samedi 14 août 2010
De l’ethnicité dans le processus de démocratisation en Guinée : le tribal et le citoyen
Diaby Kalifa

 

Pour aborder la problématique ethnique en Guinée comme d’ailleurs dans la plupart des Etats d’Afrique subsaharienne, il y a deux écueils fâcheux à éviter. Il s’agit de la négation d’une part et de la diabolisation d’autre part.

Eviter la négation du phénomène, car une certaine réalité de notre société s’y oppose.

Par ailleurs, il demeure incontestable que le paradigme ethnique y est un des éléments fondamentaux de la vie sociale et politique.

Il faut aussi éviter toute diabolisation du phénomène, car ce serait une faute intellectuelle de la considérer comme le seul paradigme interprétatif des mécanismes sociopolitiques.

Définie comme étant la conscience d’appartenir à un groupe humain possédant un héritage socioculturel commun différent des autres et de les revendiquer, l’ethnicité est un concept complexe qui nécessite pour son utilisation, une précaution intellectuelle et politique soutenue.

D’ailleurs, à partir même de sa définition, on y perçoit plusieurs complexités ou paradoxes.

Notamment par exemple, si la conscience d’appartenir à un groupe possédant un héritage commun peut être facilement décelable, celle de les revendiquer l’est beaucoup moins.

Il arrive qu’on soit plus facilement renvoyé à son supposé groupe ethnique que de le revendiquer.

Le sociologue Robert Merton dans un texte intitulé « la Prédiction créatrice » s’est employé à démontrer les processus et les mécanismes qui fondent et structurent la logique ethnique.

En analysant la relation entre les croyances et les faits, R. Merton démontre par exemple comment les croyances se transforment dans les faits et deviennent ainsi « des faits », mais sans aucun fondement réel. Cela s’appelle la théorie de la « circularité dans les phénomènes ethniques ».

On se rend bien compte que la complexité d’aborder cette question tient donc au fait qu’on y trouve( dans l’ethnicité) une chose et son contraire, des faits et des croyances, de l’objectif et du subjectif.

Toutes les théories sur l’ethnicité attestent que d’une part, cette conscience d’appartenance peut profondément imprégner les imaginaires tout en participant d’autre part puissamment de l’organisation politique et sociale.

Toutefois, il faut reconnaitre que même dans des sociétés à l’ethnicité plus culminante, celle-ci se combine avec ce que René Otayek « d’autres catégories classificatoires ». Autrement dit, l’ethnicité ne résume jamais tout le politique. Le champ de ce dernier est bien plus étendu et fait appelle à bien d’autres ressorts.

Ainsi, dans des sociétés à ethnicité expressive, celle-ci ne doit jamais être considérée comme un principe interprétatif absolu. C’est un mode d’action collective parmi d’autres.

Là se trouve toute la question de l’importance, de la nature et des effets du phénomène ethnique en Guinée.

 Pour mieux saisir l’intérêt politique et intellectuel de l’ethnicité, il faudrait la replacer dans son enjeu naturel et substantiel. La question renvoie à celle de l’identité. Et de ce schéma ressort l’échec de cinquante années de politique et de gouvernance en Guinée.

Toute société humaine, tout groupe social, toute société politique, tout être humain à besoin d’une identité pour se construire et se vivre. Et des identités, il y en a deux sortes : celle qu’on ne choisit pas et celle qu’on peut choisir.

On ne choisit pas de naître soussou, peulh, malinké, ou guerzé. Cela relève de l’originel.

Mais on peut choisir d’être guinéen. Cela relève du choix politique et civique.

De la conjonction des deux formes d’identité, existe une sorte de tension concordante et discordante. C’est une lutte à « mort ». Mais pour qu’il y ait cette mort symbolique, il faut de la vie. C’est la mère qui risque sa vie pour donner vie à son bébé au moment de la naissance…

Le problème fondamental en Guinée, comme dans la plupart des Etats africains, c’est que l’ethnicité se nourrit de l’incurie politique.

En l’absence d’une identité politique nationale, construite avec la volonté de se substituer (sans l’éliminer) aux différentes identités ethniques, il n’est guère possible d’empêcher les individus de s’accrocher à ce qui leur reste comme identité (individuelle et collective).

L’identité d’une nation se construit par une histoire commune. Mais celle-ci ne suffit pas. Il faut en plus une œuvre politique en termes de projet de société, de principes de vie, de mythologie collective et de rêves communs. Cela doit être voulu et senti collectivement.

Cela doit être porté par une œuvre et une entité politique qui soit capable d’incarner la possibilité d’une émergence identitaire au dessus de la simple réalité sociale et culturelle.

C’est la dimension prophétique et messianique de la politique et du politique.

Toute politique qui se contente de gérer le réel, ne saurait se placer au dessus du réel.

Pour créer une identité nationale, il faut être en mesure pour une entité politique de surpasser le réel pour mieux incarner sa volonté (si volonté !) de vivre ensemble et de produire quelque de commun.

Car l’identité nationale n’est rien d’autre que la volonté de vivre ensemble.

Mais cette volonté doit être incarnée par des principes, des codes, des règles, des perspectives et des mémoires rendues communes.

Si on sait moins bien ce que c’est qu’un Guinéen. Il est bien moins difficile de savoir ce que c’est qu’un soussou, un peulh, un malinké ou un guerzé.

C’est un fait, l’immuable est plus facile à définir que la perpétuelle invention.

Nous avons manqué en Guinée, de la volonté et du génie politique pour faire de nos identités diverses, une seule et même identité nationale.

Dès lors, à défaut d’une identité nationale qui deviendrait le champ de l’action politique et sociale collective et individuelle, quoi d’étonnant que les identités ethniques jouent ce rôle ? Rien !

Face à la situation guinéenne, avec cet héritage historique et politique de notre incurie collective, faisant ainsi des facteurs ethniques le paradigme principal de toutes nos actions sociales et politiques, trois choix d’approche s’impose à nous :

-    L’approche statique, autrement dit « c’est comme ça et ce sera toujours comme ça » :

Avec cette approche la réalité de la société guinéenne est ethnique et restera ethnique. C’est la politique du réel. Ainsi la Guinée se verrait condamner à faire le choix d’un système institutionnel mieux adapté à cette réalité. Sauf à vouloir rester dans le non choix qui consisterait à vivre dans la fiction d’une « nation » sans se donner les moyens de transformer cette fiction en réalité politique. Bienvenue dans le communautarisme avec ses avantages et ses inconvénients. C’est le réel qui prendrait en otage le génie politique…

-    L’approche diabolique ou la figure de l’horreur : faut il le dire une fois pour toute, l’ethnie n’est pas une horreur. Le fantasme diabolisant qui entoure ce mot vient moins de lui que de l’expérience souvent chaotique qu’a enregistré son utilisation politique. Mais bien d’autres mots ont des aspects aussi négatifs de par leur manipulation politique et leur expérience historique. L’ethnie, quelque soit sa complexité par ailleurs, est une réalité sociologique. En faire une horreur n’est pas la meilleure façon de venir à bout de sa possible nocivité politique. Le danger de l’ethnicité n’est pas dans l’ethnicité en tant que telle. Son danger réside dans le fait qu’on ne met pas la même bonne foi à assumer et revendiquer son identité ethnique, qu’à reconnaitre aux autres le même droit et la même liberté. Ainsi, à proprement dit, l’ethnicité, n’est en rien contraire à l’idée de démocratie. Elle est contraire à l’idée d’Etat-nation, mais pas à celle d’une démocratie basée sur le droit et des principes valables pour toutes et tous.

