|
Le chef de la junte a au cours d’une réunion tenue ce lundi au palais du peuple indiqué qu’il n’avait pas encore officialisé sa candidature pour la présidentielle de 2010.
« Il y a plusieurs manières de saboter la démocratie, ce peuple, cette nation, nous nous sommes débarrassés de la démagogie, de l’arbitraire, de la dictature, de la confusion, de l’ethnocentrisme, du tribalisme, du népotisme, du régionalisme », a lancé à la foule le chef de la junte visiblement choqué par l’absence des Forces vives à cette réunion.
Parlant de la composition du CNT, qui constitue l’une des pommes de discorde entre la junte et les Forces vives, Moussa Dadis Camara a demandé aux élus locaux s’ils étaient pour la réduction de son effectif qui est de 244, à 163 comme le recommandent les partis politiques.
Les élus locaux ont plutôt souhaité que cet effectif soit revu à la hausse pour leur permettre d’avoir des représentants au sein de la structure qui aura la lourde charge de réviser la constitution guinéenne.
Suite à cette doléance, le président de la République a accepté que l’effectif du CNT passe de 244 à 270.
Au cours de cette rencontre le chef de la junte a accusé les leaders politiques d’entretenir un climat de tension dans le pays pour pouvoir simplement sauvegarder des intérêts égoïstes.
Selon le président de la République, la répartition des postes au sein du CNT doit tenir compte des aspirations des Guinéens, aussi bien ceux de l’étranger qui seraient près de 5 millions de personnes selon lui, mais aussi des populations vivant dans la campagne loin de la capitale.
Les élus locaux se sont évertués à couvrir le chef de la junte d’éloges, tout en lui demandant de se présenter à la présidentielle.
« Au nom des populations que nous représentons ici. Nous le lui demandons solennellement », a déclaré un de leurs portes paroles.
C’est sur cette note que s’est achevée cette réunion qui a connu une forte mobilisation des élus locaux, venus des quatre coins du pays. Il conviendrait de noter que des jeunes manifestants avaient ce dimanche demandé le départ de Moussa Dadis Camara du pouvoir.
Le « mouvement Dadis doit partir » était décidé à empêcher la tenue de cette rencontre de ce lundi à travers d’autres manifestations dans la ville.
Mais la junte qui craignait les débordements a mis en place un important dispositif sécuritaire à travers les différents carrefours de la cité afin de dissuader les jeunes de passer à l’action.
Aicha Bah Le Démocrate, partenaire de www.guineeactu.com
|