dimanche 1 novembre 2009
De la nécessité d’une force d’interposition en Guinée
Bilguissa Barry

Rien de positif et de durable ne pourra être obtenu dans un débat en Guinée dans l’état actuel de la situation que si les deux camps qui négocient bénéficient des mêmes moyens. Et dans la situation actuelle de la Guinée il y a d’un côté des militaires qui ont hérité d’une culture de la loi du plus fort physiquement ou avec des armes. Et de l’autre côté il y a des politiciens et ceux qui les supportent; eux, comme les militaires ont vécu et grandi dans la même culture.

Comment trouver une solution crédible pour instaurer la stabilité, l’ordre, et éventuellement la démocratie semblable à celle que vivent les pays occidentaux?

À mon avis, il faut se questionner sur la possibilité d’un débat d’égal à égal, mais comment? Quand une partie a quelque chose de plus que son interlocuteur; c’est-à-dire une force militaire. Et puisqu’il s’agit de la Guinée il faut se référer à la culture guinéenne qui donne toujours raison au plus fort ou à la personne plus forte matériellement parlant, qu’il ou elle se trompe ou pas. Le mari dans le cas d’un couple, l’homme ou le père dans une famille ou très rarement une femme forte avec des moyens financiers ce qui est plutôt exceptionnel mais cela arrive. Et comme il est question d’un pays, dans ce cas le président! Voilà tout le problème.

Les militaires et les politiciens veulent vivre dans un pays moderne cela ne fait aucun doute, mais aucun d’entre eux ne veut renoncer à ce qu’ils et elles appellent valeurs culturelles importantes ou coutumes cependant, aucun d’eux ne peut en son âme et conscience expliquer les raisons d’être de ces valeurs qu’ils et elles considèrent importantes aujourd’hui en comparaison avec les idéaux d’une nation moderne et tout ce que cela implique.

Pour savoir à quoi renoncer. Pourquoi renoncer? Et quand renoncer à ces valeurs qui de toute évidence ne donnent pas les résultats escomptés.

Je me souviens que quand une femme se faisait battre par son mari, ceux qui venaient pour la consoler lui recommandaient de ne plus recommencer! Et vous avez une partie non négligeable de la réponse à la situation guinéenne.

Par exemple, quand on veut mettre en place une commission, un groupe de réflexion ou de sage on pense tout de suite subjectivement à l’âge des membres, à leurs sexes, leur religion et ceux qu’ils appellent probité morale.

Un cercle vicieux, et on recommence encore et encore…

Je me questionne.

Est-il concevable dans la culture guinéenne que des jeunes soient plus sages que leurs parents ? Est-il possible pour les parents guinéens d’accepter de s’effacer et faire confiance à leurs enfants, attendre que ces derniers sollicitent leurs conseils ? Serait-il possible pour eux de s’abstenir de s’immiscer à tout et à n’importe quoi et attendre SAGEMENT que l’on vienne les solliciter? Quand je dis parents je veux dire tout ceux et celles qui sont nés avant l’indépendance de la Guinée!

Maintenant pour revenir à l’objet de cet écrit, qui est la nécessité d’une force d’interposition, je crois qu’elle est nécessaire et devrait être sollicitée par toutes les personnes de bonne volonté afin d’instaurer un climat de sérénité pour ceux qui veulent une transition vraie sur une base solide.

Nous sommes en face de la même culture avec les mêmes actions qui donneront les mêmes réactions. Des moyens forts pour dissuader les militaires qui voudront imposer leurs volontés d’abord à leurs interlocuteurs civils et politiciens, et ensuite au peuple tout entier. C’est ainsi que ça a toujours fonctionné en Guinée, donc il faut cette force sinon ce sera à recommencer.

On ne débat pas avec son maître, on ne débat pas avec son supérieur, on doit juste subir et se taire! Ce qui a toujours entraîné les violences en Guinée se résume à cela. Maintenant, si nous voulons qu’il en soit autrement, il faudra faire ce qui sera utile.