-    L’approche politique ou la figure du volontarisme politique : sans faire un éloge dogmatique et parfois naïf de l’Etat nation, cette approche consisterait à mettre en perspective l’idée d’une politique de construction nationale. De cette approche, il faut garder l’espérance d’un volontarisme prometteur pour l’avenir. En partant de l’idée que cette réalité de diversité ethnique que connaît la Guinée n’est ni une singularité politique historique, ni un handicap insurmontable, on peut garder l’espoir qu’avec une réelle volonté politique l’idée de nation est absolument à notre portée.

Il faut toutefois se départir de l’occidento centrisme, avec ses penchants névrotiquement mimétiques, qui ferait de l’idée d’Etat-nation l’horizon indépassable de la politique. D’autant plus que, dans l’état du monde actuel ce modèle politique, malgré ses noblesses philosophiques, fait face à une crise existentielle réelle.

L’idéal universaliste du modèle d’Etat-nation est très séduisant de par son individualisme libéral et égalitaire.

Mais le communautarisme n’est pas l’incarnation du mal absolu qu’on lui accole.

Ce qui n’est plus possible c’est d’en rester à ce formalisme juridique et politique sans contenu réel et effectif.

Ce mimétisme institutionnel est un désastre politique en Guinée.

Il faut choisir et en finir avec des faux semblants.

Un Etat-nation ou un Etat communautariste.

Le choix entre ces deux modèles revient aux Guinéens. Il faut leur permettre de connaître les avantages et les contraintes associés à chacun de ses modèles pour choisir le modèle de société politique qu’ils voudront.

De la situation actuelle, il faut sortir de la diabolisation des uns et des autres avec l’accusation ethnique.

Pour tout choix politique et partout dans le monde, on fait appelle à nos référents identitaires (au sens de l’identique) pour opérer ce choix. Chez certains, si ce choix n’est pas « ethnique », il sera culturel, économique ou symbolique. Mais il faut toujours une affinité de rapprochement et de ressemblance.

Si beaucoup de Guinéens font des choix politiques à partir de critères ethniques, on peut estimer que cela est bien ou mal, mais ce sera comme çà.

On ne peut pas reprocher aujourd’hui aux Guinéens d’avoir un référencement ethnique quand on n’a pas été capable après cinquante années, de leur donner d’autres paradigmes de fonctionnement, d’actions et de références.

Le problème n’est pas dans le vote ethnique ou d’affinité ethnique. Le problème est dans le respect d’un certain nombre de règles juridiques, politiques, de principes moraux universels et de mécanismes techniques de gouvernance.

Pour que chacun d’où qu’il vienne, soit reconnu dans son existence, dans son droit et pour ses choix.

Les intellectuels occidentalisés crient trop facilement à l’horreur ethnique, mais oublient que la nation est un projet et un processus politiques qui exige une véritable volonté politique et sociale.

La nation ne se décrète pas ! Et les ethnies ne disparaissent pas. Elles sont réappropriées par une identité nationale qui pour l’instant n’existe pas en Guinée.

 En attendant, qu’on vote ou pas pour des raisons ethniques ou d’affinités ethniques, l’important est d’accorder les mêmes droits qu’on s’accorde aux autres ethnies.

Que l’existence des uns ne signifie pas l’inexistence des autres.

 En attendant de vouloir ou de pouvoir bâtir une nation en Guinée, faisons avec la seule chose, le seul principe qui peut nous protéger du chaos (qui n’épargnera alors là, aucune ethnie !), le respect des règles juridiques collectivement établies et des principes humains universels applicables à tous et à toutes les ethnies.

Je souhaiterais que tous les guinéens puissent faire leur choix politique en fonction du programme des candidats, et rien que çà. Mais la vérité est que peu en seront capables…

Alors que ceux qui en sont capables le fassent et qu’on laisse les autres voter comme ils le souhaitent, fut il de façon ethnique.

Qui sait ce sera peut être la meilleure façon de ne pas faire la même chose la prochaine fois…

En attendant, dans le combat entre « l’homme tribal » et « l’homme citoyen » du philosophe canadien d’origine burundaise Melchior Mbonimpa, je choisis d’être l’homme démocratique.

 

