinée émergeante, s'élèvent d'un cran au-dessus de la mêlée, de cette fosse ethnique politicienne, pour enfin débarrasser nos protagonistes de leur chauvinisme ethnonationaliste de mauvais aloi, pour permettre aux Guinéens de se remettre les prunelles en face des yeux : dieu ne change le destin d'une population en peuple que lorsque ce peuple décide de se muer en nation unie et solidaire pour changer de destin.

Dans ce bras de fer, seule la Guinée doit sortir réunifiée et confiante en son Avenir !!!

La Guinée prise dans les fers du lundi noir, combustible rouge-sang de la rustique mécanique du changement débride par le « remake » des rivalités ethniques qui avaient mis jadis le pays sous coupe réglée de dictatures providentielles. Sans trêves ni entraves, elle ne connaît ni rupture salutaire d'avec les violences politiques autocratiques antérieures ni changement au regard des contre-performances qui radioactivent le volcan social de la résurgence de l'idéologie ethno-totalitaire du PDG, au pied du régime. C'est vrai que l'offre politique alternative de nos opposants est consternante, tant et si bien qu'elle ne s'affranchit pas des pesanteurs de l'ordinaire minable de la guerre des tranchées ethniques. C'est en cela que notre conscience historique est interpelée et sommée aux forceps d'apporter au plus vite, dans un sursaut patriotique, les solutions dans un commun vouloir de victoire commune à triompher de l'exception culturelle de la tragédie du leadership à la guinéenne, fascinée par le totalitarisme messianique.

La situation cataclysmique de notre pays se traduit de facto qu'à la place d'une nation civilisée nous avons une juxtaposition de populations « ethnies piégées » par une théorie politique de la dérive des plaques ethniques, par des conceptions médiévales anachroniques du pouvoir, que celui-ci devrait être la bienfaitrice de l'ethnie de son détenteur. Au point qu’elles n'ont pas pu intégrer le moule républicain pour se doter d'une identité nationale enrichie des acquis contemporains de la modernité démocratique et des vertus émancipatrices de l'esprit critique rationaliste. Le culte de la personnalité et la patrimonisation des deniers publique ont vidé l'Etat de ses vertus développementalistes. L'argent du pouvoir rend fou en Afrique. Il serait temps que la déclaration de patrimoine rentre dans nos sordides moeurs de gouvernance politique.

Nos politiques sont devenus dans cet exercice morbide, pires que nos « analphabètes ». Ils donnent la faveur aux bondieuseries et à l’hyper-puissance du surnaturel, le tout couronné d’une médiocrité politique manipulant les fibres ethniques aux conflagrations post-électorales imprévisibles, qui privent le peuple d'autonomie intellectuelle et morale de choisir en âme et conscience le type de régime doté d'un programme économique pré-défini auditable, sous lequel ils désirent vivre heureux et d'en changer souverainement par les urnes, le tout dans une culture pérenne du résultat.

En l'espèce l'Etat postcolonial a failli à sa mission régalienne de faire triompher la foi en la république aussi bien dans les coeurs que dans les esprits mais aussi dans l'affermissement de l'unité nationale, rampe de lancement du développement. C'est tout comme si, une seconde lutte de libération nationale s'imposait à nous, contre nos propres frères de race devenus nos prédateurs et insatiables bourreaux. La jeunesse gagnerait à déconstruire ses religions identitairement ethnocidaires par l'exercice civique irréprochable des valeurs morales universalistes de notre république en berne. Enfin sortir nos ainés de la frilosité du repli ethnique ambiant pour offrir une meilleure traçabilité et visibilité au changement réel des conditions de vie au quotidien de nos concitoyens.

Notre génération est sommée, tel Sisyphe au pied de sa montagne avec son boulet de pierre, d'arracher dans une volition prométhéenne, la maîtrise de notre destin, des griffes de ces alchimistes de la politique qui ont fait de notre indépendance une fatalité dictatoriale, un capharnaüm pour leur gloriole et leur confort matériel forcené.

Toute la problématique du futur immédiat de la Guinée de l'horizon 2010 !!!

