dimanche 9 août 2009
Dadis demande le départ de l’ambassadeur de France en Guinée
Moussa Dadis Camara

Le lundi 3 août dernier, le chef de la junte aurait émis  des griefs contre l’ambassadeur de France en Guinée lors du passage à Conakry du Secrétaire d’Etat français à la Coopération Alain Joyandet. Le Capitaine Moussa Dadis Camara aurait purement et simplement sollicité le remplacement de M. Jean Michel Berrit.

 

Le président Moussa Dadis Camara a profité du séjour d’Alain Joyandet dans notre capitale pour faire cas de son mécontentement vis-à-vis de l’Ambassadeur de France en Guinée, M. Jean Michel Berrit. Dadis aurait lancé à Alain Joyandet « je ne suis  pas content de votre ambassadeur. Je suis content qu’il s’en aille. Nous, nous n’avons pas besoin de manipulation ». 

Le Secrétaire d’Etat français à la Coopération aurait eu à son tour cette réponse à l’endroit du chef de la junte : « Monsieur le président le métier d’ambassadeur est très difficile. Mais, sachez que la France n’a qu’une diplomatie, la France n’a qu’une politique étrangère ».

C’est le discours prononcé par le diplomate français lors de la célébration du 14 juillet dernier qui aurait irrité Dadis.

Ce discours qualifié de caustique par certains observateurs avait été une sorte de réquisitoire contre la junte guinéenne.

«  Aujourd’hui, à moins de six mois de l’échéance électorale que chacun s’est engagé à respecter, on constate des avancées dont il faut se féliciter : le dialogue entre la Guinée et l’Union européenne dans le cadre des consultations au titre de l’article 96 de la convention de Cotonou est bien engagé ; le recensement des électeurs est en voie d’achèvement ; l’Etat guinéen a versé la première tranche de 15 milliards de GNF de sa contribution de 45 milliards au financement du processus électoral ; le dialogue politique s’amorce », avait relevé Jean Michel Berrit.

Avant d’enfoncer le clou en ces termes : « Mais, on relève aussi des sources persistantes de préoccupation : progrès trop lents dans la mise en œuvre du chronogramme électoral et du dialogue politique ; retard dans la mise en place du Conseil national de transition et dans la formalisation de l’interdiction de se présenter aux élections pour les membres du CNDD et du gouvernement ; persistance de violation de droits de l’homme et d’actes de violence contre des civils et des opérateurs économiques par des hommes en uniforme ; difficultés rencontrées par les partis politiques dans l’exercice de leurs activités. Le groupe de contact, qui va se réunir dans quelques jours à Conakry, espère recevoir des assurances sur ces points ».

L’Ambassadeur de France n’avait fait que dire haut ce que tout le monde pense tout bas. Mais le chef de la junte ne supporterait certainement pas certaines réactions venant surtout des diplomates étrangers.

L’ambassadeur d’Allemagne l’avait appris à ses dépens lors d’une rencontre avec les forces vives qui s’était déroulée à Koloma il y a environ deux mois. M. Karl Prinz avait été sommé de s’asseoir après avoir été vertement tancé par le président de la République.

Pour avoir posé la question suivante : « Monsieur le président, vous dites que vous ne serez pas candidat en 2009. Et qu’en sera-t-il si jamais les élections avaient lieu en 2010 ? »

 

 
Dian Baldé

L’Indépendant, partenaire de www.guineeactu.com

 

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Vos commentaires
Bub. che. Diallo, mardi 18 août 2009
La France n`est pas une republique bananiere c`est ce que voulait dire alain joyandet
Youssouf Bangoura, dimanche 9 août 2009
Dadis ne sait pas ce qu`il doit faire et il ne veut pas qu`on lui dise aussi ce qu`il faut faire. IL est allergique à toutes les remarques venant de ceux qui connaissent le fonctionnement d`un Etat de droit mieux que lui. Il veut qu`il soit applaudi par tout le monde, il presente tous les signes d`un dictateur ignorant. Même un aveugle sait aujourd`hui que Dadis et son CNDD ne veulent pas lacher le pouvoir,il faut que tous les pays occidentaux sans lesqueles aucun pouvoir dictatorial ne peu tenir en afrique se joignent au peuple de Guinée pour demander les élections en decembre 2009. Diriger un pays aujourd"hui est une affaire de competence, on est plus dans les années 50 ou 80 oû le hasard avait voulu que incompetents soient presidents. Le monde a evoulué et continue à evoluer, le hasard n`y a plus sa place. Le guinéen ne doit pas être isensible de ce qui se passe à travers le monde, nous aussi on veut progresser, on veut être cité comme un pays en progrés, on veut le bien être, on a droit à être heureux, on veut des autoroutes, des electricités partout dans le pays, des robinets dans toutes les maisons,des trottoirs bien faits, des enseignements de qualités, des belles ecoles, des centres hospitaliers de grandes qualités, la liberté d`expressions sans être inquiété, ces elements ne doivent plus êtres un rêve, ça doit être une realité. Aucune realisation materielle n`est descendue du ciel, c`est le travail et la competence qui ont rendu les autres pays merveilleux, et leur population heureuse. Nous aussi, nous pouvons le faire, mais à condition qu`on ait les hommes competents et patroites.
Taniko, dimanche 9 août 2009
Ha!!La Guinée,Sekou touré,Lansana conté,Dadis.Et qui après?Les Keira,ou mamdou sylla ou encore pivi?pourquoi pas?EH BON DIEU qu`est ce que nous t`avons fait?
Oumar Bah Mâci, dimanche 9 août 2009
Le président autoproclamé est allergique à toute critique, il l’a montré plusieurs fois. Nous avons déjà eu deux dirigeants qui ne supportaient pas la critique. Ça suffit!
gono, dimanche 9 août 2009
Retenez bien ceci: SANS les resourses Africaines, LA FRANCE N`EST RIEN VIVE le NEOCOLONIALISME !!!!!!
Tabara, dimanche 9 août 2009
Dadis est à lier!!! Qu`il se conduise dans le sens du respect de ses engagements pris le 23 decembre 2009. Le pouvoir ne s`accapare plus de nos jours. Il se conquiert après des élections libres et transparentes

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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