Diaby Kalifa
Juriste


www.guineeactu.com

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Vos commentaires
mickmackcamara, mardi 17 août 2010
Tout à fait Monsieur BAH; Aux 2 Congo LE LINGALA ne leur a pas empecher de sombrer dans ce que nous savons. Par contre on peut dire que le BAMBARA a peut etre permis au MALIENS DE mieux se comprendre lors de la conférence nationale.Ce ci étant l`unité nationale est plus facile à consolider dans les pays comme le SENEGAL,LE MALI,LE CONGO (oui) ...
Oumar M. Bah, mardi 17 août 2010
Parler la même langue n`est pas une garantie suffisante pour forger une identité nationale, comme le montre l`exemple de la Somalie : ce pays a une seule ethnie, une seule langue et une seule religion mais n`a même plus de gouvernement. Cependant, dans certaines circonstances, la langue peut être un facteur pour l`unification nationale et même régionale, comme le swahili en Afrique de l`Est.
TAB, mardi 17 août 2010
Mr Diaby c`est un plaisir de vous lire.Par ces temps qui courent il est rare de tomber sur un travail intellectuel digne de ce nom tant le parti pris et la mauvaise foi sont flagrants.
mickmack Camara, lundi 16 août 2010
Mr Diallo, allez au bout de vos idées. Hutus et tutsi parlent la meme langue selon vous et cela ne les a pas empeché de se renter dedans.En lisant la Bible (c`est tout le malheur que je vous souhaite) vous trouverez quelque chose de plutôt surprenant encore. On y énumère les peuples de la terre, les descendants des trois fils de Noé. Après la descendance de Japhet le texte dit: « Tels furent les fils de Japhet, d`après leurs pays et chacun selon sa langue... » (v. 5). Lisez la même chose aux vv. 20.31. Il est dit clairement, à trois reprises, que les peuples du monde parlent des langues différentes. Et alors, tout d`un coup, l`histoire de la Tour de Babel ouvre par: « Tout le monde se servait d`une même langue... » (v. 1). Nous sommes en présence de deux récits d`auteurs différents, qui chacun réfléchit sur la fameuse question de l`origine des différentes langues? Le premier auteur (Gn 10) présente ce fait comme une bonne chose, fruit d`une bénédiction divine. En effet, après le déluge Dieu a béni Noé et ses fils en disant: « Soyez féconds, multipliez, emplissez... » (Gn 9,1). L`auteur de l`histoire de la Tour de Babel voit ce phénomène humain plutôt négatif, comme un châtiment divin. Ces deux positions sont curieuses et on pourrait se demander lequel des deux auteurs a raison? La réponse est très simple selon walter Vogels: les deux disent vrai. D`une part, la variété de langues et cultures des peuples donne une richesse à l`humanité. Chacun qui a fait l`effort d`apprendre une autre langue, d`entrer dans une autre culture, le sait par expérience, on s`enrichit. Quelle pauvreté ce serait si toute l`humanité parlait la même langue et avait la même culture! Mais, par ailleurs, tout le monde sait aussi comment la différence de langues et de cultures cause bien des frictions et des guerres. Le phénomène humain de cultures différentes est positif et négatif à la fois, les deux récits bibliques le disent d`une façon claires
Daman, lundi 16 août 2010
La question peut se poser de la maniere suivante mon frere sinani. "Qui de celui qui veut diriger comme tout Guineen ou de celui qui se il faut toujours que ce soit lui ou au sien de diriger la guinee qui veut mettre le pays en peril. A mon avis tout Guineen a le droit de diriger la Guinee s`il a la capacite de le faire. Et Aucun Guineen n`a le droit de dire le pouvoir nous appartient donc il faut que ce soit nous ou un des notres. Le Guineen, qu`il soit Toma, Malinke, Guerze, Peulh, Kissien, Sousou, Djakanke ou autre a le droit d`exprimer sa volonte de diriger le pays et que personne ne mette a l`idee que le pouvoir en Guinee est l`appanage de soi ou de son ethnie. Je vois tous ceux qui ont dirige la Guinee et qui veulent la diriger comme des Guineens a part entiere. Il faut arreter d`attaquer les autres futilement.
A.O.T. DIALLO, lundi 16 août 2010
me mickmac, au Rwanda et au Burundi les tutsis et les hutus parlent tous la meme langue, kinieruanda...Je pense que ce fait vous permettra de repondre en grande partie a votre question!
Mickmack camara, lundi 16 août 2010
Question:si toute le monde parlait la meme langue en Guinée? On en serait plus riche ou plus pauvre? Y aurait-il plus d`animosité ou pas? La nation serait-elle plus consolidée ou pas? La diversité de langues, d`ethnie et de cultures peut-elle etre considérée comme une force, une richesse ou le contraire???
mickmack Camara, lundi 16 août 2010
BABEL vient du mot BLL qui veut dire mêler, confondre, Après le déluge, plus aucun être ne vivait sur terre à part NOE, sa descendance et les animaux qu’il avait embarqués sur l’arche. Dieu bénit Noé et ses fils et leur dit soyez féconds et prolifiques, remplissez la terre ; vous serez craints et redouté de toutes les autres bêtes de la terre et des oiseaux du ciel. Tout ce qui remue sur terre et tous les poissons de la mer sont à votre merci. Toute fois qui qu’on que versera le sang de son prochain devra rendre des comptes. A cette époque aucun homme ne pouvait prendre la vie d’un autre car La terre entière se servait que de la même langue et des mêmes mots. Dieu avait demandé à Noé et à sa progéniture de se disperser sur la terre entière, et en se déplaçant vers l’orient les hommes découvrirent une plaine dans le Shinéar et y habitèrent, ils construisirent une ville et une Tour et se sont faits un nom dans le but de ne pas être dispersés sur toute la surface de la terre. Voyant que les hommes avaient désobéi à ses ordres, Dieu dit « ils sont tous qu’un peuple et qu’une langue et leur première œuvre c’est de me désobéir, désormais rien de ce qu’ils projetteront de faire ne leur sera inaccessible » Dieu descendit et brouilla leur langage afin qu’ils ne s’entendent plus les uns les autres, il baptisa leur tour TOUR DE BABEL et c’est ainsi qu’il les dispersa sur toute la terre. Chacun alla de son côté fondant sa race, son ethnie et son peuple.
Agnes Loua, lundi 16 août 2010
SINANI, l`ethnie la plus revendicatrice en Guinee ce sont les Peulhs, Pourquoi c`est parceque, il faut selon eux coute que coute un Guinee d`origine peulh au pouvoir. Alors ce que moi je me demande c`est que ceux qui ont passes deja a la magistrature supreme de notre Pays ne sont t ils pas Guineens comme eux les Peulh? Alors SINANI, voila, c`est tout.
Sékou Oumar Camara, lundi 16 août 2010
SINANI, vous avez déjà la réponse à vos questions. Je crois donc qu`il est inutile de vous apprendre ce que vous savez déjà. C`est plutôt à vous de nous en apprendre sur le sujet que vous soulevez. Avec mes remerciements anticipés.
mbb, lundi 16 août 2010
je n`avais pas lu tous les commentaires avant de poster le mien. Y a-t-il un prix à gagner pour celui qui emploiera les mots les plus lourds ? J`aimerais bien savoir ou alors, et c`est l`impression que j`ai eu, c`est moi qui ne suis peut être pas à la hauteur de ces débats.
mbb, lundi 16 août 2010
