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La Constitution donne à tous les citoyens « le droit de réunion, de manifestation et de cortège » (Article 10). En vertu de quoi peut-on, donc, interdire ce droit ? Si, pour des raisons valables, on doit temporairement faire dérogation à cette mesure, alors la dérogation doit être générale pour tous les citoyens.
« Le Gouvernement tient à rappeler qu’il avait diffusé des communiqués interdisant les manifestations de rue, les cortèges et autres regroupements à caractère politique pour la préservation de la paix en ce lendemain des élections présidentielles », nous dit-on dans un communiqué !
Combien de « cortèges et autres regroupements à caractère politique » a-t-on déjà vus au lendemain de l’élection présidentielle ? Pourquoi ne les avait-on pas interdits ? Et pourquoi a-t-on interdit ceux du 3 avril ? Pour qui nous prend ce gouvernement ? De qui se moque-t-il ?
Dire que tout cela est fait avec la bénédiction, voire l’ordre – exprès ou tacite – de l’homme qui, avant d’entrer en fonction comme le Président de tous les Guinéens, a juré sur son « honneur de respecter et de faire respecter scrupuleusement les dispositions de la Constitution » (Article 35) !
En tous cas, ces autres crimes ne seront pas impunis. Que leurs auteurs se détrompent ! Les communautés nationale et internationale sont suffisamment averties.
Un Guinéen (nom connu de la rédaction) Rouge d’indignation
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