C'est au-delà de la démultiplication des scénarii de fin de règne. Quel est le sésame politique permettant aux Guinéens de trouver la solution durablement viable de sortie de crise, de la liste rouge du gotha des dictatures enlisées dans l'anti-développement et le mépris des droits humains, ce qui est tout à notre honneur à l'aube de ce nouveau millénaire : élection législative ou gouvernement de transition d'union nationale ???

Vouloir passer d'un trait sur le passé récent de notre pays ne résiste pas au principe de la réalité accablante de la résistance, de la demande grandissante de justice et de fraternité républicaine dans notre pays. Le tabou déployé sur des faits historiques peu glorieux, non élucidés qui torturent et entretiennent le manque de confiance en notre loi fondamentale et de défiance en la république, doivent être levés puisque ne pouvant être une base saine pour le Président que nous avons à coeur de choisir en toute transparence en 2010, au sortir d'une constitution rénovée, viatique d'une bonne gouvernance.

Et comment allons-nous contraindre dans un engagement citoyen massif et incorruptible, nos monstres politiques ? Nés du silence déraisonnable de l'hypocrisie et de la lâcheté collectives des Justes, de l'activisme léthargique des charlatans enturbannés et des facilitateurs sociaux endimanchés dans des postures de vertu supra-terrestes; afin qu'ils ne franchissent plus le rubicond de l'indécence morale et de l'incivisme politique de la dictature. A cet effet un mandat de 7ans non renouvelable serait une garantie inviolable pour l'alternance démocratique avec à la clef des dispositions pénales anti-corruption au terme de chaque magistrature, pour une gouvernance éclairée dans une économie émergeante à croissance humanisé.

Aussi bien que nous tirons a boulets rouges sur les Syndicats et sur le PM. Les morpions accrochés à la tète des partis d'opposition doivent être de mise dans nos portraits au vitriol, tant est si bien qu'ils sont loin de se débarrasser de la croix du mépris populaire qui pèsent sur leurs épaules et de la bannière du divisionnisme qui plane sur leur aura, qui les ont discrédités et décrédibilisés aux yeux et à l'entendement de l'opinion nationale. Car, si en tant qu’opposants ils sont incapables de dialogue politique, ce n'est pas au pouvoir qu'ils nous assureront d'une gouvernance démocratique. Le contexte actuel est très fragile pour qu'on confie a des politiques en compétition pour la conquête du pouvoir, la gestion de la transition.car leur seul fonds de campagne est leur ego forcené attelé au bétail ethnique.

Le pire, dans l'indifférence totale de la confusion du changement « ensyliisé », des barons  profitent de l'affaissement de la morale publique par la petite porte des combines pour essayer de se refaire une virginité après avoir vidé les râteliers de différents gouvernements, n'en déplaise à certains fanatiques. A cet effet, il serait intéressant que les audits du gouvernement de transition frappent d'inéligibilité pour 7ans « les ennemis du changement » qui seront convaincus de détournement ou de corruption pour moraliser la vie politique. Le changement de cap est plus que certain ! Il faut sortir de ce jeu de rôle, de la rotation ethnique au sommet du pouvoir. La Guinée et les Guinéens n'y ont jamais gagné tant en droits qu'en confort de vie !!!

Afin de ne plus être les cobayes ethniques ou le bétail électoral exposé au rituel meurtrier     de lendemains post-électoraux incertains pour masquer les inégalités sociales, il faudrait impérativement agir sur la topographie du paysage politique du pays. Au terme d'assises nationales ou des État généraux du changement pour définir un plan décennal de développement pour la Guinée, figer dans le marbre constitutionnel l'immuabilité de la limitation des mandats présidentiels, assortie d'une bipolarisation de la scène politique en partis de droite libérale et de gauche sociale-démocrate: des primaires à l'intérieur des deux partis permettront d'affiner le portrait psychologique des futurs présidentiables. Ce qui résorberait la pléthore de partis opportunistes et clientélistes et, du même coup, mettrait en échec l'ethno-stratégie qui a grippé la machine démocratique jusque là. Ce sera le décret de mort de l'ethnocentrisme en politique tout au moins. C'est le seul moyen de forcer nos politiques au dialogue et à la fraternité républicaine.