J’aime bien votre article surtout le début et la fin, et je partage totalement votre analyse mais j’ai justement peur qu’on vous taxe ‘d’intellectuel occidentalisé’ car j’ai déjà eu droit à cette remarque lol. Juste un point, quand vous dites que le problème n’est pas le vote ethnique mais qu’il s’agit plutôt du respect des valeurs morales et principes juridiques, n’oubliez pas que dans ces valeurs et principes, il y a le rejet total du vote ethnique. Je comprends le vote ethnique après tout ce qui a été fait ces 52 dernières années ! Mais il faut le dénoncer sans le diaboliser (mais le dénoncer de manière claire et précise, sinon certains esprits pourront croire que vous le défendez, comme eux le font, et se servir de votre analyse pour poursuivre dans cette voie) et s’atteler à construire la vraie citoyenneté guinéenne. Comme vous le dites, « il faut choisir et en finir avec les faux semblants » car il y a déjà eu trop de morts. Exigeons notre débat sur l’identité nationale et je serai le premier à y participer. Merci encore.
SINANI, lundi 16 août 2010
Mr Diaby kalifa ou quelqu`un d`autre pourra t-il repondre à ces questions: - Quelle est l`ethnie la plus revendicatrice en Guinée? Pourquoi? Ses revendications sont elles justifiées ou menacent elles l`unitité nationale? Bien à vous
Seydou Coulibaly, dimanche 15 août 2010
Mr. Diaby: Votre ecrit est tres interessant car il me fait penser aux questions suivantes: 1-Quel concept avons-nous de la neutralite` politique quand il s`agit de la definition du bien et du mal? 2- Quelles sont nos limites morales? 3- Quel est le role de l`etat dans la protection des liberte`s de nous ses citoyens? 4- Pouvons-nous accepter de laisser le gouvernement dicter des valeurs culturelles...officielles aux gouverne`s? 5- Sommes-nous prets a` faire la difference entre tolerer les differences et respeter les memes differences? 6-Ne sommes-nous pas d`accord que la democratie signifie la protection des droits universels et la reconnaissance des cultures? 7- Que faisons-nous de cette citation de Rousseau: "Chacun commenca a` regarder les autres et a` vouloir etre regarde` soi-meme, et l`estime publique eut un prix. Celui qui chantait ou dansait le mieux; le plus beau, le plus fort, le plus adroit ou le plus eloquent devint le plus considere`, et ce fut la le premier pas vers l;`inegalite`, et vers le vice en meme temps." Le meme Rousseau dans Lettre a` D`Alembert se posait les questions suivantes: "...Mais quels seront les objects de ces apectacles? Qu`y montrera-t-on? Rien, si l`on veut...Donnez les spectateurs en spectacles; rendez-les acteurs eux-memes; faites que chacun se voit et s`aime dans les autres, afin que tous en soient mieux unis."
Teka, dimanche 15 août 2010
Messieurs Diaby et Camara, vous m’invitez tous les deux à donner plus de profondeur à mon propos, sur des tons bien entendu différents (cela ne m’a pas échappé). Je vais m’y appliquer. C’est vrai que mon propos était assez court pour donner à l’usage de la notion d’ethnie toute sa densité semantique. Je ne réfute pas, en Guinée plus qu’ailleurs, la réalité ethnique en tant que telle, c’est une donnée que personne ne peut récuser. Je parle plutôt de l’instrumentalisation qui en est faite et qui semble effrayer les Guinéens, comme l’illustre le comportement électoral de nos compatriotes lors du premier tour de l’élection présidentielle. En effet le vote ethnique est présenté comme un repoussoir, un épouvantail qu’on brandit pour montrer la fragilité de notre tissu social. On s’émeut ici et là que le paradigme ethnique ait primé sur toute autre considération dans le choix de nos concitoyens, avec la peur que l’unité nationale vole en morceau. Loin de moi l’idée de faire l’apologie du vote ethnique mais je me demande est-ce dans le contexte actuel nos concitoyens avaient d’autres possibilités que celle-ci. En d’autres termes est-ce l’offre politique permettait (permettra) d’avoir un comportement électoral différend ? On s’étonne que les Peulhs votent pour Dalein les Malinkés pour Condé les soussous pour Sydia (je schématise grossièrement). Mais enfin quoi de plus normal pour un pays qui n’a aucune culture démocratique, où les citoyens n’ont d’autres éléments de clivage que le paradigme ethnique. On exige de nos concitoyens d’avoir un comportement électoral identique à celui des pays qui ont une longue pratique démocratie, c’est une chimère pour la simple raison que l’électorat guinéen n’est pas idéologiquement structuré. Pour quelle raison demanderait-on à un éleveur du fin fond du Fouta de voter pour Alpha Condé plutôt que pour Dalein, ou à cultivateur de Hamana de voter pour Dalein plutôt que pour Alpha Condé. Ce qui prédétermine le choix ce n’est rien moins que l’affinité ethnique, c’est fâcheux de le dire mais c’est ainsi. Il serait injuste de leur en tenir rigueur puis qu’encore une fois ils n’ont d’autres éléments clivants que celui-là. Pour répondre à votre question, je demeure convaincu que le vote ethnique n’est pas une donnée irréversible, pas besoin du politique ni de l’intellectuel, le problème se résoudra tout seul. Pourquoi? Parce qu’avec la répétition des compétitions électorales chaque Guinéen comprendra que le fait de voter pour le candidat de son ethnie n’est pas la panacée, ce n’est pas nécessairement constitutif du progrès. Qu’il faudrait mieux voter pour un candidat d’une autre ethnie susceptible de procurer le bien être qu’au sien qui n’aurait pas tenu ses promesses électorales, à ce moment-là d’autres critères que la dimension ethnique interviendront dans le choix. On n’en est pas là et c’est normal parce que la démocratie est à l’état naissant chez nous. Le processus est dans doute assez long mais c’est l’horizon vers lequel on s’achemine inéluctablement. Enfin Monsieur Diaby l’article de A Oury Baldé, Paris : « De l’ethnie et de l’Etat-Nation en Afrique : comment évitez le piège », publié il y a quelques instants sur ce site même, conforte l’idée que la question ethnique est la tarte à la crème du débat post-électoral !
tybah, dimanche 15 août 2010
Mr Diaby je s8 bi1 un des adepetes de vos plumes.et dans cet article je crois ke le fond qui retient l`attention eu egard au vecu electoral en guinee est comme vous le dites : ``Nous avons avons manque en Guinee,de la volonte et du genie politique pour faire de nos identites diverses,une seule et meme identite nationale``. Et la je vous rejoins,sauf que comme c`est ce problem d`identite qui sevit actuellement dans notre pays qui vous a conduit a essayer d`eclairer davantage notre religion, j`aurais sincerement voulu, pour ne pas dire ke certaines critques formulees contre cet article st fondees, que vous developpiez davantage sur les raisons a votre avis de cette ratee ``politique`` car je pense bien que les exemples d`unification identitaire sont lesion dans bcp d`Etat. Pourquoi cette diversite linguistique se trouve aujourdui etre un veritable probleme en Guinee. Il se trouve qu`en Guinee la patronomie est l`element identifiaire de l`ethnie, pensez vous qu`il est possible de poser des actes maintenant la, allant dans le sens de minimiser les risques d`affrontements ethniques pour la posterite. Pensez vous que les memes problemes ont conduit des etats a adoptes des strategies patronomiques allant dans la duree de reduire les risques de replis a une ethnie au detriment de la nation. Que vous suggere les noms en France du genre:lievre,le boeuf,charbonnier,batard,lapin,etc................ Voila donc a la lecture du titre de votre article, les reponses aux interrogations ci dessus mentionnees, je m`attendais. Dans l`attente de vous lire,croyez a mn profond rspect!
Alhassane B, dimanche 15 août 2010
