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« Qu’une nation ne fasse aucun effort, si elle veut, pour son bonheur, mais qu’elle ne travaille pas elle-même à sa ruine » La Boétie Le 2 octobre 1958 la Guinée s’est singularisée en Afrique francophone en accédant avec fracas à l’indépendance sur fond de défi lancé à l’ancienne métropole. Le 2 octobre 2008 la Guinée a célébré le cinquantenaire de cette « indépendance » avec une singularité humiliante et misérable. Les chefs d’Etat voisins surtout francophone, ont pu se rendre compte que les Guinéens ont perdu l’espoir du bonheur au lendemain de l’indépendance. Et qu’en lieu et place de la dignité, c’est l’humiliation dans la misère et la mendicité. Le président Wade ne devrait pas être fier des 500 millions de FCFA d’aumône qu’il nous a faite ! Nous avons eu tout faux ! Nous avons détruit l’Etat ! Nous avons détruit les ressources humaines ! Nous avons perdu les repères de la nation ! Nous avons assisté à la comédie protocolaire qui ne peut se passer qu’en Guinée : - La première dame qui assure l’intérim de la vacance du pouvoir. - Le président du parlement qui rend les honneurs au « premier ministre » inconstitutionnel - Le gouverneur de Conakry assurant le rôle de protocole - Le colonel Facinet Touré qui a été le porte parole du CMRN, tombeur du PDG et qui se croyait un destin national, est heureux dans son rôle de saltimbanque, lisant des décrets comme Louis Auguste Leroy déclamait les poèmes du PDG au cours des nuits de l’école guinéenne de l’ère du parti-Etat. La ridicule décoration de l’épouse de SEKOU TOURE que CONTE avait arrêtée, une semaine jours pour jours après l’enterrement de son mari, jetée en prison et humiliée pendant 4 ans ! L’élévation à des dignités de commandeurs, des officiers sans honneurs et corrompus. L’insoutenable comédie qui distingue Keira, Doré et Souaré au nom de la complaisance et de la coterie entre ceux qui profitent de l’impotence de CONTE. Nos distingués hôtes ont constatés que le pouvoir est vacant et qu’en face il n’y a que de petits larbins amateurs qui s’agitent ! Les chefs d’Etat du Sénégal et de la Côte d’Ivoire sont rentrés avec la conviction qu’ils ont été bénis du ciel d’avoir eu Senghor et Houphouët au lendemain de leur indépendance. La GUINEE vient de donner raison à de Gaulle qui, en1958, nous avait mis en garde sur les conséquences de cette indépendance inconsciemment prise. Les conséquences ne peuvent pas être plus désastreuses. C’est notre choix, c’est notre vocation : vivre dans la misère et supporter les humiliations. C’est aussi cela le signe de la malédiction du pays. Nous n’avons ni liberté, ni dignité, ni richesse. PAUVRE GUINEENS ! QUI POUR NOUS FAIRE PREFERER LE SUICIDE dans la dignité à la misère dans l’humiliation ? Drahamane Toure pour www.guineeactu.com
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