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Le général Sékouba Konaté, ancien président de la Transition, qui devait couler une retraite paisible après avoir conduit le pays à des élections libres et acceptables, a été promu comme patron de la Force africaine en attente (FAA). Pour autant le nom de Konaté continue d’alimenter la chronique dans la cité par rapport à sa gestion du processus de transition, certains allant même jusqu’à refuser de lui reconnaitre le patriotisme dont il a fait preuve pour rendre le pouvoir aux civils.
L’ancien président de la Transition le général Sékouba Konaté a quitté Conakry au lendemain de l’investiture d’Alpha Condé. Il s’était retiré pour un check-up médical à Rabat, avant de rejoindre le siège de l’Union africaine à Addis-Abeba en Ethiopie. Pour prendre fonction dans son rôle de dirigeant de la Force africaine en attente (FAA). Ce départ avait été interprété comme une récompense offerte au général pour avoir appliquer à la lettre les accords d’Ouagadougou. Depuis, Sékouba Konaté s’attelle à accomplir la tâche qui lui a été confiée, afin de mériter la confiance de Jean-Ping, le président de la commission de l’UA.
Bien des gens pensent d’ailleurs que cet éloignement de l’ancien président de la Transition dont l’influence sur la troupe était incontestable profite aussi au nouveau pouvoir qui peut entreprendre tranquillement des réformes au niveau de la grande muette, sans complexe. Ce qui ne pourrait être le cas, en présence d’el tigre dans le pays. Vu l’ascendant qu’il exerce sur les forces armées, selon les observateurs.
« C’est au vu de tout ça que Konaté a préféré se tenir loin de la Guinée », confie un proche de l’officier. Mais bien qu’il soit à des milliers de lieues d’ici, certains ne trouvent meilleure récompense à attribuer à l’ancien président que de le vouer aux gémonies, regrette notre interlocuteur.
Qui rappelle la sortie hasardeuse du chef de l’Etat lors de son récent voyage à Dakar, où il aurait déclaré avoir hérité d’un pays et non d’un Etat, pour peindre la situation catastrophique dans laquelle la Guinée se trouve en ce moment.
Le site internet aminata.com révèle d’ailleurs que Konaté a perçu ces propos comme une offense contre sa personne.
Idem que les propos de Cellou Dalein Diallo, président de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), qui dans une intervention sur une radio étrangère, n’a pas hésité à accuser ouvertement le gouvernement de transition d’être responsable de son échec.
Face à ces brocards, Konaté qui se trouve en ce moment dans la capitale française aurait lancé selon toujours aminta.com « les politiciens n’ont qu’à me laisser en paix. Moi, j’ai accompli ma mission. Les accords de Ouaga sont clairs. Ma mission, c’était d’organiser des élections libres, crédibles et transparentes. J’ai organisé des élections pour un retour à l’ordre constitutionnel. Les politiciens n’ont qu’à me laisser en paix. »
A bon entendeur salut.
Kadiatou Barry Le Démocrate, partenaire de www.guineeactu.com
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