mercredi 24 septembre 2008
Déconfiture
Thierno Dayèdio Barry

L’on crie au changement, l’on revendique, l’on déclenche des marches. Tout revient à la case départ. Ce sont là des signes manifestes de cette volonté de voir tout changer, comme par enchantement, dans notre pays. L’on oublie que l’économie nationale est en déconfiture avancée et cela, depuis des lustres. Curieusement, il aura suffi que se déclenchent les mouvements de grève de janvier et février 2007, pour se convaincre de la nécessité de voir la Guinée sortir, enfin de l’ornière, de cette situation dégradante qui lui ternit l’image à travers le monde. Aujourd’hui, les revendications sont mues, moins par le besoin de voir l’Etat retrouver son équilibre macro économique que devoir les guinéens changer de conditions d’existence, comme par miracle. Nous oublions que la déconfiture de l’économie nationale est entière et que tous les secteurs de développement se trouvent dans un état de précarité préoccupante. Pourtant, l’on s’attend à des résultats, avant d’avoir exigé une politique de développement conséquente. Tous les programmes déjà élaborés - moins pour réussir une reconversion des mentalités par rapport au besoin du changement demandé, que pour contenter les institutions financières dans leur volonté de mieux nous tenir par la bride - ayant échoué. Un pays qui croupit dans la précarité, jamais ne s’affranchira des contraintes de ceux qui décident de son sort. La déconfiture s’explique par l’échec de notre pays dans la gestion de ses nombreuses ressources, tant naturelles qu’humaines. Le fondamental pour amorcer le démarrage économique étant inexistant : L’Energie. La production nationale, conséquemment, est absente. Le pays est cruellement envahi par les produits étrangers de toutes sortes. L’agriculture et l’élevage sont abandonnés sur la scène folklorique d’un monde rural oublié. Les Guinéens vivent, honteusement, de denrées alimentaires importées. Les mines sont en passe d’être un domaine réservé à l’occultisme des initiés. L’économie s’emballe dans une déconfiture totale.

Tout est à faire dans ce capharnaüm où seuls les vampires règnent en maîtres de cérémonie.

L’on ne saurait demander du courant électrique, quand l’eau est rare, encore moins une industrialisation quand l’énergie n’est pas disponible. Les données premières sont faussées. Le résultat final est nul. A qui s’en prendre ? Peut-être aux cinquante années d’indépendance dont le bilan économique offre suffisamment d’indices pour apprécier à leur juste valeur les deux régimes politiques qui se sont succédé. Somme toute, les cinquante années auront permis de mesurer l’étendue de l’échec. C’est le moment ou jamais de tirer la sonnette d’alarme. Une situation qui interpelle tous les Guinéens soucieux d’en finir avec la précarité qui caractérise notre pays sur l’échiquier international.

Le vrai changement commence par cette conscience citoyenne qui nous interpelle.