Quand on argumente avec quelqu’un qui ne se compare qu’aux pires, pas aux meilleurs, qui n’accepte pas d’être contredit, qui croit avoir toujours raison et qui insulte quand il n’a plus de réponses valables face à son interlocuteur, et qui en désespoir de cause utilise la force pour cacher ses lacunes et sa peur, il ne peut y avoir de solutions positives et durables.

Le nationalisme et le patriotisme commencent par le respect des lois de son pays et l’amour pour ses compatriotes.


Bilguissa BARRY,
Montréal, Canada


www.guineeactu.com

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Vos commentaires
housseinatou, jeudi 5 novembre 2009
Bilguissa ,il faut surtout ne pas repondre.Les sites ont ete infiltres par des gens qui veulent voiler la face du guineen pour mieux l`abattre.Vous avez fait une proposition pour empecher qu`a l`avenir ces actes ignobles ne se repetent.les balles quand elles sifflent ne font pas de differences entre peulhs soussous malinkes guerzes kissi tomas etc..Elles ne sont pas ethnocentristes tout comme d`ailleurs notre peuple stoique et resigne.ce sont des individus qui ont vendu leur ame au dieu argent qui essaient de jeter l`oprobre sur cette paisible population pour faire de la guinee un autre Rwanda .des pecheurs en eau trouble qui n`ont d`autre agenda que de profiter de ces massacres pour s`enrichir avec les diamants l`or la bauxite taches de sang de nos martyrs.C`est malheureux que les assassins trouvent toujours des bras qu`ils arrivent a armer contre leurs parents.J me demande parfois comment ces guineens arrivent a trouver le sommeil en sachant qu`il ya aujourd`hui des parents qui cherchent encore les corps de leurs enfants.comment peuvent ils parler et manger avec leurs familles en sachant que des guineens ne peuvent ni manger ni fermer les yeux a cause de ces horreurs qu`ils n`ont jamais connus.Honte a vous et puisse dieu et les amis de dieu et du peuple de gLuinee nous proteger de ce qui se prepare contre nous.soyez maudit a jamais.A vous bilguissa laissez les chiens aboyer la caravane du peuple de guinee passera toujours et continuera son chemin vers la liberte.
Bilguissa, mercredi 4 novembre 2009
Pour mademoiselle « Abdoul Sow » J’étais un peu fatigué pour te répondre correctement hier, tu as raison d’avoir peur de moi, mais ce n’est pas à moi que tu devras rendre des comptes le jour venu; mais bien au peuple de Guinée. Tu parles de feu allumé, mais ce qui se passe présentement en guinée c’est la conséquence de ce que tu sais faire le mieux le désastre! Ça fait quelques années que je t’observe. Quant à nous guinéens, nous cherchons justement à éteindre ce feu de la division, de la médiocrité, de l’aveuglement et de l’égoïsme. Sais-tu où se trouvent présentement les personnes que Lansana Conté à le plus aimés, ceux et celles qui ont le plus compté dans sa vie? Ceux et celles qui l’ont réellement aimé jusqu’à sa mort? Connais-tu une seule personne sur cette terre de surcroît un président de la République qui aimerait après sa mort laisser un tel héritage pour sa famille et son pays? Pendant ce temps toi tu continue à narguer les guinéens. Lis réactions et les commentaires concernant cet article, les mots et les qualificatifs qu’ils utilisent et tu comprendras tout le mal que tu as grandement contribué à faire à la Guinée. Pourquoi tu as choisi un nom peul pour te rendre à moi? Réfléchis
Alseny Kenien Bangoura, mardi 3 novembre 2009
