vendredi 2 avril 2010
De la diète noire à la grève de la faim

La grève de la faim de Tierno Telli nous oblige à prendre position. Au minimum, son action a ce mérite. Je passe sur les injures des orphelins du PDG. J’ignore aussi les insinuations qui veulent que ce soit une action désespérée, isolée, stérile voire suicidaire.

Parmi les différents commentaires qui ont été faits, il y a ceux qui en toute bonne foi lui demandent d'arrêter à temps son action. Avant qu'elle n'entraine des dommages physiques irréparables. Ils ajoutent que le message ayant été reçu, la presse se chargera de l’amplifier. Avec le temps, ils espèrent une amélioration graduelle de la situation des droits de l’homme en Guinée qui, peut-être, amènera à la réouverture des charniers et des dossiers des crimes commis par l’armée guinéenne.

Cette position pèche par un excès d’optimisme qui ignore la nature même des medias de masse ainsi que la versatilité capricieuse des opinions populaires. Il y a 6 mois on s’émouvait de crimes du 28 Septembre. Qui en parle aujourd’hui ? L’espérance est infondée de croire que le temps fera les bonnes choses mécaniquement, quand de vagues conditions seront remplies. C’est pourquoi il faut rejeter cet attentisme.

Ce qui distingue l’ambition pour la justice et le rêve pour la justice c’est l’action. Rêver de justice sans agir c’est soumettre ses souhaits aux aléas du temps. Les urgences économiques du moment, l’ignorance des populations, leurs misères ou leur indifférence ainsi que le temps écoulé depuis que les crimes ont été commis peuvent alors tous être invoqués pour justifier la remise à demain et l’inaction. S’ils les crimes sont récents, on peut dire que c’est trop tôt pour en juger. Si les crimes datent de quelques années, le rêve de justice peut considérer que c’est de l’histoire ancienne et qu’il y a des urgences plus récentes.

Pendant qu’on fait sûrement le lien entre les crimes d’hier et ceux de maintenant, on refuse de se rendre compte que l’attentisme nourrit la navrante répétition des tragédies. Cette position qui attend des conditions idéales pour agir, réduit l’histoire en un déterminisme dont les mécanismes obscurs et les conditions objectives s’enchaineraient entre eux dans une logique qui produirait la justice. Elle réduit l’action humaine à un appendice impuissant des prétendues forces de la grande histoire. C’est un cynisme froid, résidu d’une lecture erronée du rôle essentiel de l’homme dans l’histoire. Il alimente la résignation qui est l’allié idéal des criminels d’états. De tout temps, les régimes répressifs ont repris à leur compte ces obscures nécessités de l’histoire pour exercer une inexcusable tricherie. En même temps qu’il se gargarisait de bâtir l’homme nouveau, le fascisme du PDG torturait celui qu’il avait sous la main. Il anéantissait son esprit et le dépouillait de toute dignité dans le rationnement chronique des biens de première nécessité. Les sous-produits les plus nocifs de cette duplicité criminelle qui trahit journellement ce qu’elle prétend servir, est la psychose de la résignation et de l’attentisme qu’on note chez les guinéens. Ces effets, plus d’un quart de siècle après, sont encore patents dans l’atermoiement des familles des victimes sur la nécessité d’actions drastiques pour éradiquer le mal.

Contre un tel état de fait, et pour ébranler les cercles vicieux de la répression/résignation, il n’y a que l’homme et son action ; l’affirmation absolue de sa liberté première et sa décision solitaire qui ignore éperdument les chaines du qu’en dira-t-on. « Fais ce que ton cœur te dit de faire – de toutes les façons, on te critiquera. Tu seras damné si tu le fais, et damné si tu ne le fais pas. » écrivait Eleanor Roosevelt. C’est une lutte absolue et intemporelle pour la liberté et la justice. Il n'y a pas de bons moments ou de mauvais moments pour la mener, il n’est jamais trop tard, ni trop tôt pour la commencer. Elle est constitutive de la vie humaine. Sans cette lutte, les individus ne sont mus que par les instincts de survie. Les sociétés dans lesquelles ils vivent se sclérosent et s’étiolent en dépit des souhaits ardents, des prières ferventes et des bonnes intentions des citoyens. Cela n’est pas arrivé qu’en Guinée. 

