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La Coordination des associations guinéennes des Etats-Unis d’Amérique prend acte des calomnies injustifiées faites à son égard par la commission spéciale de révision des statuts de la Guica (l’organisation des guinéens de la ville de New York). Elle tient tout d’abord à rappeler que, de par ses statuts et son règlement intérieur, la Coordination est une organisation non partisane. Autrement dit, elle ne roulera ni pour ni contre un parti politique.
De par sa vocation, elle entend travailler à la défense et à la sauvegarde des intérêts de tous les guinéens sur le sol américain en particulier et du peuple de Guinée en général. Elle est et demeurera ouverte et inclusive. Son dessein est le regroupement de tous les guinéens sans aucune distinction. Elle regroupe à présent les associations guinéennes dans 14 grandes agglomérations des Etats-Unis d’Amérique et souhaite dorénavant la bienvenue aux autres qui se constituent.
La Coordination tient à dénoncer la mauvaise foi des membres de la commission de New York et les mensonges que comporte son publireportage. En effet, la commission affirme que New York n’a été ni écoutée, ni consultée encore moins associée durant tout le processus qu’elle considère «abject et discriminatoire ayant abouti à cette parodie d’organisation ». La coordination s’inscrit en faux contre cette déclaration mensongère en proposant à l’opinion nationale et internationale la lettre ci-jointe que la fameuse commission a adressée au comité d’organisation de la Convention d’Atlanta pour demander le report de la date du 15 août 2009 qui avait été préalablement retenue. En réponse à cette lettre, les associations guinéennes des Etats-Unis que la commission ne semble ni reconnaître le droit de s’organiser ni respecter ont accepté de reporter la convention au 1er novembre 2009. Elles en ont profité pour déléguer deux présidents d’associations (celui de Boston et celui de Philadelphie) pour donner un coup de main à la commission dans ses efforts de redynamisation de la communauté guinéenne de New York. Si, malgré cette main tendue et ce support, la commission n’a pu renouveler le bureau de New York, elle devrait reconnaître son impuissance au lieu de s’attaquer à la coordination dont la marche commencée ne sera plus arrêtée.
Par ailleurs, la Coordination tient à rappeler certains faits historiques connus de tous les guinéens vivants aux Etats-Unis d’Amérique. En effet, avant que naisse l’idée de mettre en place la coordination des associations guinéennes, le bureau de New York avait l’habitude de parler au nom de tous les guinéens des Etats-Unis sans consulter les autres associations. Ce comportement a été plus d’une fois dénoncé par les guinéens des autres villes et/ou états. Quand en avril 2007 une tentative de mise en place de la coordination des associations guinéennes des États-Unis a été faite à Washington, c’est encore le bureau de New York qui l’a boycottée et qui a œuvré pour son échec, malgré le déplacement de plus de 15 associations à travers les Etats-Unis.
Sur la grossière accusation lancée contre les participants à la Convention d’Atlanta qui les traite de «béni-oui-oui à la solde du chef de la junte Dadis Camara et du CNDD…. », la Coordination des associations guinéennes tient à rappeler le fait que la seule ville aux États-Unis qui abrite officiellement un comité de soutien au CNDD et qui supporte la candidature du Capitaine Moussa Dadis Camara est New York.
Plus grave encore, la coordination s’interroge, avec inquiétude, sur la vraie vision que les membres de la commission de New York ont de la future Guinée dont nous rêvons tous. Par le mépris qu’elle exprime ci-clairement vis-à-vis les guinéens des autres villes et états, peut-on comprendre qu’aucune minorité n’aura droit à la parole dans la future Guinée ? La coordination tient à rappeler aux membres de la Commission de New York que les Etats-Unis comptent 50 Etats et certains d’entre eux sont moins peuplés que le Bronx dans New York, mais ils jouissent tous du même respect et de la même considération.
La coordination condamne la réaction de la minorité extrémiste de New York, dont les membres de la fameuse commission, vis-à-vis l’honorable déléguée qui a pourtant valablement et dignement représenté la ville de New York à la Convention d’Atlanta.
Est-il besoin de rappeler que la commission spéciale de révision des statuts de la Guica ne représente qu’elle-même ou, au plus, la ville de New York ? En aucun cas elle n'a été mandatée par les associations guinéennes des États-Unis. Sa légitimité reste questionnable même par rapport à la ville de New York, à plus forte raison, par rapport aux associations guinéennes des Etats-Unis d’Amérique.
Au regard de ce qui précède, la Coordination des associations guinéennes des Etats-Unis d’Amérique exige de la part de la Commission de révision des statuts de la GUICA non seulement la reconnaissance du caractère mensonger et calomnieux de son publireportage mais aussi et surtout des excuses publiques.
Fait à Atlanta le 16 novembre, 2009
La coordination
www.guineeactu.com
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