vendredi 9 octobre 2009
Depuis Tokyo : prières, collectes de fonds et manifestations contre les criminels de Conakry
Mahmoud Ben Saïd

Vu la situation géographique du pays, entre autres facteurs, la communauté guinéenne du Japon se résume à quelques centaines de personnes. Mais nous sommes aussi soucieux de notre patrie que tous les autres Guinéens honnêtes. Face à la tragédie du 28 septembre 2009, nous avons engagé un combat tous azimuts pour les victimes et contre les criminels.

Le dimanche 4 octobre, nous avons organisé dans la mosquée de Tanashi à Saïtama, près de Tokyo, une prière pour nos frères et sœurs décédés dans la sauvagerie dont notre pays n’avait jamais connu rien de pareil. Après la prière, une cotisation a été organisée. Le montant obtenu, ajouté à un montant initialement mobilisé pour célébrer le 2 octobre – cette célébration avait été annulée – a été envoyé en Guinée pour les malades hospitalisés.

Parallèlement nous avons obtenu auprès des autorités japonaises la permission d’organiser une marche pacifique le dimanche 18 octobre. La rencontre est prévue à 12 h 00, à la station de Harajuku. De là, le groupe ira, entre autres, aux bureaux des Nations Unies et à l’ambassade de Guinée à Tokyo. Nous comptons également écrire au Premier ministre du Japon et au ministre des Affaires étrangères pour les inciter à renforcer la pression internationale sur la junte criminelle (A noter que le Japon est fortement engagé dans des programmes économiques en Guinée et est le deuxième contributeur au budget de l’Onu).

J’espère, personnellement, que les actions ci-dessus donneront des résultats tant soit peu effectifs. J’encourage tous les Guinéens à agir, chacun selon ses moyens, pour mettre fin au règne de ces criminels. Joignons nos efforts et résistons jusqu’au bout. Les leaders politiques ne doivent plus jamais, jamais ! dis-je, accepter de dialoguer avec ces criminels. Je reste donc convaincu que la force internationale d’interposition est l’unique solution pour l’heure.

En effet, puisqu’il est exclu de s’asseoir autour de la même table avec les criminels rejetés, il faut un nouvel organe de transition, sans eux ! Or ce serait un suicide pur et simple d’envisager une telle chose à Conakry, avec les êtres que nous connaissons suffisamment maintenant : ils crieront au coup d’État et tueront, cette fois, tous les leaders concernés. C’est cette logique qui exige la force internationale de paix. Demandons donc le secours urgent de la communauté internationale : en attendant pansons nos plaies, faisons libérer nos concitoyens séquestrés, recherchons nos morts, méditons sur notre avenir.

À bas Dadis et ses collaborateurs : religieux, civils et militaires !

Non aux négociations visant à maintenir Dadis et sa junte au pouvoir !

Non aux débats sur la candidature de Dadis : c’est son départ immédiat et définitif qu’il faut !

Non aux enquêtes visant à disculper Dadis : il faut une enquête internationale, indépendante !

Vive la Guinée démocratique et prospère !


Mahmoud Ben Saïd


www.guineeactu.com


 

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Vos commentaires
Momo Soumah, samedi 10 octobre 2009
Mr Kone ce sont des personnes comme toi qui empêchent le progrès de la guinée. Une commission d`enquête, quelle commission d`enquête ? Nous n`accepterons pas cette commission tailée sur mesure. Il faut pas oublier que dadis, son cndd et son gouvernement sont illégitimes et illégales. Nous attendons la commission d`enquête indépendante pour traduire dadis et ses sbires devant la cour pénale internationale.
mami, samedi 10 octobre 2009
je vous aime trop monsieur ben said depuis que j ai lu le conseil de guerre que vous avez enseigner au guineen au lendemain de la repression du 28 sept cela m a un peu rappeler la tactique des vietcongs dans la guerre contre les americain. ceci dit je ne desaprouve pas votre facon de faire je crois que si dadis ne part pas nous serons obliger de suivre ce que vous avez dit c est a dire a chaque guineen sont petit militaire ou sont petit membre du gouvernement dadis jusqu a les finir.
HAROUNA KONE, vendredi 9 octobre 2009
L’EQUATION GUINEENNE OU DADIS L’INCOMPRIS J’ai cru comprendre dans le traitement des informations sur la situation qui prévaut en Guinée que le Président DADIS est le docker qui doit supporter tous les maux du moment… S’il est vrai que le Président DADIS est un assassin, un criminel et les opposants des saints, pourquoi refusent-ils (les opposants de siéger dans la commission d’enquêtes ? Comment pourront-ils prouver la culpabilité du Président DADIS ? Ou bien les opposants ont-ils des choses à se reprocher concernant les événements du 28 septembre 2009 ? Pourquoi refuser d’appartenir au cadre qui permettra de faire la lumière sur les événements du 28 septembre ? Quelqu’un me disait que le Président DADIS est incompris parce que trop porté sur l’intérêt supérieur du peuple… Sinon comment comprendre sa détermination à combattre les narcotrafiquants dès sa prise de pouvoir ? Pourquoi refuse-t-il de s’installer au palais comme ses autres frères d’armes de la sous région (Guéi Robert (paix à son âme), le président de la Mauritanie… ? Pourquoi demeure-t-il dans la simplicité, alors que tout le monde sait qu’il est difficile de résister à l’appel des sirènes du pouvoir ? Je crois, chers aînés, leaders de l’opposition, que vous ne devez pas pratiquer la politique de la chaise vide ; œuvrez pour un climat apaisé en acceptant la main tendue du Président DADIS pour le Gouvernement d’Union Nationale et la Commission d’enquête sur les événements du 28 septembre 2009. Maintenant que la CEDEAO à commis son Excellence le Président Blaise Compaoré comme médiateur : -vous avez le devoir de tout mettre en œuvre pour lui faciliter la tache. -vous ne devez pas vous comporter en « la conquête du pouvoir vaille que vaille » -il ne faut poser aucune autre action allant vers le durcissement des positions. Le Président Blaise Compaoré réussit assez bien le règlement de la crise ivoirienne et cela par la voie du dialogue. Comprenez que personne dans la sous région n’a intérêt à ce que la situation en Guinée s’embrase. Croyez-moi chers aînés, je vous parle en tant que quelqu’un qui vit une crise militaro civile depuis septembre 2002. Il n’y a aucun autre moyen de résoudre votre « situation » que le dialogue. Il faut pleurer les disparus et porter assistance aux familles éplorées et les orphelins. De grâce, comme le disent « les salopards » un excellent groupe ZOUGLOU ivoirien, quand ça ne va il faut s’asseoir pour discuter. Faisons tous confiance au Président Blaise Compaoré et il fera en sorte que la Guinée devienne plus forte et plus prospère avec l’apport de tous ses fils et toutes ses filles. NB : retenons tous ceci. Il faut respecter l’autorité car c’est DIEU qui établit. Si on ne respecte le Président DADIS, alors il ne faudrait pas demander le même respect pour un autre « chef ». Que DIEU veille sur la Guinée et son peuple Que DIEU évite à la Guinée des journées comme celles du 28 septembre 2009 Que DIEU bénisse le Président DADIS et le guide dans l’intérêt supérieur du peuple

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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