Vous confondez amour et tambour.Les Peulhs n’ont jamais ete assoiffes de pouvoir..Ce que vous pronez emanant des autres ethnies contre les Peulhs n’engagent que vous.Dans votre dessein inavoue et ignoble du maintien au pouvoir vous voulez utiliser toutes les voies possibles y compris le dechirement du tissus social guineen.Ne vous leurez pas. Vous n’atteindrez jamais cet objectif.SEULE LA VERITE TRIOMPHERA AU GRAND JOUR Halte au racisme ///////Soyez un peu eclaire dans vos reactions et occupez vous pour l’instant des soucis de poursuite du TPI qui vous accablent. Ayez a l’idee bien entendu que vous ne reffletez nullement votre ethnie tant respectable.Celle-ci se caracterise par son humilite et le respect du prochain.
Amos Kamano, mardi 3 novembre 2009
Mme Barry, on vous comprend, vous les peuhls. De toutes les façons, vous n`allez jamais commander dans ce pays tant aussi longtemps que vous allez trahir le monde. Vous êtes en train de radicaliser les positions des autres groupes ethniques du pays contre vous. Comment c`est seulement contre vous que tout le monde se plaind? Il y a peut-être une part de vérité dans toutes ces histoires qui vous touchent. De Sékou Touré à Dadis en passant par Conté, vous n`avez pas honte?
Keoulenba, mardi 3 novembre 2009
Madame, il n’y a aucune nécessité de nous envoyer une force d’interposition en Guinée. Autre fois, on comptait au bout des doigts les jeunes qui voudraient se faire incorporer dans l’armée. Je me souvient que nous avons été nombreux à refuser d’aller dans l’armée en 1978 (promotion libyenne) en 1984, nous avons refusé aussi après notre formation commune de base. Entre 1985 et 1990 le chômage a commencé en Guinée ; aucun moyen de trouver du travail. Alors, la plupart de nos amis ont préféré aller dans l’armée pour échapper au chômage. Plutard en 1993, des femmes, des mères de famille comme vous Mme Barry et des frères et père de famille comme moi avons commencé à donner de l’argent pour engager nos garçons turbulents. C’est ainsi qu’en 1993, les jeunes militaires ont failli brûler le quartier Daka à Labé. Quand nous engageons ces bandits que nous avons-nous même fabriqués dans nos familles, nous pensions les éloigner de nous ou nous pensions que c’est l’armée qui les éduquera pour nous ? Non ! Si le pèlerinage n’a pas transformé le comportement des hommes, ce n’est pas l’armée qui le fera. Dans l’armée, on apprend à tuer c’est clair ? Et si le soldat a raté son éducation en famille, il tirera sur tout ce qui bouge, voila c’est ce qui nous est arrivé. Alors de quelle force d’interposition avez-vous besoin pour vous protéger ou du moins, nous protéger (car, vous, vous êtes certainement couchée dans une chambre climatisée profitant, du résultat de 700 ans de labeur d’un peuple aujourd’hui civilisé) de nos enfants mal éduqués, produit pur et dur, d’un système que nous avons fabriqué avant de nous enfuir vers des horizons différents, pour nous transformer en Français, en australien, en Canadien… Pas de force d’interposition entre nos frères et nous, nous gérerons la situation car nous reconnaissons que nous sommes responsables de ce qui nous arrive. Faites économies des troupes au bénéfice de la Somalie, du Darfour et de l’IRAK.
Conde, mardi 3 novembre 2009
Sow je me fais avocat de notre soeur bilguissa ,La situation du pays necessite mieux qu`une force d`interposition ,je ne comprends personnelemnt pas la raison qui pousse la corporation la plus negtive de la societe guineenne (ARMEE) a tirer a tout bout de champs sur les gens. Je te rappele si possible que seul en guinee on voit un soldat nouvelelemnt recruter etre payer plus qu`un medecin ayant 20 ans d`ancienete ou un professeur. Ces gens la ont juste besoin d`un contre poids.
Bilguissa, lundi 2 novembre 2009
Yetté Sow i sabari! Tout d’abord je souligne que si j’étais maîtresse du feu il ne servirait qu’a faire le bien. Je n’entretiens rien de négatif et je ne souhaite jamais le mal à personne. Brûler la guinée c’est un grand mot et J’ESPÈRE que cela à juste dépassé votre pensée. Ensuite quand aller en guinée et quoi faire la décision de dépend que de moi. Et je ne suis pas réfugiée au canada je suis citoyenne du canada aussi au cas ou vous ne saurez pas. Calmez-vous