M. Diaby croyez-moi, hier soir, j’ai passé plusieurs heures sur internet à lancer des requêtes sur google à partir de votre nom. Ayant lu récemment un commentaire posté en bas d’un de vos articles mentionnant votre statut de Professeur à l’Université de Toulouse 1 Capitole, j’espérai en vain dénicher votre courriel afin de rentrer en contact avec vous. Cela m’aurait permis tout d’abord d’avoir des échanges plus approfondis sur cet article et plus largement sur d’autres problématiques qui interpellent la Guinée en ce moment : Politique, Education, Santé. Mais aussi répondre à une interrogation qui m’assaille. J’ai la ferme conviction de vous connaitre. Votre visage me semble familier, malheureusement, il m’est impossible pour l’instant, malgré tous les efforts consentis, de me rappeler le contexte de cette familiarité que je ressens. Pour ce qui est de votre dernier commentaire-réponse dans lequel vous m’interpellez, je ne crois pas un seul instant vous avoir contesté la liberté de dire ce que vous pensez. Il me semble opportun de ne pas tomber dans un dialogue de sourds. Mes amitiés renouvelées.
Sékou Oumar Camara, dimanche 15 août 2010
Teka, votre proposition "le problème se résorbera sans le concours des pouvoirs publics et des intellectuels" me paraît sibylline. Pouvez-vous, SVP, être un peu plus "bavard"? Merci d`avance.
M.Diaby kalifa, dimanche 15 août 2010
Monsieur Teka, j’aimerai être intimement convaincu comme vous que le « problème ethnique » se résorbera sans le concours ni des pouvoirs publics, ni des « intellectuels ». Je ne partage absolument pas cette position. Je pense que votre position ne peut être défendue ni par l’expérience historique, ni par l’histoire politique, ni par le raisonnement intellectuel. L’existence des Etats nations nécessite (et parfois même exige) des pouvoirs publics forts, interventionnistes et quelques fois même providentiels. L’expérience française « d’Etat nation » est une illustration de cette réalité…tant pour la réussite…que pour la crise… ! Tout concept, quel qu’il soit, d’où qu’il vienne, a sa part « tarte à crème ». Celui de « l’ethnie » ou de « l’ethnicité » ne déroge pas à cette règle, ni plus ni moins ! Donc contrairement à vous, je pense que la problématique ethnique est un paradigme important dans les processus de démocratisation dans les pays d’Afrique subsaharienne. Et qu’on ne pourra pas échapper à la nécessité d’y faire face franchement, d’une façon ou d’une autre. Quelque soit l’option choisie, la place primordiale des pouvoirs publics pour sa réalisation, me paraît essentielle. Petite précision Monsieur Teka, mon refus du simplisme oblige : le mot « ethnie » et « ethnicité », ne contiennent aucun apriori pour moi. Ni fondamentalement positif, ni substantiellement négatif ! Dommage que vous ne vouliez pas nous faire partager vos connaissances sur le fond. J’aurais été ravi d’en discuter avec vous. Mais je respecte votre liberté de ne critiquer que la forme, le fond ne vous intéressant pas ! Libre à vous ! Fraternellement !
Teka, dimanche 15 août 2010
Monsieur Diaby, ces échanges n’ont que trop duré, il est enfin temps de revenir aux meilleurs sentiments. Loin de moi l’idée de vous dénier le droit de vous défendre surtout lorsque vous avez le sentiment d’être injustement critiqué. Il ne vous a pas échappé que ma critique est centrée sur la forme, pardon de le redire mais je trouve que vous auriez pu faire mieux. Je me souviens vous avoir défendu pour l’un de vos écrits antérieurs, preuve s’il en était que la polémique stérile n’est pas ma tasse de thé. Le sujet que vous traitez une thématique majeure de l’histoire contemporaine de notre pays, c’est même la tarte à la crème du débat politico juridique de ces dernières semaines. Le concept d’ethnie est galvaudé, utilisé à tout propos, parfois même hors de propos. J’ai donc pour cette raison volontairement choisi de ne pas prendre part à ce débat de fond parce que je suis intimement convaincu que le problème se résorbera sans le concours ni des pouvoirs publics ni même des « intellectuels ». Je conclus à vous disant que dès lors que vous avez décidé de faire publier vos écrits, acceptez alors les règles du jeu : les critiques qui veulent être positives comme négatives. Sur ce point je crois savoir que vous avez plus de suffrages à votre faveur que l’inverse.
M.Diaby Kalifa, dimanche 15 août 2010
M. S.O.Camara, je suis d`accord avec vous que j`aurai pu développer beacoup plus ce que vous appelez les "causes" ou les "raisons" d`un démi siècle d`échecs politiques. C`était un choix déliberé, puisque mon but n`était pas de répondre à la répondre, mais de la fixer dans on contexte et dans son environnement...! C`est peut être de là que vous avez votre sensation d`abstraction. je la comprends. Mais c`est de ma part une réelle volonté, de façon rapide, de théoriser une question qui souffre d`un tas de préjugés et de confusions. Mais sachez Mon cher ami, que je ne fais jamais de "l`art pour l`art". Après avoir lu avec intérêt beaucoup de contributions sur l`ethnicité sur ce site, j`ai voulu de façon succinte, avec un effort "d`accessibilité"( on n`en fera jamais assez aux yeux de tous!) poser le cadre théorique de la problématique. Afin de sortir celle-ci des griffes "des moralistes", "des bonnes intentions". Mieux vaut évidemment avoir une bonne intention et une bonne morale qu`une mauvaise, mais je pense que cette question sera reglée quand on aura accepté l`effort de compréhension indispensable. Il faut comprendre pour pouvoir solutionner. C`est pourquoi je trouve votre remarque sur les "causes" ou "raisons" totalement justifiée. En vous remrciant pour ces remarques. Fraternellement!
M.Diaby Kalifa, dimanche 15 août 2010
Monsieur Teka et Monsieur Alhassane. B, si vous trouvez dans mes réponses à vos remarques un seul terme qui vous a offensé, je vous prie très sincèrement de m’en excuser. Je n’ai dans ma culture ni l’offense, ni l a Condescendance ! Admettez toute de même que je puisse répondre à vos critiques avec le même ton. Ce n’est pas insupporté la critique ou la contradiction que d’y répondre, parfois avec un accent aigre-doux. D’autant plus que vos premières critiques avaient un ton prétentieux et inadéquat, et à mon sens totalement subjectif. Quoiqu’il en soit, sachez que je demeure totalement ouvert au débat, à la contradiction et à toute sorte d’opposition d’idées. Monsieur Teka, vous dites que je joue avec les mots. J’ai la même impression sur vous. Je devais écrire pour le « Guinéen lambda », puis je dois voir à l’esprit que ce site est un site « populaire ». Là aussi, je me demande ce que vous entendez par « populaire » en Guinée ? Voyez vous, sans vouloir polémiquer, de nous deux, la condescendance me semble de votre côté. Car, non seulement, il n y a aucun thème qui soit de ma « chasse gardée », mais en plus je n’ai jamais considérée que ce site ni comme celui du « guinéen lambda », ni comme un site « populaire ». Je ne porte pas ce genre de jugement. Et je crois que, quand cela est nécessaire, la complexité doit pouvoir être à la portée du guinéen « populaire » ou « lambda ». Je pense, comme l’a dit MICKMACK, qu’il y a de tous sur ce site et de tous les niveaux. Donc, que ceux qui comprennent participent au débat, pour les autres, on peut interroger ou lire pour apprendre. Dès lors, permettez-moi de vous dire à vous M.Teka que je n’ai pas pu faire plus accessible. J’ai fait délibérément le choix de poser cette problématique ainsi. Je suis contre