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dimanche 5 juillet 2009 |
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Dadis délie les cordons de la bourse |
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Le chef de la junte a ordonné le décaissement de 15 milliards de francs guinéens en faveur de la Commission nationale électorale indépendante (CENI) en vue de reprendre l’opération d’enrôlement des électeurs. Ce geste vient combler les attentes des ‘’Forces vives’’ qui tiennent coûte que coûte à ce que les élections aient lieu avant décembre 2009.
Le capitaine Moussa Dadis après avoir essuyé de nombreuses critiques sur sa bonne foi à mener à bien la transition est entrain de se racheter. C’est du moins ce que certains observateurs pensent aujourd’hui après qu’il ait ordonné que les 15 milliards de francs guinéens nécessaires au financement du processus d’enrôlement soit mis à la disposition de la Commission nationale électorale indépendante (CENI). C’est un communiqué radiodiffusé qui a annoncé la nouvelle ce mardi. Les ‘’Forces vives’’ avaient posé cette doléance au cours de leur rencontre avec le président de la République samedi dernier au camp Alpha Yaya Diallo. Une rencontre qui avait permis aux deux parties de se mettre d’accord sur le respect du chronogramme de transition établi par les ‘’Forces vives’’. Le chef de la junte qui avait juré tous ses grands dieux à cette occasion que l’histoire ne retiendra pas que c’est lui qui aura torpillé le processus démocratique en Guinée, vient donc de faire un geste sensé démontrer sa bonne foi pour la tenue d’élections libres et transparentes avant la fin de l’année.
Même le Groupe international de contact sur la Guinée (GIC-G) avait au cours du sommet de l’Union Africaine (UA) qui se tient en ce moment à Syrte en Libye, lancé un appel à la junte afin qu’elle fasse des efforts pour le décaissement de la contribution de l’État à la tenue des élections. C’est désormais chose faite donc. Il ne reste plus qu’à Ben Sékou et à son équipe de se mettre sur pied pour enregistrer le reste des électeurs. Une tâche qu’ils devront accomplir de manière à ce que tous ceux qui désirent figurer sur les listes électorales soient enrôlés. L’autre souci qui anime le GCI concerne la relance du dialogue entre les acteurs de la vie politique guinéenne, mais aussi la tenue des élections avant la fin de l’année 2009 dans les délais prévus par le chronogramme, sans oublier le respect des droits de l’homme. Pour revenir au budget des élections, il s’élèverait à 149.008.850.000 FG, soit environ 22.577.098 Euros ou 31.704.011 dollars américains. La Guinée compte sur l’apport des partenaires au développement qui se sont engagés à appuyer le processus de transition, pour réunir ces fonds.
Dian Baldé L’Indépendant, partenaire de www.guineeactu.com
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