vendredi 30 mai 2008
Des leaders livrent leurs sentiments après la rencontre PM - classe politique

Le mercredi 28 mai, le nouveau Premier ministre, Dr Ahmed Tidiane Souaré, a rencontré les leaders des partis politiques légalement constitués. La rencontre visait essentiellement à examiner la situation générale du pays. Au sortir de leur entretien avec le chef du gouvernement, des leaders politiques ont bien voulu livrer leurs sentiments à la presse.

Sékou Konaté, SG/PUP

« (…) Nous avons également discuté avec le Premier Ministre du problème de financement des partis politiques qui nous préoccupe. (…) Nous avons souhaité que les mesures soient prises pour faire respecter la quiétude, la tranquillité des citoyens par toutes les composantes de la nation. (…) C’est le Premier ministre qui a dit que le Président a déjà estimé qu’il faut que toutes les composantes de la nation gèrent le pays. Donc nous avons donné notre approbation (…) »

Bah Ousmane, Pdt/UPR

«  J’ai conduit une délégation du Bureau Exécutif national de l’UPR à l’audience que le Premier ministre a voulu nous accorder. Et nous avons conféré avec lui sur l’actualité. Nous nous sommes réjouis de différentes pistes de solutions de crise par rapport à la crise que nous vivons depuis la semaine dernière qui sont des solutions utiles par rapport au contexte que nous vivons. Mais ce sont des solutions qui sont aussi favorables au maintien de la paix. Nous avons félicité Monsieur le Premier Ministre pour cette première initiative. La seconde initiative dont nous nous réjouissons, c’est le fait que le premier Ministre ait bien voulu recevoir les forces vives. »

Amadou Dittin Diallo, SG/PUD

«  On constate que nous avons fait part au Premier Ministre d’abord de notre perception de sa nomination. Nous  l’avons félicité. Nous lui avons souhaité plein succès dans son entreprise. Mais nous avons rappelé au PM qu’il y a un an beaucoup de Guinéens ont été tués, beaucoup de nos compatriotes sont tombés, leur seul objectif, c’est de voir les Guinéens manger à leur faim, vivre décemment en République de Guinée. Ce changement pour lequel de lourds sacrifices ont été consentis, nous avons demandé au Premier Ministre de le continuer, de faire en sorte que le Guinéen mange ses trois repas par jour, de faire en sorte que les jeunes Guinéens trouvent de l’emploi, de faire en sorte que les activités productives soient revalorisées. Qu’on connaisse enfin l’autosuffisance alimentaire, qu’on ne dépende pas de ce riz. Pour cela, il faut que le Gouvernement investisse, qu’il mette les forces vives à l’action. Nous lui avons dit qu’il faut respecter les droits de l’Homme. Il y a une commission d’enquête qui a été mise en place pour faire la situation sur les tueries qu’il y a eu, il faut qu’elle soit effective et qu’elle travaille et situe les responsabilités. Nous avons demandé que le calendrier électoral soit respecté tel qu’il a été défini. Nous avons aussi demandé que le financement des Partis Politiques soit respecté tel que la loi aussi l’a demandé. Bref, nous avons dit au Premier Ministre, vous avez trouvé un arsenal de lois, respectez ces lois, mettez vous au travail, nous sommes avec vous. »

Jean Marie Doré, SG/UPG

« Le premier Ministre a été nommé, nous le créditons à priori de possibilités, de qualités, étant donné son expérience, toute sa carrière s’est déroulée en Guinée, il connaît donc la Guinée et ses problèmes et il nous paraît un homme intelligent. Si à cela s’ajoute cette connaissance du terrain et de l’expérience immédiate qu’on a vécue, il devrait être au diapason des problèmes de notre pays. S’il l’est, il devrait pouvoir réussir. La Guinée vit en un moment très difficile sur le plan institutionnel, sur le plan politique et économique avec ses effets sur la vie de la Société. Donc, il faut qu’immédiatement un certain nombre d’actes soient posés pour que la population soit libérée de la hantise de la misère. C’est très important. Dans ces conditions là, le patriotisme de chaque parti politique est interpellé pour accompagner le gouvernement dans la vérité. Parce qu’en convoquant les Partis pour réfléchir ensemble, sur la façon de faire marcher notre pays, le Premier Ministre a emprunté la bonne direction. Parce que la constitution dit que les Partis politiques participent à l’expression du suffrage des citoyens. Ca veut dire que la chose politique concerne d’abord les partis politiques et donc, s’il les consulte, il devient un gouvernement consensuel avec la société civile. Donc si nous sommes consultés dans les formes, comme c’est le cas, il n’y a pas de raison qu’on n’accompagne pas le Premier Ministre. Sous les formes qui conviendraient à chaque parti. Certains vont participer en y envoyant des ministres, d’autres en soutenant les bonnes actions du Gouvernement. (…) le Premier Ministre nous a dit que le Chef de l’Etat l’a autorisé à consulter les Partis Politiques et à leur proposer de faire partie du Gouvernement dans des limites qu’on ne sait pas. Mon parti va réfléchir s’il envoie des gens ou s’il n’envoie pas les gens. Ce qui est le plus important, ce n’est pas d’envoyer des ministres, mais c’est qu’on balise la voie pour que la Guinée sorte de l’ornière. Si vous voulez connaître mon avis, je ne suis pas personnellement intéressé voilà. »