une certaine forme d’ « accessibilité » et d’intelligibilité, car je crois que c’est souvent de là que naissent les malentendus, les simplismes et les vérités superficielles. Donc je ne joue pas avec les mots. Vouloir rendre tout accessible, c’est je le crois, tomber dans une forme de simplisme. Et à mon sens, le simplisme n’est pas souvent la meilleure façon d’approcher la « vérité ». Je ne sais quoi dire à M.alhassance. B, puisque lui trouvait mon texte prétentieusement pseudo-scientifique. Et viens se plaindre de ma réaction ! Je me retrouve donc face à deux reproches contradictoires… J’aurais préféré débattre avec vous sur les argumentaires de fond que vous avez utilisé, sur le concept d’ethnicité, d’Etat nation, ainsi que de leur place dans les processus de démocratisation en Guinée, au lieu de passer notre temps sur les détails. Et je pense que cela aurait peut être facilité l’accessibilité du texte… A monsieur Teka et à monsieur Allhassane, c’est tout de même trop demander que de me reprocher de me pas me défendre quand mon texte est critiqué de façon superficielle et subjective. Vous avez la liberté de dire ce que vous pensez de mon texte. De grâce acceptez la mienne !
A.O.T. DIALLO, dimanche 15 août 2010
Pour moi ce texte de mr Diaby et certains commentaires de qualite m`ont permis de mettre quelques concepts theoriques sur certaines reflexions personnelles d`un profane en ethnologie. Il est vrai qu` il n` est pas simple a comprendre pour tous nos lecteurs habituels. Je pense que dans ce cas il peut etre resume en 2 phrases bien placees en lui: "on ne choisit pas de naitre soussou, peuhl, malinke ou guerze; cela depend de l`originel. Mais on peut choisir d`etre guineen; cela releve du choix politique et civique". Pour cette matiere a reflexion fondemmentale dans tous nos debats actuels, merci mr Diaby...
Sékou Oumar Camara, dimanche 15 août 2010
M. Diaby, même si je trouve le ton de votre commerce avec Teka un peu aigre-doux, je ne suis pas loin de penser que sur ce coup-ci, vous faites de l`art pour l`art...Je trouve en effet le texte d`une abstraction telle que je me suis demandé, au fond, si vous traitez de la Guinée ou si vous ensemencez les cerveaux de vos fidèles lecteurs que nous sommes avec quelques graines d`ethnologie... Pourtant, en énonçant qu`en Guinée, nous avons échoué à fusionner nos identités diverses en une identité nationale, vous auriez pu rebondir en expliquant les "causes" ou les "raisons" de cet échec. Mais, ce n`est sans doute que partie remise...Ceci dit, c`est toujours un plaisir de vous lire. Bien à vous.
mickmack Camara, dimanche 15 août 2010
Arretez de vous chamailler et enrichissez le débat.Meme si il est vrai qu`il faut faire le maximum pour se faire comprendre par un nombre important d`internautes, il est difficile de satisfaire tout le monde tellement les niveaux des uns et des autres sont disparates.Le debat est lancé, que celui qui comprend participe, que celui qui ne comprend pas, pose des questions et c`est une façon de participer et en fin que celui qui n`y trouve pas son compte s`abstienne et évite de s`énerver. Quelque soit le niveau du Débat il ne peut etre accessible à tout le monde et pas meme au guinéen lamda.Monsieur Diaby en écrivant cet article a sa cible et si vous en faites partie comme je le pense, alors enrichissez le débat.J`ai la vague impression que vous avez compris l`article mais vous etes pris encore par des préjugés et c`est dangereux. Ne vous souciez pas trop pour ceux qui n`ont pas compris l`article, ils n`en mouront pas et eux ils ne soucient guère de vous qui participez à ce débat.Sur ce site il y a à boire et à manger pour tout le monde, tout niveau confondu. Chacun participe selon sa compréhension, sa sensibilté et ses motivations.Lancez le deébat et que ceux qui s`interressent PARICIPENT, les autres doivent s`abstenir.Monsieur TEKA il est difficile de satisfaire tout le monde.
Teka, dimanche 15 août 2010
Je vois Monsieur Diaby que la contradiction vous insupporte. Vous jouez à dessein sur les mots, nulle part dans mes remarques je ne vous suggère d’être simpliste (ce terme est d’ailleurs connoté négativement). Je vous exhortais tout simplement de vous rendre INTELLIGIBLE et ACCESSIBLE, termes qui n’ont rien n’à avoir avec SIMPLISME. Par ailleurs vous déclarez ne pas écrire pour un Guinéen lambda, que votre article est un écrit substantiellement intellectuel et scientifique. Certes, mais voyez vous ici on est sur un site populaire (qui encore une fois n’a rien à avoir avec populisme malgré leur racine commune). J’en déduis pour terminer que vous ne supportez pas qu’on vous porte la contradiction, c’est votre droit, mais pas la qualité première d’un savant que prétendez incarner
Oumar M. Bah, dimanche 15 août 2010
Un tres bon article, ecrit sans aucune passion. Merci Mr. Diaby!
mohamed sampil, dimanche 15 août 2010
Mr MICMAC CAMARA...Je salue votre intervention et partage entièrement votre analyse . L`ethnocentrisme nous ramène à l`âge de la GUERRE DU FEU et nous éloigne de toute notion de l`état moderne en dressant nos communautés les unes contre les autres.EST-CE NOTRE SOUHAIT ???.Non, alors revoyons nos classiques..Fraternellement..Mohamed SAMPIL
mick mack Camara, dimanche 15 août 2010
Si on considère l`indice de fractionnalisation ethno-linguistique ("ethno-linguistic fractionalization" ("ETHNIC")), indice développé par les chercheurs soviétiques, très utilisé en sciences sociales et qui mesure la probabilité que deux individus vivant dans un même pays ne parlent pas la même langue ; on peut noter que parmi les 15 pays les plus hétérogènes sur le plan linguistique, 14 sont issus du continent africain. Qui plus est, l`Afrique apparaît comme le continent où on trouve le plus ce qu`il est convenu d`appeler "les minorités à risque". Il s`agit des groupes subissant à la fois la discrimination politique et économique et qui entreprennent des actions politiques pour défendre leurs intérêts. La situation de fractionnalisation ethnique que vit l`Afrique date de la Conférence de Berlin (1884-84). Le partage de l`Afrique lors de cette conférence a respecté non pas les entités traditionnelles et les liens ethniques existants, mais davantage l`équilibre des pouvoirs coloniaux et les alliances respectives en Europe. Cette analyse faite par des chercheurs soviétiques me semble cohérente.
mickmack camara, dimanche 15 août 2010
Le chercheur Hugon (1993), s`agissant de l`Afrique note que "dans les sociétés où l`Etat-Nation demeure en voie de constitution et où les réseaux personnels et les solidarités ethniques l`emportent sur l`institutionnalisation de l`Etat, la crise économique a renforcé la décomposition de l`Etat". Dans la même logique, et sur la base d`une étude économétrique, W. Easterly et R. Levin (1997), dans leur article "Africa`s Growth Tragedy : Policies and ethnic divisions", montrent l`influence de la diversité ethnique sur les facteurs de croissance à long terme. De l’avis de ces auteurs, le degré très élevé de la diversité ethnique en Afrique contribue à comprendre la tragédie de la croissance dans les Etats africains. En effet, sur la base des données statistiques utilisées ces auteurs vont mettre en évidence la corrélation forte et significative qui existerait entre la diversité ethnique mesurée par l’indice «ETHNIC» et les variables telles que : le faible taux de scolarisation, l`instabilité politique, le pauvre développement du système financier, la corruption, l`existence des marché noirs, les nombreux déficits budgétaires, l`inadéquation des infrastructures etc. Toutefois, si l`ethnicité apparaît comme l`un des facteurs explicatifs du sous développement et du faible taux de croissance des économies africaines, elle continue à jouer, 50 ans après les indépendances, un rôle grandissant dans la formulation des décisions économiques au niveau des individus et des instances gouvernementales (Dia, 1994,) notamment dans la réforme des institutions L`ethnicité peut etre considéré comme une des cause du sous développement de L`Afrique.