Dans l'autre scénario, le cinquantenaire à la Kouyaté est tout simplement un foutage de gueule qui insulte notre intelligence et l'amour de la patrie Guinée: Bonjour les déclamations  mamayesques et autres incantations mensongères sur l'unité africaine et les objectifs de réduction de la pauvreté, un véritable miroir aux alouettes pour détourner les consciences de leur incapacité à gérer leurs pays avec des outils modernes de gouvernement et de développement. Il n’y a sûrement pas de quoi se réjouir de 50 ans de cannibalisme politique et de crimes économiques contre l'humanité guinéenne.

Pour des logiques de calendrier, ce serait aberrant de lancer les Guinéens dans une campagne législatives puisque les problèmes de fond de la société guinéenne ne sont pas débattus et tranchés dans un pardon et une réconciliation historiques qui aplaniraient les différences et indifférences créées par la violence des différents régimes. A quoi servirait une majorité qui ne gouverne pas, tout au plus un gadget pour le dictateur qui se prévaudrait du badge de démocrate alors qu'il se comporte comme un vulgaire autocrate depuis des lustres.

En gros cela reviendrait à dire que le président de 2010 sera obligé de dissoudre cette assemblée pour s'offrir une majorité pour gouverner. Il faut arrêter les frais et mettre la Guinée à l'heure de son horloge biologique de rigueur budgétaire: ah la bonne poire de l'Union européenne.

N'oublions pas que les mêmes causes produisent les mêmes effets. Nous ne pouvons pas faire l'économie d'une remise à plat de notre constitution taillée pour un monarque. Jusque là nous nous sommes battus contre les effets néfastes de notre constitution sans pour autant s'attaquer à la racine profonde du mal guinéen. Le type de pouvoir que nous voulons pour les générations à venir afin de leur épargner au moins des dictatures féroces et voraces qui ont mis notre pays au ban des nations incapables de s'adapter à la civilisation et à son rythme mondialisé.

C'est pour cela que les Etat Généraux Du Changement sont un outil indispensable de concertation  et réconciliation afin de définir le type de régime constitutionnel qui nous serait le plus adapté culturellement pour mieux lancer nos ressources humaines dans la production de biens à valeur ajoutée. Une démocratie de type parlementaire répondrait mieux à notre tempérament culturel d'arbre à palabres pour la gestion de la cité Ce n'est pas par hasard que les faveurs vont souvent aux sages religieux dans le règlement des conflits politiques, ce qui n'est certes pas un gage de sûreté morale!

Là nous percevons la nécessité historique des états généraux du changement, « peu importe le vocable pourvu que le chat attrape la souris », qui accompagneraient à la fois en tant qu’assemblée constituante rénovant l'ancienne constitution qu’en tant que caution morale du gouvernement de transition, composée de technocrates apolitiques pour les élections à venir. Les membres de cette assemblée verront leurs poitrines frappées de la légion d'honneur pour services rendus à la nation en péril aux termes de la transition. Le forum de la Guinée du futur pourrait être le creuset de la réconciliation nationale. Voilà un enjeu pour la modernisation et la pacification de notre pays.

Le Gén Conte a été incapable d'apporter la démocratie et le développement à notre pays. Il doit être impérativement éloigné de l'épicentre décisionnel pour qu'un gouvernement de transition nationale autonome remette le pays sur les rails de la refonte des institutions et de la remise à plat de notre-économie. Dans cette optique, pour accompagner le changement, des honneurs victoriens assortis d'un avis consultatif d'arbitrage, lui siéraient bien : le roi règne mais ne gouverne point. C'est ici et maintenant qu'il faut prendre la mesure de la parole Présidentielle. Le tocsin de la maturité a sonné, les Guinéens doivent prendre leurs responsabilités.

Ensemble, en refusant de succomber aux sirènes de l'argent maléfique des entrepreneurs politiques, dans un Afro-réalisme optimiste, nous ferons triompher la Guinée des tragédies ou elle se meurt.

CROIRE SANS SAVOIR EST RUINE DE L'ESPÉRANCE

PS. Dédié à la jeunesse guinéenne tombée pour la République, la Démocratie et le Développement.

Alpha Oumar Fela Barry, Paris

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Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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