samedi 26 juin 2010
Danse sur un volcan
Kadjal Barry

Vingt quatre zigues, gilles, guides de guildes grises. Dans ça, la gigue, guignol, du ranci, du rassis, de l'embusqué, de l'intrus, qui snobe, qui se débine, de l'athlète, ours des cocotiers, du coquin, du faquin, du larron, du fripon. Le monde en somme, donc monde et immonde. Mais le peuple reconnaitra les siens, décidera du sort de « cette sorte de champignon comme il en pousse par centaine sur le fumier du suffrage universel », mot de Maupassant.

Le 27 juin 2010, nous y voici, à bout, au bout d'une marche forcée et cadencée. Et là, on verra ce qu'on verra. Si ce grand soir tout bascule, les lendemains enchanteront. Si c'est bien l'aurore des oracles. Hum, hum! Dis, mon frère, n'as-tu jamais vu un thermomètre fébrifuge ? On te le donne en mille, tu as le vote du 27 juin 2010, le sorcier, purgatif des purgatifs vaticine les mages de la démocratie transcendantale, systémistes, transfrontaliers, idéologues épigones des missionnaires. Ces apôtres des lumières s'éblouissent plutôt qu'ils n'éclairent. Ils ne voient guère. Quand c'est clair que le peuple vif, le 27 juin 2010, a à ratifier la volonté plébéienne, couronner son combat. vision pour vision. Tu parles peser, je te balance pesé ; tu avances l'idée, je te lance la chose ; tu me vends la forme, je veux le fond. Un, qui pense plus qu'il mange, dit : « L'absolu doit être pratique » et l'idéal, «respirable, potable et mangeable à l'esprit humain ». Or donc, théologiens de la démocratie, vous n'apostasiez point à hypostasier moins. Vos concepts doivent descendre dans la rue. La vertu théologale ne déchoit pas en se montrant démologale, cardinale. Vox populi, vox dei, non ? A l'aune-là, le prochain vote résonne verdict, de force canon, de droit Conon avec droit de cité dans le sein du saint du populo. Verdict, le mot est dit pour faire sens à la dette à l'égard des prédécesseurs, des morts et des victimes qui font que nous sommes là, en sommes là. Sommés. Insolvables, quoi que nous fassions. Donc, vote juste, ou moral, ou éthique. Rien que ça. Ethique et technique, pas même politique. Justesse et justice, faux jumeaux. Ce ne sera peut-être pas le dernier mot pour des gens sachant avoir fait le plus dur, le plus long, qui ne feront comme en 2007 : s'arrêter à mi gué. Mais « tant qu'à marcher ; autant se diriger vers la délivrance ». Le diable si, le 27 juin 2010, le populo prend la vielle lune pour le lever du soleil. Atterrant qu'il enterre un écu et déterre un sou les pique-feux qui se morfondent, le feu couve sous la cendre ; la moindre escarbille... l'orchestre gouverne. Je suis votre chef, je vous suis.

Qui n'a vu ? Dans la république-là « les feuilles meurent pour quelque chose : c'est à ce prix qu'elles remonteront dans les feuilles prochaines », on croise les doigts.


Kadjall Barry


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Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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