Il faut inscrire l’action de Tierno dans cette perspective. Elle prend un relief particulier dans la léthargie chronique des victimes en Guinée. À travers certains commentaires sur la grève de la faim, on relève le spectre des diètes noires dont Telli Diallo lui-même mourut. Dans les camps du PDG, le choix de cet atroce traitement n’était pas fortuit. Comme les photos humiliantes des victimes, les aveux et les injures à la radio, la diète noire était faite pour briser sciemment les ressorts de survie des victimes et celui de résistance des non-victimes. L’usage récent du viol est de la même vicieuse inspiration qui souille le sens d’intégrité physique et morale de l’homme. Il s’agit non seulement de toucher les tréfonds de l’intimité des victimes, mais aussi de désarçonner les rescapés par l’énormité des crimes et de créer un sentiment de panique ou de malédiction qui se résout en fuite en avant et en résignation.

Paradoxalement, la grève de la faim entreprise par le fils de Telli est l’antidote qu’il faut pour éradiquer ces peurs encore enfouies dans notre société et désamorcer le spectre de l’inanition qui fait trembler les survivants. Face au refus volontairement de se nourrir pour une cause, les tortionnaires de la diète noire sont bien démunis.

Il y a 5 ans, j’avais écrit à un cousin pour demander qu’ils essayent de récupérer les restes de leur père, mort dans les camps du PDG, et les ramener dans le cimetière familial. Il répondit hâtivement à mon email pour me dire que déranger le repos des morts va à l’encontre de nos traditions. Sa réponse inspirée par le conditionnement fut suivie par une autre, plus réfléchie, où il s’excusait de sa réaction due à ce mélange de peurs diffuses et de laisser-aller. Ils organisèrent une expédition pour rechercher la tombe. Les recherches n’ont pas encore aboutit. A l’avenir ils ne seront plus seuls. Les intentions silencieuses, la victimisation paralysante, les amertumes refoulées, les images terrifiantes que chacun de nous se fait de la fin atroce des siens doivent cesser de baigner dans le glacis des résignations. Les enquêtes de Nadine Barry qui ont permis de localiser le lieu d’inhumation de son mari, les recherches infructueuses de mes cousins, et, j’assume, d’autres démarches discrètes, trouvent un nouveau relais dans la grève de Tierno. Ces actes isolés et disparates doivent être coordonnés et pensés pour constituer le socle sur lequel il faudra s’appuyer pour continuer le combat. Nul ne dit qu’il sera facile. Il s’agit ici de questions essentielles de vies, de morts, d’assassinats et de justice. Des questions ultimes de la politique dans la cité et de son devenir.

Cette grève de la faim constitue aussi une interpellation à agir. Ceux qui préconisent l’attente ne pourront plus le faire comme si rien n’avait changé. Les actions individuelles ont soufflé sur les cendres de l’attente et créeront les « conditions objectives » que le commun des mortels attend pour reprendre le flambeau. La grève de la faim n’est pas la seule option. Mais l’inaction sera un malaise difficile à justifier à l’avenir.

Rien n’interdit de porter des plaintes et de les déposer partout. Auprès de ceux qui veulent les prendre et auprès de ceux qui fermeront leurs portes : au bureau des droits de l’homme en Guinée, au TPI, à Amnesty, à Human Right Watch, auprès du gouvernement guinéen, du CNT, auprès du groupe de contact, de l’Union Africaine etc. Se faire éconduire avec des mots diplomatiques et des excuses pour décourager les esprits est préférable à l’inaction. À ceux qui demanderont un peu plus de patience, il faudra rétorquer : jusqu’à quand ?

 Rien n’interdit de faire des manifestations avec des pancartes de fortune, une heure par semaine, devant le camp Samory, le camp Alpha Yaya ou le camp Boiro, à tour de rôle. Il est possible d’organiser des randonnées de prières sur les charniers de Nongo, de Gangan, devant les cachots des camps militaires etc. Ce sont ces petits gestes, ces petits pas, qui remédieront à l’attentisme, aux remords de l’inaction et aux hontes de l’oubli et qui créeront les conditions de la justice. Il faut évacuer le complexe de victimes et demander des comptes à l’armée pour ses méfaits. Aux politiciens qui se bousculent sur le portillon d’élections mal ficelées, il faut exiger des plans clairs pour rouvrir les charniers et restituer les corps aux familles. Sinon il faut les marquer du fer rouge et inacceptable de gardiens du statu quo. Le champ de l’action est grandement ouvert et, peut-être, celui de la vraie transition.