Diallo, dimanche 15 août 2010
Très bonne analyse ! Et c`est décevant que les critiques ne soient pas à la hauteur ! Si certains trouvent que l`écrit n`est "intelligible"je leur dis, tant pis pour eux, "nous" autres sans prétention aucune nous avons compris le message !
M Diaby kalifa, dimanche 15 août 2010
Monsieur Teko, je ne vous répondrai pas sur vos jugements. La condescendance se trouve souvent du côté de ceux qui jugent… ! Après tout, je vous reconnais le droite de porter ce jugement subjectif. Cela n’a aucune espèce d’importance à mes yeux. Je vais toutefois répondre à certaines de vos remarques : - Tout d’abord, sachez que je n’écris pas pour le guinéen « lambda ». Je ne sais d’ailleurs pas ce que vous entendez par « Guinéen lambda » ? Ce discours est populiste et inapproprié. Je trouve moi que ce texte est bien en dessous des textes véritablement complexes. Croyez moi ! Pensez-vous que sur la question de l’Etat ou de la souveraineté entre autres, Olivier Beaud ou Jacques Chevallier écrivent avec la simplicité que vous exigez de moi ou pour le français « lambda » ? Votre souci de la simplicité dans une telle question me paraît non seulement insensé, mais inadéquat. Je ne cherche pas à être simple. Mon souci à moi est d‘aborder une problématique en faisant en sorte d’exposer tous ses enjeux et toute sa complexité (complexité lexicale et substantielle) . Savez vous qu’à force de vouloir toujours simplifier les choses et les idées, on fini par les vider de leur intérêt. Et la complexité en est un ! Alors au risque de vous décevoir, je vous laisse ce terrain de la simplicité. Je n’y trouve aucun intérêt quand il s’agit de certaines questions…notamment celle du paradigme ethnique dans la politique en Afrique ! D’ailleurs, si vous le voulez je vous autorise à réécrire ce même texte (je ne doute pas que vous puissiez en faire d’autres !) en le simplifiant , tout en l’abordant dans toute sa complexité intellectuelle. - Par ailleurs, je trouve étrange le parallèle que vous faites avec les décisions du conseil constitutionnel. Cela n’a absolument aucun sens. Croyez-moi, si le conseil constitutionnel était chargé de censurer tous les textes complexes en France, cela fera beaucoup de victimes… - J’avoue être très surpris par cette comparaison. Si ce n’est pour faire étalage de je ne sais quoi…cela n’a aucun rapport. Absolument aucun ! - Comment pouvez-vous comparer l’exigence de « simplicité », je préfère moi le terme de CLARTE, que le conseil constitutionnel adresse au législateur ( les décisions en questions sont d’ailleurs disent les choses autrement plus nuancées et subtiles…), avec un texte doctrinaire ? Expliquez-moi, mais là je ne comprends plus rien ! Mon texte est une idée, une démarche intellectuelle. Un texte législatif est une norme qui peut avoir un impact direct sur les droits et libertés des personnes. Il n’y a en France, aucune norme qui exige de la « simplicité » (je le redis, je préfère le terme « clarté » en relation avec l’objectif du texte législatif en question) quand il s’agit des intellectuels ou tout autre écrit hors normatif ! - Je ne rentre pas dans le débat « occidento-centrisme » et « afro-péssimisme », ce n’était pas mon propos principal dans cette contribution. Mais contrairement à ce que vous dites, cette question est toujours d’actualité, à condition de renouveler l’approche. - Voyez vous, vous le tenant du simplisme, le débat occidento-centrisme et afro-péssimisme , a été victime du simplisme intellectuel et politique…pour porter un jugement aussi péremptoire ! puisque vous pensez que l’essentiel est dans cette opposition simpliste, alors qu’il est ailleurs… - Quand vous rappelez à juste titre les turbulences que traverse le concept d’Etat-nation à cause de la construction européenne dites-vous ( je rajoute aussi la mondialisation…et même une mutation démocratique en faveur d’une plus grande exigence pour les droits de l’homme et celui des minorités…), cela me donne l’impression étrange que vous n’avez pas lu ou bien lu mon texte. Car cet aspect des choses, j’en parle dans mon texte ( voir mon texte !). Sauf si, là aussi, j’ai été complexe. Pour terminer, je vous dirai que je ne fais pas de la communication politique dans ce texte, encore moins de la communication dans son sens ordinaire. J’expose une problématique intellectuelle et politique avec toute la complexité qui la structure et la constitue. Et je ne doute pas que les lecteurs puissent en saisir le sens et le dessein. Aussi guinéens lambda qu’ils soient ! Fraternellement ! -
Alhassane B, dimanche 15 août 2010
M. Diaby, je savais qu’en vous titillant, vous alliez sans doute réagir mais je ne pouvais imaginer que ce soit de façon aussi condescendante. Je voudrais tout simplement vous dire qu’on ne peut débattre d’un concept aussi flou que l’« ethnicité » avec une seule référence. C’est sur cet aspect que porte ma critique. En ce qui concerne votre invitation à débattre, avec tout le respect que je vous dois, je ne vois pas la nécessité. Bien à vous.
Teka II, dimanche 15 août 2010
Monsieur Diaby je n’ai pas l’outrecuidance de vous défier sur un terrain qui semble être votre « chasse gardée » au regard de la condescendance avec laquelle vous nous traitez. J’avoue que l’intitulé de votre papier m’a donné une envie pressante de ne faire qu’une bouchée de son contenu car, je le confesse, un titre aussi pompeux que celui-ci met l’eau à la bouche. Mais voyez-vous le contenu n’est pas à la hauteur de ce que le papier donnait légitimement à espérer, il y a une tromperie sur la marchandise. Je dis les choses comme je les ressens, comment voulez-vous qu’une phrase aussi alambiquée que « L’approche politique ou la figure du volontarisme politique » soit accessible au Guinéen lambda ? Je vous exhorte simplement à rendre vos propos plus simples, plus intelligibles. En bon juriste, vous savez certainement que le Conseil constitutionnel français a à maintes reprises renvoyé le législateur à sa copie parce que les lois qu’il adoptait n’étaient pas jugées intelligibles. Pour dire les choses autrement, il faut être simple. D’ailleurs il est un prince élémentaire en communication selon lequel plus un texte est accessible, mieux il est assimilé. S’agissant du fond de votre article, vous cédez à cette manie propre aux intellectuels africains de raviver la vieille guerre de clocher entre l’ « occidento-centrisme » qui veut que la seule grille de lecture de la notion d’Etat-nation soit celle du monde occidental et de l’autre coté l’ « afro-optimisme » qui revendique le droit au particularisme tout ne rejetant du même coup le mimétisme imbécile que vous dénoncez à juste raison. Seulement voilà, cette vieille querelle doctrinale n’a plus de sens car le concept d’Etat-nation est soumis à une profonde mutation consécutive à l’approfondissement de la construction de l’Union européenne. Il suffit de lire les travaux de l’un des plus grands spécialistes de la théorie de l’Etat en France, Olivier Beaud l’éminent professeur de Droit Public à l’Université Panthéon-Assas, Paris II. Dans une certaine mesure les travaux de son collègue, le professeur Jacques Chevallier peuvent donner un éclairage précieux sur ce sujet, je renvoie notamment à son ouvrage « l’Etat post-moderne ». Au plaisir de vous relire
