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Je viens par cet article, mes chers compatriotes, vous inviter à partager mes inquiétudes sur l'état du bled en ce début d'année 2011...
D'abord, il s'agit de nos cousins de Siguiri (ville dont sont originaires certains de mes amis, Diawara, "Yaourt de Guinée" un de mes condisciples de la Sorbonne, le Doyen Julien Condé (Paix à son âme), un grand "amoureux" de notre pays et de Kouroussa (chef-lieu de naissance d'un ami d'enfance à Tougué de Camara Lamine, actuellement à Bamako).
En effet nos frères de ces 2 villes, après avoir, sous Lansana Conté, saccagé les immeubles de Madykaba Camara, Diawara et même Mory Djéli qui avait chanté les louanges de Harouna Conté et cassé du Peul lors de l’élection présidentielle, viennent selon le site Africaguinée, à Kouroussa, de se taper dessus comme des chiffonniers pour une affaire de champs aurifères que se disputent 2 villages de la localité. Pourquoi ne pas nationaliser l'or de ces régions comme la bauxite de Boké ? A quand le Nobel de la violence dans notre cher Pays ? Nos sites devraient, chaque année, attribuer un Prix de la Ville la plus pacifique et un autre du mauvais élève de la classe Guinée...
Le second sujet concerne la colère de nos toubibs, suite à la gratuité des soins décidée par notre gouvernement... L'idée est séduisante et à souligner au motif qu'elle figurait dans le programme de l'Alliance des Bâtisseurs que j'ai eu à traiter dans mon article consacré à la protection sociale. Mon inquiétude, comme celle de nos praticiens, repose sur le fait que cette décision ne prévoit aucune mesure d'accompagnement d'une part et d'autre part qu'elle devait être prise après un vote au Parlement à moins que les décideurs ignorent la procédure à suivre. En effet la gratuité des soins signifie, pour faire simple pour les profanes, que le patient (vous et moi) n'a rien à débourser après avoir bénéficié de soins. Cependant le praticien, médecin, infirmier ou centre de santé (hôpital, dispensaire) EST REMUNERE par un tiers à savoir l'ETAT ou la Sécurité Sociale sur un fonds appelé Fonds d'action sanitaire et sociale, voté chaque année par l'Assemblée Nationale (qui n'existe pas encore) ou par le Conseil d'administration de la Caisse de Sécurité Sociale. Par ailleurs, le champ d'application de cette gratuité des soins doit être balisé et les conditions d'attribution définies par le législateur ou par décret, voire même par arrêté. La condition de ressources doit être l'axe central pour ne pas creuser le déficit de l'organisme payeur. Enfin l'action sanitaire et sociale de l'Etat n'est pas contributive en ce sens qu'elle est financée par le budget de l'état. En partant du principe que tous les citoyens ne sont pas imposables (il existe dans tous les pays des individus ou des ménages dits Non Imposables) et que, une fois que le budget voté est épuisé, il ne peut être reconduit que pour l'année N+1, il est indispensable que cette mesure ne soit pas étendue à tous mais limitée par le critère suggéré plus haut, c'est-à-dire les ressources...
Merci de votre attention.
Mohamed Sampil
www.guineeactu.com
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