Ourouro Bah


www.guineeactu.com

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Vos commentaires
Sékou Oumar Camara, mardi 6 avril 2010
Beaucoup d`insolence et de passion. Peu de science et de sagesse...Difficile de débattre au sujet de l`Ancien Régime.
FIDEL, mardi 6 avril 2010
Merci Abdoul. Mes amitiés, Fidel como Castro
ABBDOUL, mardi 6 avril 2010
Cher Fidele, je ne sais pas pourquoi tu te fatigue à discuter avec ces gens. Du vivant de Fama, ils n’ont jamais saisi le TPI pour les crimes qu’on ne cesse de lui imputer depuis belle lurette. Leurs prédécesseurs ont vieilli dans ce travail de détraction, certains sont même morts dedans, sans jamais être parvenu à faire du blanc, du noir et du noir du blanc. A la mort de Fama, les descendances composées pour la plupart, de jeunes de la génération 80 viennent à la rescousse, bien imprégnées des leçons de haine de l’art du mensonge et de la nostalgie du temps de la division ou seuls les purs sangs dans leurs rangs régnaient dans la région au nom de laquelle une élite s’exprime sans jamais avoir été mandaté. La chose s’est avéré contre productive et affectent des dignes fils de cette région comme Bah Ousmane qui veut faire évoluer les mentalités et changer la Guinée. Mais leur haine ne s’abat il pas contre cet homme de bonne moralité comme elle s’est abattu sur le grand Saifoulaye Diallo dont le seul crime est d’avoir été fidele au PDG. Ils fustigent le PDG mais ne regrettent pas que Diallo Telli ait servi le régime sans contrainte alors que son intelligence devrait lui interdire de travailler avec un régime que beaucoup combattait déjà à l’extérieur. N’a-t-il pas lui-même envoyé des gens mourir au camp Boiro sans l’ombre d’une hésitation ou d’un sursaut de conscience. Voila qu’on veut prendre Telli pour un Saint et Sékou pour un Démon. Ils accusent Fama d’ethnos pourtant c’est ce Fama qui s’est levé contre le système d’exploitation de leurs ascendants dont on voit encore aujourd’hui les conséquences, sans jamais que cela ne leur dérange. Qui ignore que l’esclavage et l’asservissement mental et l’ethnocentrisme mal cachée existe encore, des purs sangs immolent les moutons pour exprimer la classe supérieure à laquelle ils appartiennent. Des nostalgique du régime Nazi pour la suprématie hypothétique, improuvable et improuvée de la race aryenne d’Hitler existent encore. Qu’on ne s’étonne pas de la lutte de ces gens, dont la plupart des ascendants ont saboté la liberté et l’indépendance. Ils veulent maintenant travestir l’histoire pour hisser ces saboteurs sur la bonne rive de l’Histoire. Les faits de l’histoire sont têtus. Même après un demi-siècle d’indépendance de liberté et d’égalité, des non purs-sangs abrutis par des siècles de leur tradition esclavagiste n’immolent que des chèvres pour leurs baptêmes. Dans leurs salons, ils appellent tous les autres des NOIRS, des ESCLAVES (baledio et mathoudo). Ce système ayant été sérieusement reprouvés par Sékou, on ne s’étonne pas que les racines de la haine contre lui passent de génération en génération parmi eux. Croyez moi ce n’est pas tout le monde qui est comme ca, mais le groupe d’intellos, car souvent dans les villages et villes, beaucoup ne se comporte pas comme cette élite qui essaye d’aliéner toute une ethnie au nom d’une crise d’identité. Pourquoi répondre FIDELE ?? Le disque est raye a l’usage, ils ont tous essayés dans les media traditionnelles sans succès. C’est l’avènement des NTI leur offrent une autre opportunité de continuer à prêcher en bon élèves ce qu’on leur a appris à faire. C’est déjà voue a l’échec. Cher Fidele ne te fatigue pas. Abdoul
FIDEL, mardi 6 avril 2010
