mardi 17 juin 2008
Déploiement à Conakry de la garde présidentielle
image d'archive

Des bérets rouges (éléments de la garde présidentielle) ont bouclé mardi le secteur menant à la Compagnie mobile d’intervention et de sécurité (CMIS), la base des antigangs, devenue depuis lundi l’épicentre de la grogne policière qui paralyse la capitale guinéenne, a constaté APA.

Des tirs d’armes automatiques sont entendus dans la zone, située à quelques encablures, du pont du 8 novembre, porte d’entrée du quartier des affaires de la capitale Conakry.

Des sources policières indiquent la libération tard dans la nuit du lundi, des quatre otages qui avaient été séquestrés par les agents de la police, dont le Directeur général de la police, Sékou Mohamed Bangoura.

Des éléments de la gendarmerie ont été réquisitionnés pour réguler la circulation au niveau des différents carrefours de la ville.

Toutefois, la paralysie demeure dans la cité, avec des populations qui ne savent plus à quel saint se vouer, tant les mouvements de revendication se multiplient dans le pays avec leurs lots de victimes et de malheurs.

Dans la matinée de lundi, des tirs nourris à l’arme de poing (pistolet) avaient été entendus pendant plusieurs heures, au camp de CMIS, provoquant une panique généralisée dans le voisinage. L’incident n’a fait aucune victime.

Les policiers exigent une augmentation de salaires, une « amélioration » de leurs conditions de vie et des avancements en grades.

« Il a suffi que les militaires se soulèvent et perturbent la quiétude dans la cité, pour qu’on leur accordât tous ce qu’ils désiraient. Ils ont tiré sur des citoyens innocents et tué trois d’entre eux, et obtenu en récompense de leurs gestes, surtout avec une facilité déconcertante, argent, réduction du prix de leurs sacs de riz, et même des avancements en grades. Or, c’est nous (…) qui faisons tout le travail ici», déclarait lundi un agent de la Police Judiciaire, sous anonymat.

Le mouvement de débrayage déclenché par les policiers, avait été suivi quelques heures plus tard, par celui des douaniers. Ces derniers ont les mêmes revendications que les policiers, relève-t-on.

Cette série de mouvements de protestation fait suite à un soulèvement de soldats, qui finit par se muer en mutinerie dirigée par un adjudant de l’armée, Claude Pivi.

Une des conséquences a été, outre la satisfaction des revendications matérielles, le limogeage du ministre de la défense nationale.

APA

Source : Les Ondes de Guinée

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Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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