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Notre pays la Guinée vient de vivre les moments les sombres de son histoire lors de la journée du 28 septembre 2009. Par délégation du bureau exécutif du parti en Guinée, je souhaiterais rapporter la position du NFD sur la situation actuelle.
- Les événements du 28 septembre ont été un véritable carnage : les crimes sur la population ; les viols et les souillures de nos sœurs, tantes et mères ont été purement et simplement prémédités par la junte militaire en vue de mater les opposants comme à l’accoutumé dans notre pays depuis 51 ans d’indépendance.
- Ce n’est pas la première fois que cette armée tire sur la population non armée en toute impunité (cf. répressions sanglantes des manifestations en 2006, janvier-février 2007, Le chef de la junte militaire Moussa Dadis Camara y a pris part par sa présence sur le pont du 8 novembre lors des massacres.
Pour se déresponsabiliser Moussa Dadis Camara et sa junte militaire essaye de culpabiliser les leaders politiques. Comme si ce n’était pas suffisant cette même junte essaye de noyer le poisson en proposant la mise en place d’un gouvernement d’union nationale. Toutes ces manœuvres machiavéliques sont rejetées en bloc par le parti NFD.
En conséquence :
- Nous NFD, rejetons tout dialogue avec la junte militaire pour conduire la transition en Guinée. Cette junte s’est disqualifiée depuis les massacres du 28 septembre, elle n’est plus légitime pour conduire la transition.
- Nous demandons l’envoi d’une force d’interposition sous l’égide de la communauté internationale afin de sécuriser la population guinéenne.
- Quant à la nomination du président Blaise Compaoré par la Cedeao comme « facilitateur, nous nous réservons le droit de le récuser à tous moment si son impartialité n’est pas avérée.
- Compte tenu de la réunion que nous avons eue via les forces vives avec l’ambassadeur du Nigéria à Conakry ce samedi 3 octobre 2009 ; nous considérons que la médiation doit être le départ de la junte militaire et de Moussa Camara
- Nous demandons à la communauté guinéenne de l’extérieur d’entamer une procédure au Tribunal Pénal International (TPI). Nous restons à la disposition de tous pour fournir des documents et témoignages de la journée du 28 septembre.
- Les militants attendent le mot d’ordre du leader Mouctar Diallo pour sortir dans la rue. A l’heure actuelle nous demandons à tous les membres et sympathisants de rester chez eux en attendant l’arrivée du médiateur.
Toutes nos positions sont relayées au sein des forces vives en Guinée.
Menace de mort sur les membres du NFD :
Quant à la sécurité des membres du NFD, le Président du parti Mouctar Diallo est en danger de mort. A l’ instant où j’écris cet article, mon téléphone n’arrête pas de sonner par des appels des membres du bureau exécutif NFD de Conakry afin de m’informer de la menace réelle qui pèse sur Mouctar.
En effet la junte militaire aurait une milice afin de traquer et d’exécuter certains leaders politiques dont Mouctar Diallo. Cette milice se balade actuellement dans différents quartiers de Conakry, dans les cafés, pour soudoyer les gens afin de recueillir des renseignements sur la destination de Mouctar Diallo. Ces informations nous sont données par des militaires sous couvert d’anonymat, et certains sympathisants brutalisés par la milice.
Nous tiendrons cette horde armée avec son chef Moussa Camara, son bras armé Sékouba Konaté et tous les collaborateurs civils de ce régime pour responsables de ce qui pourrait arriver à Mouctar Diallo ainsi qu’aux autres leaders politiques et partenaires sociaux de Guinée.
Vive la Démocratie
Vive la République
Vive la Guinée
Bangoura Ibrahima Délégué NFD-France
www.guineeactu.com
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