A.I.Barry, samedi 14 août 2010
Mes chers frères, il faut être d`une mauvaise foi et d`un pedentisme ridicule pour ne pas trouver cette contribution brillante et claire. je ne sais pas d`où trouver vous vos remarques stupides et meme je pense plein de jalousies... Qu`on le veille ou non, ce type est brillant et d`une intélligence évidente. cet article remplit à ses yeux tous les critères d`une contribution de très haute qualité. Un conseil aux jaloux, ne faites pas de débat avec monsieur Diaby, car c`est un redoutable débatteur et intelligence. je l`ai écouté en demontez plus d`un à Conakry. Monsieur Diaby, oubliez ces jaloux et ses prétentieux de pietres qualités. continuez à nous faire partagez vos connaissances. votre article est clair, précis. En un mot, il est brillant et d`une belle fluidité. N`attendez rien, ceux qui vous critique ne seront pas capable d`en produire la moitié de ce que vous faites. tous mes respects monsieur Diaby
Mr Diaby Kalifa, samedi 14 août 2010
M. Alhassane B et Teka, je me rejoui de votre jugement. D`autant plus que les deux jugements me paraissent contradictoires. Si mon écrit n`est pas scientifique, il devrait pouvoir s`adresser aux nons initiés. J`ai essayé d`aborder une problématique qui me semble centrale dans le processus de démocratisation en Guinée. je n`ai aucune autre pretention! Désolé donc que cet écrit ne vous plaise pas, si tentez que vous l`ayez bien compris! Faites donc mieux. Puisque vous semblez bien connaître le sujet,malgré le fait que vous en touchez aucun des aspects dans vos réactions. Je vous invite à livrez aux lecteurs de ce site ce que vous pouvez nous dire de mieux et de bien meilleure façon sur cette question centrale pour la démocratisation de la Guinée. Il me tarde donc de vous lire. Et j`ose espérer que vous repondrez à cette invitation prestante que je vus lance pour nous faire partager vos anlyses et vos contributions. Si je connaissais vos vraiens identités, et si vous résidez en Guinée ou en France, je serai ravi de vous inviter à debattre à trois un sur cette question. Ce sera une occasion pour moi de bénéficier et de profiter de votre profondeur et de vos acquis scientifiques. Fraternellement!
Teka, samedi 14 août 2010
Monsieur Diaby votre papier est trop plat, il manque d’aspérité. On voit pas trop le dessein que vous poursuivez, on a plutôt l’impression de lire un mémoire d’anthropologie. Beaucoup de redondance et d’une intelligibilité qui laisse à désirer. De la part d’un « juriste » (ainsi vous êtes-vous qualifié dans une de vos anciennes contributions), on pouvait légitimement s’attendre à un papier plus concis et plus accessible au commun des Guinéens. J’espère que vous aurez l’occasion de vous rattraper.
BAH, samedi 14 août 2010
Brillant, monsieur Diaby! SVP, contribuez plus souvent.
KAMANO, samedi 14 août 2010
Mr.Diaby, l`ETHNICITE et LA TERRITORIALITÉ sont deux thématiques en partie lié.Elles exigent toutes deux des politiques différenciées qui rompent avec l`habitude centralisatrice et unificatrice de l`État d`imposer une seule culture commune à toute l`étendue du territoire national. Elles ne se déploient avec aisance qu`au sein de petites unités spatiales( la région, la tribu. l`ethnie etc...).De même que la reconnaissance de la spécificité culturelle est en rapport étroit avec les anciens terroirs ou des localisations précises des groupes ethniques Ces deux thématiques en appellent à une troisième qui achève de leur donner consistance et leur assure un ancrage spatial, c`est celle du TERRITOIRE .Qui constitue un miroir où cette population se regarde pour s`y reconnaître, où elle cherche l`explication du territoire auquel elle est attaché, jointe à celle des populations qui lui ont précédées.CETTE FORMULE PROBLÉMATIQUE illustre bien la tendance politique actuelle de notre pays.Les identités menacées par l`impulsion démocratique vont se replier comme frileusement vers des cadres spacieux où elles continueront d`exister avec l`aide de l`État (Coordination Régionales) et autres...etc.). La fausse simplicité de cette idéologie fondée sur la reconnaissance des communautés dessine à mon humble avis une bien étrange politique .La référence au territoire et en l`occurrence à l`ethnie donc à sa culture fait que chaque guinéen cherche à retrouver ce sens du social dont la perte affole tout un chacun. CE DÉSIR D`ETHNICITE ET DE TERRITORIALITÉ est d`autant plus exacerbé qu`il affronte le processus démocratique de NÉGATION des identités sociales caractérisées par la recherche des structures politiques les plus adéquates pour le processus démocratique en cours dans notre pays.Aussi le modelage et remodelage des territoires tribaux et la distribution des hommes dans l`espace national est à mon sens l`une des alternatives à la forte de l`État et à l`unité nationale. POUR FAIRE BARRAGE à L`ETHNICITE, la population guinéenne du moins en partie devrait prendre en exemple la population PEULH à travers leur SENS DE LA CRÉATIVITÉ ,LEUR FORCE D`INNOVATION ET LEUR ORGANISATION. .De fait c`est de leurs pratiques que les peulhs tirent leur force SOLIDEMENT ANCRÉES DANS LA TRADITION DEPUIS DES LUSTRES. On a tendance à ne lui compter qu`une cinquantaine d`années alors qu`elle est aussi vielle que le milieux lui-même .Les Peulhs continuent à être une accumulation d`efforts de conscientisation à travers leur action collective, poussée par une conscience politique forte et articulée chez certains, plus intuitive et implicite chez la plupart. En dernière analyse, la survie politique et le développement des infrastructures des autres régions ne seront assurés non pas par la seule compréhension claire et lucide de la réussite du FOUTAH DJALLON mais surtout dans le rendez-vous du DONNE ET DU RECEVOIR à L`ÉCHELLE GUINÉENNE. En d`autres termes , d`abord et avant tout par une prise en charge réelle de la part des 4 coordination régionales , les votes terminés de l`éducation de la jeunesse sur la noblesse du TRAVAIL ET L`AMOUR DU PAYS. Pour leur permettre de comprendre leur situation de vie et de travail, et d`intervenir collectivement sur elle peut être un instrument extrêmement puissant de modification de leurs situations sociales.C`est tout un programme pour la démocratie naissante.. LAISSONS AU PASSE SES CHARGES ÉMOTIONNELLES , VIVONS AVEC FERVEUR LE PRÉSENT ET PRÉSENTONS NOUS DEMAIN AVEC UN SEUL IDÉAL, CELUI DE LA PROSPÉRITÉ DE NOTRE PAYS A TRAVERS L`UNION SACRÉE DE SES FILLES ET FILS,ET QUE DIEU NOUS DONNENT LE MEILLEUR PRÉSIDENT.
Alhassane B, samedi 14 août 2010
Pseudo-article scientifique. Qu`est-ce que c`est laborieux! Il est tellement plus facile de blablater que d`écrire un article scientifique. M. Diaby, je préfère de loin vos articles polémiques, libre opinion. Mes amitiés.

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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