Sidya Touré, Pdt/UFR

 « Nous sommes venus au nom de l’alliance nationale pour l’alternance démocratique (ANAD) qui regroupe huit partis politiques pour expliquer au Premier Ministre quelles étaient les préoccupations de l’heure. Au niveau des partis d’opposition, les préoccupations tournent autour des résultats de ce que nous avons obtenu l’année dernière après les manifestations populaires à savoir la perspective d’un changement dans ce pays. Dans le cadre de cette perspective, nous lui avons expliqué qu’il y a un certain nombre de choses auxquelles les partis politiques tiendront, notamment le processus électoral dont le respect de son chronogramme et surtout la neutralité de l’administration dans le processus. Nous lui avons expliqué également que nous ne souhaitons pas avoir un retour à la case départ. Il y a eu des acquis de cette évolution par rapport à l’année dernière. Quand il sera question de la composition du Gouvernement, nous souhaitons que les personnes auxquelles on aura à faire correspondent au profil défini l’année dernière lors des accords avec les syndicats et la société civile. Nous avons estimé que si ces préoccupations étaient prises en compte, nous serons dans le cadre de l’activité des partis politiques en mesure de continuer à jouer notre rôle dans le processus démocratique du pays. Si maintenant, nous sentons qu’il y a un retour en arrière, je crois que nous serons obligés de nous braquer. Nous avons été extrêmement sincères et francs pour dire que le changement est un processus irréversible en Guinée et que nous voulons nous inscrire dans ce cadre là et que nous souhaitons que le Gouvernement s’inscrive dans ce cadre là (…) nous avons observé tout cela. Vous savez que le programme formel, c’est une chose. Ca fait douze (12) ans qu’il traîne alors qu’il aurait pu être signé depuis six (6) ans. C’est un programme de 1996, nous étions le premier pays qui devrait avoir accès au Programme Pays Pauvres Très endettés depuis 2002. Si on se retrouve encore aujourd’hui en train d’en parler, c’est que quelque part, il y a un problème de gouvernance qui fait que nous souhaitons que la formation du Gouvernement soit conforme aux objectifs que nous nous sommes fixés, à savoir qu’il y ait meilleure gouvernance politique, économique dans ce pays pour ne pas nous entraîner dans ce que nous avons connu ces derniers temps. Et c’est dans cette perspective là que nous nous sommes exprimés avec le Premier Ministre et nous espérons que les choses iront dans ce sens (…) On n’a pas parlé d’alliance allant au Gouvernement. Mais je pense que vous pensez bien que je ne suis pas concerné par ces questions à titre personnel. »

Cellou Dalein Diallo, Pdt/UFDG

« Monsieur le Premier Ministre, chef du gouvernement, nous a fait part de sa volonté et celle du Président de la République de constituer un Gouvernement de large ouverture. A cet égard, il souhaiterait le soutien et la participation d’un certain nombre de partis politiques dont l’UFDG Bien entendu, nous avons adressé nos félicitations à Monsieur le Premier Ministre chef du Gouvernement pour la confiance dont il venait d’être investi. Et nous lui avons dit que nous fondons beaucoup d’espoir sur lui compte tenu des ses compétences, de son expérience et de sa connaissance approfondie de la Société guinéenne, toutes qualités nécessaires pour conduire un redressement véritable de notre pays. Nous avons également dit que nous avons écouté son discours d’investiture. Discours dans lequel il a pris des engagements de mettre en œuvre toutes les mesures nécessaires au redressement de la situation socio-économique. En particulier de prendre des mesures pour atténuer l’impact de la crise mondiale sur les populations de notre pays. Nous avons également pris note de sa détermination à mettre en œuvre le programme conclu avec les institutions de Bretton Woods parce que nous sommes convaincus que ce programme est extrêmement utile à notre pays. Sous réserve du maintien de ces engagements, l’UFDG est prête à soutenir le Gouvernement et si nécessaire à participer à la gestion du pays. »

L’Indépendant, partenaire de www.guineeactu.com

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Vos commentaires
camara, samedi 31 mai 2008
Je crois qu`il faut accorder un crédit à nos partis politiques, ils ont posés des conditions au prémier ministre dans certains domaines, et si ce dernier accepte d`examiner favorablement les différentes pistes soumises je pense que nous pouvons espérer. Mais de grace ne jettons pas nos partis politiques à la poubelle
Kaba, vendredi 30 mai 2008
J`ai l`impression de rever sur la situation politique de la Guinée. Tous les politiciens guinéens sont des marionnettes pour ne pas dire demagogue ou ne savent pas ce qu`ils veulent. Souaré est un pion de Conté ;de quoi alors les opposants veulent-ils le crediter. Tout ce qu`il a dit sont des paroles en l`air. Conte va les enfariner comme il a l`habitude de le faire. Comme on le dit chez nous un vieux chien ne changera jamais sa manière de s`assoir. Les guinéens n`ont plus d`appui ni de l`opposition ni du pouvoir comme l`a dit tiken jah Fakoly. Tous,des demagogues. Que Dieu aide la Guinée . Nous n`avons plus d`espoir.Que Dieu fasse que le peuple ne les suive pas dans leur perdition . Amen

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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