Abdoul Sow, lundi 2 novembre 2009
Mme Barry, on se fait difficilement une idée de ce que vous voulez souligner. Bref, je comprends que vous souhaiteriez une force d`interposition en Guinée. Mme, croyez-vous que la situation actuelle au pays nécessite une telle Force aux conséquences que vous ignorez peut-être? Vous voulez brûler ce pays par vos pensées irresponsables. Au lieu de continuer à te refugier au Canada, rentre au pays pour voir la réalité. Sois courageuse!
ALGASSIMOU, dimanche 1 novembre 2009
marci madame
Modibo Traore, UK, dimanche 1 novembre 2009
Analyse depassionee et desinteressee. Je suis en faveur de l`idee de la force d`intervention proposee ici par ma soeur Bilguissa. Il est vrai que le CNDD est defait et ne resistera pas longtemps sous le poids ecrasant des sanctions qui ne cessent de l`accabler. C`est dire donc qu`on a pas besoin d`intervention militaire pour le faire partir, du moins pour l`instant. Mais en revanche, la necessite d`une force de protection des civils et des militaires s`impose pour au mois deux raisons: Premierement, la Force protegera les civils pour eviter que le depart du CNDD ne conduise a d`autres massacres. Deuxiemement,elle veillera a ce qu`aucune espece de chasse aux sorcieres ne prenne place au sein de l`armee, une fois que les institutions auront ete demilitarisees. Car dans les cas echeants,ce sont les civils qui en patiront. Cette double protection est d`autant necessaire qu`elle permettra de creer une atmosphere propice a la conduite d`une enquete judiciaires sur les crimes qui ont enduille notre nation.
Momo Soumah, dimanche 1 novembre 2009
Celle là n`est pas une femme vendue. Elle respecte les guinéens et veut l`instauration d`une démocratie chez nous. Merci Mme Barry
Chernor Saidou Jalloh, dimanche 1 novembre 2009
Bravo Madame Barry!Dadis avec son clan doit partir le plus vite possible pour assurer la sécurité d`un peuple qu`il voilait la démocracy en Guinée.Encore une fois je vous dit merci beacoup.
Saikou Diallo, dimanche 1 novembre 2009
Bravo! cette fois-ci, vous avez mon soutien. FINALEMENT, vous revenez sur notre planete, je vous encourage dans ce sens et vous remercie pour votre contribution desormais positive au debat.
Alphady Sy, dimanche 1 novembre 2009
Voilà ce qu`on attend des braves femmes Guinéennes: demander la sécurité pour la population Guinéenne afin qu`elle ne subisse plus les assassinats, vols et viols. Dadis et ses bandes armées se croient forts parcequ`ils ont les armes et en face d`eux il n`y a que des civils à mains nues. Les bandes armées Guinéennes pensent être braves en massacrant, volant et violant. Il est donc nécessaire d`envoyer une force de protection des civils et du futur gouvernement civil. Tant que Dadis sera le seul à détenir les armes en Guinée il se comportera en sauvage mais dés qu`il verra une force armée en face il va devenir doux comme un agneau. Dadis est un poltron: N`oubliez pas que c`est un pompiste qui s`occupait des carburants en plus qui ne se souvient pas ses regards de gauche à droite quand il lisait ses communiqués au tout debut du putsch. Après Ouaga si Dadis ne s`engage pas à s`exiler la communauté internationale devra envoyer une force militaire pour chasser les violeurs.
CGCPM.ORG, dimanche 1 novembre 2009
Vous avez, madame, notre total soutien. Que Dieu vous bénisse! La Guinée, plus que jamais, a besoin aujourd`hui des femmes comme vous.

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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