Thierno Dayèdio Barry
Le Démocrate, partenaire de
www.guineeactu.com
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Vos commentaires
MAMADOU SAIDOU DIALLO, jeudi 25 septembre 2008
ON VEUT DU CHANGEMENT, MAIS ON NE VEUT PAS DU CHANGEMENT, CONTE EXPLOITE LA SITUATION!!! Deux elections presidentielles volees,une constitution reformee pour maintenir le chef,des soulevements populaires reprimes, Conte toujours au pouvoir!! A mon avis tous les moyens sont bons, l`essentiel est que Conte quitte le pouvoir.Nous avons utilise tous les moyens de bord ( loi et force) en vain!!. Pour quoi ne pas utiliser la ruse???? Personnellemnt je ne supporte ni Kouyate, ni Cellou, mais je les prefere par rapport a Conte. Kouyate a ete accuse par des detractaires de vuloir progressivement s`emparer illegalement du pouvoir..Il a ete limoge et certains ont remercie Conte d`avoir sauve le pays en se debarrassant de Kouyate.En realite, Conte n`a fait que sauver son pouvoir!! Aujourd`hui c`est le tour de Cellou. On l`accuse de tout. Certains meme ont l`audace, pardon l`ignorance de dire Cellou n`est pas eligible. N`est-il pas Guineen????
tutankhamon, jeudi 25 septembre 2008
Thank you BEBEL,you did a great job in this article because you single out the system that cellou is building in order to became president.we all know that he`s a sneaky person who doesn`t deserve to be our president.Cellou is among people who steel the taxes payer money from our country.once again,thank you and keep it up,you doing a great job
AHMADOU, jeudi 25 septembre 2008
Bebel est excessif,je crois qu`un journaliste ne doit pas utiliser son journal pour regler des comptes.Son style injurieux et indigne d`un homme qui se veut journaliste.Ce metier est trop noble pour verser dans l`injure et la diffamation.Cellou n`est pas plus voleur que celui qui l`a licencié pour faute lourde.
Alpha Oumar Barry, jeudi 25 septembre 2008
Cellou Dalein Diallo gouverne Comme nous l’expliquions dans le numéro précédent de La Vérité, le processus de transfert du pouvoir central de la présidence à la primature est aujourd’hui dans sa phase d’aboutissement. Et ce transfert de pouvoir est effectué en faveur de l’ancien Premier ministre guinéen démis pour "Faute lourde", Cellou Dalein Diallo. Le plan qui a conduit à ce processus a été ficelé sans état d’âme particulier, avec un cynisme et un machiavélisme hors pair, entre l’ancien Premier ministre Cellou Dalein Diallo et ses acolytes. Et, aujourd’hui, hormis le fait que c’est son clone qui soit à la primature, Cellou compte à son actif un effectif minimum de 10 membres au gouvernement et de près de deux centaines de hauts cadres dont plus de la centaine de directeurs nationaux. Si fait aujourd’hui que l’ancien Premier ministre a le monopole des décisions gouvernementales. A côté de ce que l’on peut appeler son entreprise étatique, dont les tentacules s’étendent sur toute la machine administrative, Cellou Dalein développe une nouvelle théorie politique : acheter tout ce qui bouge ou peut faire bouger, en terme de ressources humaines. C’est ainsi que malgré son OPA malheureuse sur l’UPR, placé à la tête de l’UFDG – parti qui ne comptait il n’y a pas longtemps encore que sur le charisme de son vieux leader -, on ne compte plus le nombre de transfuges qui se bousculent à son siège. Décidé à démanteler tous les grands partis, à commencer par le PUP, le président de l’UFDG s’achète tous les cadres et militants d’envergure des autres formations politiques. Mieux, Cellou Dalein a fait créer de nouvelles formations politiques en vue d’asseoir des partis satellitaires autour de l’UFDG. Cette situation, quoi que l’on dise, amène à s’interroger sur ce que sera demain la Guinée. Pas parce que nous voudrions insinuer que Cellou Dalein Diallo, citoyen guinéen, en sa qualité de président de l’UFDG, n’a pas le droit de prétendre diriger les destinées de la nation. C’est son droit le plus légitime comme ce l’est pour tout fils de ce pays. Mais tout simplement parce qu’en ses qualités ès ministre et Premier ministre durant une dizaine d’années, il n’a pas donné la preuve de ses compétences à diriger ce pays dans une voie différente de celle que nous connaissons, une voie nouvelle. Cellou Dalein est comptable, autant que tous les thuriféraires du pouvoir, hauts commis de l’Etat, de la situation désastreuse que nous vivons aujourd’hui. Pour avoir été un des barons du régime, pour avoir volé les deniers publics avec une rare dextérité et une virtuosité sans égale, pour avoir fabriqué des bataillons de Mathias, pour avoir transformé des milliers de paysans en mendiants, pour avoir corrompu des saints, pour avoir divulgué pernicieusement l’immoralité au sommet de l’Etat, pour avoir profané les valeurs républicaines les plus cardinales, bref pour avoir été - et être encore - le cerveau de l’Axe du Mal, nous pensons que monsieur Cellou Dalein Diallo n’est pas digne de s’asseoir dans le fauteuil présidentiel. Avec lui, il y aura toujours deux Guinée : la Guinée des copains et des coquins, qui va tirer sur elle toute la couverture de nos richesses ; et la Guinée des laissés pour compte, celle des populations et de tous ceux qui ne seront pas du même bord que Cellou, qui tireront le diable par la queue au point de la lui couper. Cellou Dalein, président de la Guinée, sera tel un shérif de l’Old Far-west pour qui seuls comptent la ruée vers l’or et l’extermination des peaux-rouges. Cette assertion vaut son pesant car Cellou ne saurait gouverner que dans les limites de ses dispositions managériales qui sont, il faut bien le dire, restreintes et carrées dans un cercle primaire. Dès lors, quel « plus » pourrait-il apporter à la Guinée ? Car comme ce peintre qui, n’ayant jamais voyagé et en manque d’inspiration, voudrait ‘’croquer’’ un nouveau relief ne trouve rien d’autre à faire que de dessiner et redessiner son paysage, le seul qu’il connut. Ne connaissant d’autre manière de diriger que celle qui prévaut à l’heure, il ne saurait donc diriger la Guinée autrement. Or les Guinéens d’aujourd’hui aspirent à une Guinée dirigée autrement. Si fait que ce sont alors tous les Guinéens amoureux de leur pays, consciencieux et patriotes dans l’âme qui doivent dresser des garde-fous, placer des barrières de sécurité et dénoncer et empêcher la tentative de sabordage de la souveraineté entreprise par le sieur Cellou Dalein Diallo ci-devant président de l’UFDG, crédité d’une fortune de plus de 16 millions de dollars US, scientifico-crapuleusement (science made in Cellou) volés au peuple de Guinée. Nous y reviendrons. Bébel
M.Abdoulaye, jeudi 25 septembre 2008
Bonjour mr Dayedio. Voulez vous nous publier l`article qui est á la base de la suspension du journal la verité? Si possible. Merci

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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