|
Ce texte n’était pas destiné à être publié, du moins à l’époque de sa rédaction suite à la publication du communiqué des Forces vives après l’acte de Toumba. J’ai pensé qu’il ne fallait pas avoir l’air de tirer sur une ambulance qui venait juste de décharger ses augustes blessés du Stade de toutes les horreurs. Et puis il fallait plutôt les encourager à affronter les va-t-en guerre qui avaient finalement décidé d’aller propager les flammes qu’ils ont allumées le 28 Septembre 2009.
Mais avec les tous récents signes d’implosion des Forces « vives » (voir nos infos/flash), ce texte retrouve toute son actualité. Je vous le propose tel quel.
Les mots me manquent. C’est accablant. Désolant. Désillusion totale. Ils ne l’ont pas écrit. Donc c’est un faux. Il est publié, donc usage de faux. La cellule communication est assurée par le très consensuel Ahmed Tidjane Cissé et le sémillant Aboubacar Sylla, jeune Turc aux dents longues qui en veut. Qui le lui en voudrait ? Je l’ai vu conduire de main de maître les journées de l’information à la première moitié des années 90. Il fallait être courageux pour initier la libération des ondes pendant qu’on est le second rouage du système qui le verrouillait par la pensée unique de la première république, reconduite par la seconde. Je dis ses qualités d’autant plus librement que je ne comprends toujours pas pourquoi ce jeune surdoué de la politique s’est fendu un jour d’une philippique cherchant à démontrer en gros que la diaspora était disqualifiée pour gérer les affaires de ce pays.
Ahmed Tidjane Cissé ? Ancien numéro deux du RPG pendant les années de braise. Il a goûté aux geôles de son « parent » Conté. Ils sont à peu près du même bled. On ne lui a toujours pas pardonné d’avoir trahi son « frère » aux environs de Bourémaya. Aujourd’hui encore, c’est encore dans la mouvance du RPG (une coalition dont fait partie son MDP), qu’il joue tout récemment, avec Aboubacar Sylla, les « go between » des Forces vives. Autrefois il dansait, chantait et gagnait ainsi sa vie. Pas avec ses poèmes ni avec ses pièces plusieurs fois primées. On sait moins qu’il est un ancien de « Science Po », comme un certain Kerfalla Yansané, Phiraouna de la BCRG ou Alpha Condé, et qu’il est docteur en Science politiques.
Un membre influent des Forces vives a lancé il n’y a pas longtemps encore, sans rire, « oh ces deux là n’ont qu’un rôle administratif, assignés à des tâches subalternes, ils n’écrivent que ce qu’on leur demande ». « Le maçon se juge au pied du mur » (Baadiko Bah, patron de l’UFD, un des « maçons », le hasard n’existe pas, de la listes des 12 Chevaliers de la Table ronde dont furent exclus MM Cissé et Sylla entre autres). J’aurais voulu voir la tête de ce monsieur, (il ne s’agit plus de Ba Baadiko), lorsque le "Facilitateur" leur avait demandé où était leur copie. Poussés donc au pied du mur du Saint des Saints par le Beau Blaise, les « élus » sont allés chercher dare-dare Aboubacar Sylla interdit de classe.
Mais Monsieur Bokoum, où nous conduisez-vous ?
Dans la galère de ce communiqué qui n’a pas pu être écrit par Ahmed Tidjane Cissé et Aboubacar Sylla ; les « élus » ont dû les limoger depuis que Dadis a reçu cette balle et que le Pouvoir semble être « in the pocket » pour certains.
« Une balle dans la tête de Dadis, le pouvoir dans la main des «élus» ».
Simple non ? CQFD.
« Alors, dégagez-moi ces deux là ! »
Car enfin comment peut-on écrire que l’acte de Toumba a contribué à retarder le processus de sortie de crise, verrouillé depuis qu’on l’a dévoyé, « facilité » par cette « facilitation » ! Le Tout Puissant nous enlève une des grosses épines de cette interminable transition et on verse de grosses larmes sur le sort du premier responsable du plus grand carnage de l’histoire contemporaine guinéenne. Toutes choses rapportées dans le temps. Car on ne fera jamais pire que le Camp Boiro ou le nettoyage ethnique à l’occasion du « coup » Diarra.
Comment peut-on dire qu’il faut dissoudre le CNDD, et dans le même temps concevoir un organe de la transition comprenant « les forces de sécurité » ? Simple mouvement du genou vers le CNND, mais sous la table. Juste un "coutcha", comme on dirait en Côte d'Ivoire.
Je rêve, je passe mon temps à rêver. Comment donc des hommes qui ont sacrifié de longues années de leur vie pour que s'instaure en Guinée un Etat de droit, soient devenus, se faisant, incapables d’aligner deux propositions qui ne s’entrechoquent et s’annulent ? Qui passent le temps à prendre à témoin le peuple, « mobilisez-vous », pendant qu’eux-mêmes se tirent dessus, oh pas par des balles à la Toumba, mais c’est presque souvent pire.
D’ailleurs je ne m’adresse ici qu’à ces deux porte-plume des « grands » Partis. C’est vraiment vous qui avez été commis au traitement de texte de cette prose, ou avez-vous cédé la place à vos pairs, la cellule des handicapés, membres à part entière de ce Forum ?
D’ailleurs de quoi je me mêle, il y a tout le monde dans ce forum, sauf les Diaspourris dont personne ne veut. On a même confondu les journalistes venus à Ouaga de l’extérieur, avec des Diaspourris, et alors on n’en voulait pas !
Salut de fatigue !
Saïdou Nour Bokoum
PS : lire plus lire mieux, aller voir www.manifeste-guinee2010.org
www.guineeactu.com
|