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Près de 72 heures après le vote, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) n’a toujours pas proclamé les résultats provisoires. Ce vide donnant lieu à toutes les supputations.
Le candidat de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFD) a été le premier a dénoncé des irrégularités enregistrées lors du vote du 27 juin. Mamadou Bah Baadikko avait déclaré au soir du scrutin devant un parterre de journalistes réunis à la Maison de la Presse qu’ils avaient été « témoins des tentatives de fraudes très nombreuses, qui ont été enregistrées dans certains bureaux de vote ».
Puis le directeur de campagne de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) Dr Fodé Oussou Fofana, s’est engouffré dans cette brèche pour pointer du doigt les opérations de dépouillement de deux communes, à savoir Dixinn et Ratoma, où il y aurait d’après lui des soupçons de bourrage d’urnes.
Ensuite, ce sera le tour du candidat du Rassemblement du peuple de Guinée (RPG) Alpha Condé, a lui aussi donné de la voix. Accusant nommément le président de la CENI, Ben Sékou Sylla, d’avoir « tout fait pour que ça se passe mal ».
Alpha Condé qui est un des favoris de ce scrutin dégage une sérénité tout de même. Ce qui rassure davantage son entourage sur la suite des événements.
Le chargé de communication de l’UPR, Morou Baldé a lui aussi levé le voile sur le fait que dans certains bureaux de vote, le nombre de bulletins retrouvés dans les urnes était supérieur au nombre de votant.
Dans cette foulée, une coalition de 17 partis a dénoncé également des cas de fraudes lors de cette présidentielle.
Face à ce flot de critiques, la CENI à travers son directeur des opérations, M. Pathé Dieng appelle tous les candidats et leurs militants à la patience et à la retenue.
« La CENI garde la sérénité nécessaire et invite tous les acteurs à en faire autant », a-t-il lancé à la presse.
Pour le moment, toutes les missions d’observation saluent « le climat apaisé dans lequel le scrutin s’est déroulé le dimanche ».
Le général Yakubu Gowon, le chef de la Mission d’observation de la Fondation Carter « a loué le Gouvernement de la transition pour sa volonté de soutenir et de respect du désir ardent du peuple de Guinée pour une autonomie d’expression politique et du choix de la personne qui va qui va dans le futur gérer les destinées de la nation, en vue de mettre fin à des décennies de mauvaise gouvernance et de manque de leadership».
Keita Mamady L’Indépendant, partenaire de www.guineeactu.com
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