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Je n’ai pas eu la chance d’être à Paris, comme d’autres dont certains digèrent, déjà, mal le fait qu’ils n’aient pas été parmi ces confrères invités dans la capitale française par la Patronne de ‘’Alo’’, pour assister à la conférence de Presse qu’elle a tenue, dimanche dernier, au Sénat français. Une opportunité qui suscite déjà des réactions au sein de la Presse guinéenne. C’est, curieusement, Guinée 24, l’un de ces aventuriers de presse électronique, assez singulier, tant par la naïveté de ses informations que par l’ignorance avérée de ses employés, qui m’a appris, dans ses colonnes, mon voyage sur Paris, avec d’autres confères nommément cités. L’auteur anonyme du tract, dans un langage ordurier et indigne du bon rang social, vide la vessie sur ce petit groupe de confrères ayant fait le déplacement. Faut-il rappeler, à l’intention de la gueusaille, que ces confrères comptent parmi les plus compétents et les plus crédibles de la Presse écrite guinéenne ? Pour plusieurs raisons, dont, entre autres, leurs références intellectuelles. Tous ou presque ayant fait des études post-universitaires. En effet, ceux-là qui sont traités de mercenaires de la plume, d’amateurs et d’apprentis sorciers sont, en même temps, des journalistes, non pas d’occasion ou des reconvertis d’université locale, en désespoir de cause, ayant choisi un refuge au sein de la presse, pour échapper à la clochardisation, mais des professionnels de référence, n’en déplaisent aux bouseux. En quoi le voyage et l’hébergement de journalistes - fussent-ils triés sur le volet - assurés par Chantal Colle, peuvent-ils être un sujet préoccupant, au point d’alerter les morts et créer chez les rescapés d’hôpital tout un surmenage aigu ? A quoi servirait-il de s’en prendre à des confrères pour leur recherche de l’information, quand on est respecté dans son entreprise mercantile, au service des causes perdues ? Le premier ministre emporte des journalistes dans ses voyages, pour couvrir ses banquets dans les meilleurs hôtels du monde, sans que la ‘’presse à sornettes’’ n’en dise mot. C’est Chantal Colle qui colle aux fesses, au point d’empêcher de s’asseoir. Ce qui préoccupe, ce sont ces confrères partis pour Paris, juste pour assister, avec d’autres confrères d’Europe et d’ailleurs, à une conférence de Presse, dont ils rendront compte fidèlement. Quitte à nuire aux intérêts de ceux qui n’approuvent pas leur voyage en France. La divergence des intérêts aura nui énormément à la pauvre presse guinéenne envahie par toutes sortes de fantômes en quête d’expédients. Pendant que certains s’emploient à se faire l’avocat du Diable, avec talent, d’autres dénoncent les maladresses et les incompétences de l’équipe gouvernementale, faits ayant conduit à une nouvelle crise. Une crise gouvernementale qui justifie la mise en branle du Comité de veille jouant plus le rôle d’un gouvernement de crise que celui d’un organe consultatif. Le premier ministre est devenu, par la force des choses, le chargé de mission de ce comité de veille auprès duquel sont prises toutes les instructions pour la conduite des affaires de L’Etat. La nouvelle crise est d’autant plus profonde que tout semble concourir à un changement plus radical dans la démarche du gouvernement actuel, pour mettre fin aux rêveries de la caravane. Notre éducation nous interdit de nous en prendre, nommément, à des confrères, fussent-ils plus hargneux dans la défense de leur projet d’avenir. L’indigence a des exigences qui coûtent parfois trop cher, mais elle mérite respect. Seulement, ce qui est vrai en Guinée, c’est le fait que l’équation soit toujours mal posée. Le changement est irréversible, mais à croire que la voie pour y parvenir passe irrévocablement par l’équipe Kouyaté est un leurre. Plein d’indices sont indicateurs des incompétences de cette équipe à sortir le pays de cette situation qui empire. Accompagner Kouyaté dans son entreprise politique, n’est pas forcément accompagner le processus de changement. Nous savons déjà, à travers les marchés de gré à gré et autres dispositions frisant le favoritisme, ceux qui abrègent leurs souffrances à partir de la charité de la primature. Kouyaté pose de sérieux problèmes à ceux qui l’ont proposé à ce poste prestigieux. L’appel à la délivrance n’est pas encore entendu. La question Chantal est loin d’être le sujet du jour, malgré le jeu de diversion auquel certains confrères se livrent délibérément. Le problème, c’est celui de la défense de la liberté d’expression. L’opportunité sera mise à profit pour se lancer dans des élucubrations sur la vie de la patronne de ‘‘Alo’’. De quoi offrir un espace de divertissement dissimulant l’essentiel de la question. Nos confrères sont à Paris pour écouter Chantal, non pour la soutenir dans sa démarche. C’est aussi simple que ça ! Les commentaires qu’ils auront à faire sur l’exposé de la conférencière, permettront de les juger à la tâche. Les préjugés et autres attaques absurdes expriment déjà les inquiétudes des démons qui ne peuvent que vociférer. C’est leur droit… Thierno Dayèdio Barry Le Démocrate, partenaire de www.guineeactu.com
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