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mercredi 2 juillet 2008 |
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De la restauration de l’autorité d’Etat |
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Voilà ce qui préoccupe à l’heure actuelle, au point que l’on ne peut s’empêcher de se demander où est passée cette autorité qui mettait de l’ordre dans la vie du citoyen et garantissait à chacun ses libertés fondamentales. Aujourd’hui, la cité vit dans l’anxiété. Depuis quelque temps, ce sont des troubles sociaux sur fond de revendications qui constituent des sources d’inquiétudes et d’insécurité. L’autorité de l’Etat en reste d’autant compromise que rien ne semble plus rassurer sur le retour de la quiétude. Au-delà de la nomination d’un gouvernement de large ouverture, il y a qu’une prise de conscience collective s’avère nécessaire en faveur d’une concertation nationale, pour redéfinir l’Etat et lui donner les moyens de sa consolidation. C’est à travers une concertation nationale que nous pourrions prévenir d’autres troubles en gestation. Malheureusement, il y a comme une démission des forces vives, un laisser-faire coupable dont les conséquences sont imprévisibles. Le changement demandé ne se réalisera que lorsque toutes les composantes sociales se seront positivement impliquées en faveur de la paix et de l’unité. Les législatives en perspective ne se dérouleront dans la transparence et la paix que quand les acteurs politiques jugeront de la nécessité de sauver d’abord l’Etat des nombreuses convoitises qui tentent déjà de compromettre son autorité. Les Guinéens s’interrogent sur le pourquoi de toute cette démission qui favorise toutes les tentations. Le Gouvernement du Dr Souaré a tout l’air d’être un gouvernement de transition vers une ère nouvelle. La participation de certains partis politiques à ce tremplin des forces sociales permettra peut-être de relever le défi. Entre temps, les populations désabusées attendent de voir. Thierno D. Barry Le Démocrate, partenaire de www.guineeactu.com
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