Kadija, avec 50 000 morts injustement l`ethnie n`a plus d`importance. Une vie est une vie, kissi ou toma, Mandinko ou bassari, djallonka, sousou ou Mikhiforè, Malinké ou sarakolé, toucouleur ou peulh, Manian, guerzé ou konian etc.... Si c`est vraix qu`on a effectivement enregistré 50 000 morts à Boiro, alors les victimes doivent se constituer en partie civile et porter plainte contre le PDG devant une autorité competante. Et jusqu`à preuve du contraire, tous les detracteurs du PDG, je dis bien tous, peuvent aller se faire pendre haut et court.Bande de menteurs. Fidel como Castro
FIDEL, mardi 6 avril 2010
Vous fuyez les debats, alors:LES DETRACTEURS DU PDG PEUVENT ALLER SE ALLER SE FAIRE PENDRE HAUT ET COURT.Fidel como castro
kagbadouno Tamba, lundi 5 avril 2010
Je suis de l’avis de M. Bah. Il faut sortir de la confusion : il n’y aura pas de PAIX en Guinée sans réparation et réhabilitation des victimes des régimes dictatoriaux qui se sont succédé au pouvoir en Guinée depuis 50 ans ! C’est pourquoi, je partage votre analyse.
Barry tutankhamon, dimanche 4 avril 2010
je veux dire +35%
Barry Tutankhamon, dimanche 4 avril 2010
Mon cher Telli junior juste vous rappelez que contrairement au canada, en guinee la perfusion n`est pas gratuite. En plus il fait -35% celsus.........Demandez Mahatma Ghandi, il vous dira que la faim n`est pas une solution.
camara, samedi 3 avril 2010
Fidel Ignore ces mauvais genies des guineens qui veulent coute que coute incendier le pays a travers leurs mensonges historiques qu ils cherchent a imposer a tout le monde, comme si la population guineenne qui a vecu le temps du PDG vivait sur une autre planete. Ce qui est honteux, et qui est une preuve de culpabilite, c est qu ils refusent le debat public et contradictoire. Ils preferent utiliser les medias pour tordre l histoire, et opposer les ethnies. Ce sont eux encore qui etaient derriere le travail souterrain qui a abouti au drame de 1985, contre l ethnie malinke. Tragedie qui aurait pu aboutir a une guerre fratricide. Il faut que tous les guineens se levent pour mettre ces elements intoxicateurs.
LAMSO, samedi 3 avril 2010
on ne porte pas une plainte contre la GUINEE mais contre le PDG CAR C´EST LE PDG dont son chef SEKOU TOURE´ qui est le genocidaire ce parti ne representait nullement tout le peuple . c´etait un groupe des assassins qui terrorisaient la population pour ses propres interets c´est tout . a l´avenement des independances il n´y avait pas que PDG en guinee pour dire que la guinee avait toujours un parti unique .
Bangaly Traoré, samedi 3 avril 2010
Mr Gandgi,voila le grand problème en guinée les priorités sont ailleurs après les crimes.Je suis victime nous voulons la justice,et rien que la justice voila notre priorité aujourd`hui.
Sékou Oumar Camara, samedi 3 avril 2010
Je suis d`accord avec Gandhi. Diallo Telli junior donne des coups d`épée dans l`eau. Non seulement, Sékouba est déjà aux fers avec tous les problèmes que traversent la Guinée, mais l`occasion nous est donnée présentement d`évaluer à juste valeur notre classe politique. Tout au plus, ce que nous pouvons espérer d`elle ce qu`elle nous ramène à une certaine "normalité". Si notre classe politique avait été à la hauteur du défi historique qui se présente à notre Nation, présentement, on aurait pu, à travers un processus de transition réfléchi, solder tous les comptes du passé, y compris la dette de sang que l`État a à l`égard du Peuple de Guinée. Mais, que voulez-vous? A défaut de la mère, on se contente de la grand-mère, dit-on. Je crois donc, in fine, que Mr Diallo devrait cesser sa grève de la faim, pour ne pas attenter inutilement à sa santé. Ouroro Bah suggère, par ailleurs, d`autres modes alternatifs d`action, en attendant un éventuel miracle. Je crois que l`AVCB devrait y réfléchir activement. Mais, d`un autre côté, quant on sait le rôle négatif que certains sociétaires de ce mouvement ont joué sous l`ère Conté et jouent sous l`ère Dadis/Sékouba, on se dit que la Guinée est bien malheureuse...
kadija, samedi 3 avril 2010
