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Venu au pouvoir le 24 décembre 2008, suite au décès du général président Lansana Conté, le CNDD avec le capitaine Moussa-Dadis Camara en tête, a incarné l’immense espoir de notre peuple dans toutes ses composantes… Espoir enfin du relèvement multiforme de notre patrie. Il en a été ainsi voilà neuf 9 mois.
Hélas! Comme si le bonheur perpétuel n’était qu’illusion en tout lieu, notre peuple subissait sa première tragédie par ce même CNDD.
Le 28 septembre 2009, par sa dimension restera, si nous ne prenons garde un moment profondément négatif par la rupture de confiance qui se dresse depuis, entre notre nation et son armée. Aussi, pensons-nous, le plus urgent demeure aujourd’hui comme un devoir impérieux pour tout guinéen responsable, de retrouver les raisons d’un accord, d’une concertation entre le peuple et son armée. C’est à cette tâche que se consacrent dès aujourd’hui les patriotes guinéens où qu’ils se trouvent. En effet, la perspective d’occupation de notre patrie par une armée étrangère d’où qu’elle vienne est difficilement acceptable par notre peuple.
Mais si le départ de Dadis est la condition sine qua non du rétablissement d’un État de droit et / ou le retour d’un gouvernement civil, Dadis, en tant qu’authentique patriote, se doit, dans l’intérêt supérieur du pays de se démettre.
Pour toutes ces raisons, toutes pressions politiques et / ou diplomatiques, requièrent notre accord. A condition que cela n’entraîne pas un surcroît de souffrance pour notre peuple qui a déjà tant souffert.
Toutefois, nous nous opposerons mordicus à toute intervention ou présence d’une quelconque force d’interposition ou d’occupation du sol guinéen. Car, nos illustres ancêtres, combattants intrépides de la lutte anticoloniale, opposants opiniâtres de toute domination étrangère comme leurs incarnations patriotiques d’aujourd’hui se sentiraient souillés. Et nous-en voudront.
Au nom de notre patrie, nous demandons à tous les protagonistes de la tragédie du 28 septembre, de surmonter leur rancœur ou leurs frustrations et, en pensant à notre peuple de se donner la main pour parvenir à la solution de concorde nationale. Ceci suppose que chacun fasse l’effort nécessaire d’oublier quelque peu ses ambitions de pouvoir.
Vive la Guinée! Vive l’unité de son peuple.
Sidiki Keita, Paris
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