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L’absence prolongée du président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) Ben Sékou Sylla suscite des interrogations, d’autant que cet organe chargé d’organiser des élections essuie les critiques les plus acerbes de certains leaders politiques qui émettent des réserves sur la bonne foi de son président.
Les critiques fusent de partout contre la CENI et son président Ben Sékou Sylla, dont la méthode de travail commence à éveiller des soupçons chez les partis politiques. Malgré ces tirs à boulets rouges, on n’entend nulle part le président de la CENI donner sa version des faits. Ce silence de la part d’un mordu de la rhétorique reposerait simplement sur le fait que Ben Sékou Sylla est malade. Il y a belle lurette en effet que celui qui préside aux destinées de la CENI ne serait plus en possession de toutes ses facultés physiques.
La CENI qui n’en a cure de la réussite des élections n’a pas daigné en informer l’opinion sur l’état de santé de son président. Pourtant des sources concordantes indiquent que celui-ci serait sous traitement dans un hôpital parisien.
Le cas de Ben Sékou Sylla ressemble bien à celui d’un capitaine de bateau qui abandonne son équipage en pleine tempête.
C’est du moins la comparaison faite par des observateurs sur le fonctionnement de la CENI à quelques semaines du scrutin présidentiel.
Bien sûr que c’est une affaire de santé qui commande de la compassion de la part de tout être humain. Mais vu les charges auxquelles Ben Sékou Sylla est soumis en tant que président de l’organe qui a la lourde responsabilité d’organiser les élections avec l’appui du ministère de l’Administration du territoire et des affaires politiques (MATAP), son absence prolongée devrait faire l’objet d’une notification auprès de l’opinion. Car la responsabilité de toute faute commise au niveau de la CENI incombe à son président.
Alpha Condé, président du Rassemblement du peuple de Guinée (RPG) et Almamy Ibrahima Barry, le candidat indépendant n’ont pas fait dans la dentelle en déclarant ouvertement que la CENI et son président étaient en train de mener les Guinéens en bateau.
Comme pour dire que les recensements étaient entachés d’irrégularités, ce à tous les niveaux.
En Côte d’Ivoire, Beugré Mambé a été évincé par Laurent Gbago qui a accusé la commission électorale ivoirienne (CEI) d’avoir commis des fraudes lors de l’enregistrement des électeurs.
Avec une CENI sans tête, qui paiera alors en cas de désagrément ?
En tout cas, ce n’est pas Foumba Kourouma, leur porte-parole qui voit tout en rose.
N’Diaré Diallo Le Démocrate, partenaire de www.guineeactu.com
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