FIDELE,STP va sur google,et recherche la définition du mot génocide,les homme tuer par Sekou toure n`étaient tous du même ethnies me.
Sinkefara Bomba, samedi 3 avril 2010
Au lieu de se laisser mourir volontairement de faim, une action utile pour Mr Diallo et tous les enfants des victimes du camp Boiro est d`exiger la vérité et rien que la vérité sur les raisons de l`incarcération et de la mort de leurs géniteurs. Qui a fait quoi pour être interné au camp Boiro? Voila une question essentielle qui ne semble pas être une priorité pour les prétendus defenseurs des droits de l`homme. On se complaît facilement dans des condamnations du PDG en brandissant des chiffres fantaisistes comme ce fameux nombre de 50 000 victimes et on fuit la vérité historique. Le PDG et tous les guinéens patriotes reclament depuis 1984 une conférence nationale pour que chacun dise sa version des faits devant l`opinion nationale et internationale; Et pourquoi ne sont-ils pas suivis? Parce que la vérité troublerait la conscience de beaucoup de personnes qui sont souvent de bonne foi car ignorant les agissements de leurs géniteurs au profit de la France contre leur propre patrie. En France on appelle cela de la collaboration et on a applaudi lorsque que les collabo ont été fusillés sans jugement. En Guinée aussi un collabo ne serait jamais fêté comme un héros c`est pour cela que nous devons tous rechercher la vérité pour honorer la mémoire de ceux qui sont morts injustement au camp Boiro et cracher sur celle de ceux qui ont tramé dans des complots contre leur pays pour aliéner son indépendance. Ces derniers ont mérité le sort que les dirigeants de l`époque leur ont administré quels que soient leur ethnie, leur grade et leur origine.
FIDEL, samedi 3 avril 2010
Vous dites qu`il y a eu 50000 mille morts à boiro, donc ce fut un genocide. Alors pourquoi il n`y a jamais eu de plainte contre le PDG au TPI??? Pourquoi la Grande France au lieu de porter plainte contre la GUINEE pour l`assassinat de ses fils, a presenter un pardon officiel au PDG???? Le mensonge ne tiendra jamais chef, les detracteurs du PDG une fois de plus peuvent aller se faire pendre haut et court. Fidel comme Castro
Gandhi, samedi 3 avril 2010
Je ne suis pas d`accord avec votre affirmation selon laquelle, il n`y a jamais de bons ou de mauvais moments pour agir. Si cette assertion se vérifie du point de vue de la victime, il en va autrement pour les dirigeants politiques, qui veulent obtenir un bénéfice (évidemment non financier, je précise) de leur action. Il y a donc pour eux de bons et de mauvais moments. Des militaires dont l`une des fonctions éventuelles peut consister à tuer, s`émeuvent moins de ce genre de gesticulation. Même le gouvernement à venir et démocratiquement élu, vous dira qu`il faut d`abord rassembler avant de parler de justice. Ce n`est qu`après un temps d`apaisement, et si ce gouvernement est suffisamment fort, qu`il pourra soulever le couvercle, avec de nombreux risques de troubles divers, chacun pouvant se sentir concerné par cette affaire ou d`autres, étant donné qu`il n`y a pas eu de justice depuis plus de cinquante ans. Si j`étais dans le cas de figure de Diallo Telli junior, je ne risquerais pas ma vie, sachant qu`en dehors de sa famille, peu de monde s`intéresse au sort de cette affaire, les priorités sont ailleurs, aussi cyniquement que cela puisse paraître : résoudre ce problème ne donnera pas à manger à la grande majorité des Guinéens par exemple. Par contre, il serait utile d`interroger publiquement chaque candidat sur ses intentions face à ce problème, avec exigence de réponse claire (voire des engagements en terme de date par exemple). Ceux qui ne répondraient pas seraient ainsi indexés, puisqu`il n`y a rien de pire pour un politique, de devoir s`engager clairement sur des choses concrètes.

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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