samedi 14 mars 2009
Déclaration pour la Transition politique en Guinée

Réuni à Genève (Suisse), les 20 et 21 février 2009, un groupe de patriotes et d’intellectuels guinéens,

 

  • provenant de différents milieux socioprofessionnels, d'associations et d’organisations non gouvernementales de la Diaspora,

 

  • conscients des nouveaux enjeux politiques, juridiques, sociaux et économiques découlant du coup d’Etat du 23 décembre 2008 à Conakry,

 

  • concernés par la période de transition politique qui s’ouvre dans leur pays,

 

  • souhaitant accompagner ce processus politique et soutenir les objectifs du Groupe International de Contact sur la Guinée (GIC-G),

 

  • soucieux de la réussite de la Transition, sans pour autant donner un blanc-seing au Conseil National pour la Démocratie et le Développement (CNDD) et au Gouvernement de la République de Guinée,

 

  • considérant que le succès de la Transition devra être, cette fois, bénéfique à tous les citoyens guinéens,

 

après mûres réflexions, et parfois, des débats contradictoires, déclare fondamentale la réalisation des priorités suivantes durant la période de transition politique en Guinée :

 

1.      La mise en place d’un Conseil National de Transition (CNT), en tant qu'organe législatif provisoire, comprenant des représentants de toutes les forces vives de la Nation : classe politique, société civile, partenaires sociaux, diaspora ;

 

2.      La restauration de l’Etat et de son autorité, en particulier dans les domaines de l’administration, de la sécurité et du fonctionnement des tribunaux ;

 

3.      L’organisation d’un dialogue au niveau national, pour une large concertation et la mise en œuvre des différentes étapes de la Transition ;

 

4.      La révision et l’adoption, à l’issue de discussions approfondies dans le cadre d’un dialogue national tripartite, de la Constitution de 1990, en vue de l’équilibre des pouvoirs et de l’instauration d’un Etat de droit ;

 

5.      La restauration de l’indépendance de la Justice et la réhabilitation du système judiciaire notamment, par la création d’un Conseil Constitutionnel et d’une Cour des Comptes ;

 

6.      L'organisation d’élections libres, transparentes et crédibles par le soutien à la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), afin de garantir sa réelle indépendance vis-à-vis de l’Exécutif et sa neutralité face au champ politique ;

 

7.      La mise en place d’une Commission Vérité, Justice et Réconciliation, telle que présentée dans le Chronogramme du Chef de l’Etat le 16 février 2009, afin de tourner les pages sombres de l’Histoire de la Guinée ;

 

8.      La promotion de la gouvernance démocratique aux plans politique, social et économique ;

 

9. La réorganisation des forces armées nationales: missions, code de conduite, moyens.

 

A cet effet, le groupe susmentionné adresse la Déclaration de Genève pour la Transition Politique en Guinée aux nouvelles autorités guinéennes, en particulier au Chef de l’Etat, au CNDD, au Gouvernement, ainsi qu’aux Forces vives de la Nation, au Groupe international de Contact sur la Guinée et aux médias.

 

Fait à Genève, le 21 février 2009

 

Les signataires :

 

  • Dr Boubacar ARIBOT, Pharmacien, Lausanne, Suisse

 

  • M. Abdou Ghoudoussi BALDE, Journaliste, Genève, Suisse

 

  • M. Lamine BALDE, Maître de Conférences en Chimie Physique, Université Paris Sud, France

 

  • Dr Dominique BANGOURA, Politologue et juriste, Présidente de l’Observatoire Politique et Stratégique de l’Afrique (OPSA), Université Paris I Panthéon-Sorbonne ; membre fondateur du « Collectif pour une Transition Démocratique en Guinée » (COTRADEG), France

 

  • Mme Aïssatou BARRY, Ecrivain, Villeneuve, Suisse

 

  • M. Alfa Ousmane BARRY, Sociologue, Ecrivain et Journaliste, Paris, France

 

  • M. Bali de Yeimberein Alpha Oumar DIALLO, Ecrivain, membre de « Les Amis du Futur » (LAF), France, Paris, France

 

  • S.E. Issa Ben Yacine DIALLO, ancien Secrétaire Général adjoint des Nations Unies, Genève, Suisse

 

  • M. Thierno Oumar DIALLO, Haut-commissariat aux Réfugiés, Genève, Suisse

 

  • M. Biro DIAWARA, Nations Unies, Genève, Suisse

 

  • Dr Alpha Oumar DRAME, Ingénieur-Administrateur, Ecologiste, Conseiller municipal en Ville de Genève, Suisse

 

  • M. Aboubacar FOFANA, Economiste, membre du Club « Demain La Guinée » (DLG), Paris, France

 

  • M. Madice KEITA, Capitaine, Ingénieur d’aviation ; fondateur de la « Coordination des Militaires Guinéens en Exil » (COMIGEX), Suisse.

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Vos commentaires
Cissé Oumar de Bma, mardi 17 mars 2009
Ce groupe composite s’est réuni en catimini, en février dernier en Suisse ! ! ! Composite parce que certains participants naifs, ‘’innocents’’ et mal informés, apportent involontairement leur caution aux ambitions cachées de quelques assoiffés de reconnaissances et de pouvoirs (absents physiquement, mais bien représentés…).Lire la suite publiée sur quelques sites internet.
Christiane, samedi 14 mars 2009
Nos cadres devraient être plus près du terrain, et avoir davantage le souci des Guinéens de base. Jamais le simple aménagement d`une constitution n`a amené dans un pays un changement réel. On ne restaure pas l`indépendance de la justice simplement en créant une cour des comptes et un conseil consitutionnel. Il faut d`abord instaurer un maximum de justice dans un pays, et rendre le pouvoir aux gens ordinaires, au peuple qui doit avoir la possibilité de contrôler ses dirigeants. Et il est choquant de voir de futurs responsables écrire pour soutenir en premier lieu "le groupe de contact", groupe poliique étranger. Et votre ou vos peuples alors ? Il n`a pas besoin de vivre sans être volé et dépouillé de tout ?
Christiane, samedi 14 mars 2009
Nos cadres devraient être plus près du terrain, et avoir davantage le souci des Guinéens de base. Jamais le simple aménagement d`une constitution n`a amené dans un pays un changement réel. On ne restaure pas l`indépendance de la justice simplement en créant une cour des comptes et un conseil consitutionnel. Il faut d`abord instaurer un maximum de justice dans un pays, et rendre le pouvoir aux gens ordinaires, au peuple qui doit avoir la possibilité de contrôler ses dirigeants. Et il est choquant de voir de futurs responsables écrire pour soutenir en premier lieu "le groupe de contact", groupe poliique étranger. Et votre ou vos peuples alors ? Il n`a pas besoin de vivre sans être volé et dépouillé de tout ?
Anatole, samedi 14 mars 2009
De quelle légitimité ce groupe de personnes peut-il se prévaloir? Et je constate qu`il est composé en grande majorité de fonctionnaires, d`enseignants et de retraités. L`image du dynamisme d`une société! Est-ce cela l`avenir de la Guinée? En outre, il y a déjà bien trop de groupes de réflexion, action ou autre. Que ces personnes rejoignent des structures existantes!

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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