mercredi 22 juin 2011
D’une transition à une autre !
Aziz Bah
  1. Techniquement la Guinée vient de renter une nouvelle fois dans une autre transition. Depuis la mort du général président Lansana Conté à fin 2008, la Guinée a connu deux transitions et une troisième vient juste de débuter ce 21 Juin, 2011 soit six mois après l’investiture de « l’opposant ? » historique. Voici la chronologie des différentes transitions :
  2. La première née d’un coup d’Etat anticonstitutionnel, était conduite par le jeune capitaine Dadis. Je rappelle que malgré la violation de la constitution qui prévoyait une transition conduite par le président de l’Assemblée nationale Aboubakar Somparé (qui est d’ailleurs un civil), les « démocrates ?» et politiciens de tout bord avaient soutenu ce coup d’Etat sous prétexte que le mandat de l’Assemblée nationale à l’époque avait expiré. De plus, le peuple soutenait la junte de Dadis parce qu’il craignait un changement dans la continuité. Chose que moi-même je craignais, à vrai dire. Je finis donc par rejoindre le peuple pour soutenir une transition conduite par le très dynamique jeune capitaine Dadis.
  3. La deuxième transition née d’un autre coup d’Etat, était le fruit de l’égoïsme de nos politiciens. Je rappelle que le capitaine Dadis n’avait jamais officiellement dit qu’il se porterait candidat. Les poids lourds de l’opposition n’ont pas voulu soutenir une transition de deux ans comme l’avaient annoncé le capitaine Dadis et son CNDD à la prise du pouvoir. Pour ces égoïstes politiciens, il n’était pas question d’attendre deux ans surtout que l’âge des uns et le passé des autres (suis mon regard) auraient pu les disqualifier. Donc, il fallait passer par tous les moyens pour écarter le jeune capitaine. C’est ainsi que vint l’événement malheureux du 28 Septembre 2009 qui restera à jamais dans les annales de l’histoire sombre de cette Guinée qui manque encore de vision après plus d’un demi siècle d’indépendance. Le capitaine Dadis fut donc écarté, et cette autre transition débuta sous la conduite de celui-là même qui était ministre de la défense lors de l’événement du 28 septembre 2009. Encore, nos politiciens comme au début de la transition lançaient des hommages à Sekouba pour peut-être avoir les yeux doux du nouveau maitre pendant que les victimes du 28 septembre croupissaient dans des hôpitaux sans soins ni procès. Pour résumer, des accords furent signés à Ouaga et une feuille de route bien précise fut tracée pour le reste de la transition. Donc, ces accords étaient le garant de cette transition. Rappelons que le CNT est le fruit de ces accords qui prévoyaient l’organisation de l’élection présidentielle dans les six mois suivie des législatives six mois après.

D’après la constitution ficelée lors de la transition, les législatives devraient se tenir six mois après la présidentielle. Donc au plus tard Juin 2011. Aujourd’hui on peut dire sans hésiter que les six mois sont passés. De ce fait, la Guinée entre une nouvelle fois dans une autre transition conduite par Alpha Condé.

Voici une nouvelle occasion que les Guinéens et Guinéennes ne doivent pas rater. Il est encore possible de redonner l’espoir à cette jeunesse et bâtir une nouvelle Guinée.

Le CNT n’est plus légitime ! Comme l’assemblée conduite à l’époque par Aboubakar Somparé, le mandat du CNT a expiré. Le non-respect de la faille de route des accords de Ouaga met fin à la mission du CNT. Donc, les membres de cette institution de la transition doivent rendre le tablier et tirer les leçons de la transition. L’opposition si elle existe encore doit aujourd’hui négocier les modalités de la nouvelle transition qui vient de débuter sous la conduite d’Alpha Condé.

J’espère que le CNT, la société civile, et ce qui reste de l’opposition prendront leurs responsabilités pour une réussite de cette nouvelle transition. Les deux précédentes transitions (Dadis et Sekouba) doivent servir de leçons.

Nous demandons aux vrais démocrates de se mobiliser et de rester vigilants pour l’avènement d’une Guinée forte, unie, et prospère.

Vivement une jeunesse unie et une Guinée débarrassée du régionalisme où nous ont plongés nos ainés.

Je vous remercie.


Aziz Bah, USA


www.guineeactu.com

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Vos commentaires
A.Diallo, jeudi 23 juin 2011
Pour moi,une chose set claire,c´est quelquand soit de quoi?Alpha Conde ramportere aussi les l´egislatives.
A.Diallo, jeudi 23 juin 2011
Bien dit Mr Kourouma,personne ne comprend ce que tu dit mais,moi je le comprend peut etre plus que toi meme.bien vue de ta part.
HORODEN, jeudi 23 juin 2011
La Guinee a elu un President mais n`a pas fait de transition. Priere de comparer la transition de Sekouba Konate a cette du General Salou Djibo du Niger. Vous vous rendrez bien compte que c`est pas le port du treilli qui veut dire qu`on est militaire. Nous avons commence la construction de notre jeune democratie par le toit, donc sans fondation. Et donc ne vvous etonnez pas que la maison ne puisse tenir debut et abriter ces citoyens. La vraie transition doit se faire avec tous les Guineens et doit aboutir a un pacte social et politique. Sans cela nous ne sortirons jamais de ces petites crises politiques recurrentes qui ont empecher n`importe quel President elu de gouverner avec serenite. Donc on ne va jamais vaincre la pauvrete et amorcer un developpement durable.
POKPA HOLOMO LAMAH, mercredi 22 juin 2011
Avant tout j’aimerais apporter quelques éclaircissements. (1) Il n’y a pas de coup d’État constitutionnel quand vous parlez de coup d’État anticonstitutionnel au point 2. (2) La constitution ne prévoyait pas une transition, mais une période intérimaire de 60 jours présidée par le Président de l’Assemblée Nationale pour élire un nouveau Président. Maintenant je donne mon point de vue. (1) Même si le Capitaine Dadis n’avait pas dit officiellement qu’il se porterait candidat, il n’avait pas intérêt à entretenir un doute sur sa position. Il devrait être tranchant et dire qu’il ne serait pas candidat. (2) Les politiciens ont été tous égoïstes en bousculant le calendrier du CNDD. Ils devaient laisser le CNDD aller jusqu’au terme des deux ans qu’il s’était assigné. Tout bon guinéen y compris les politiciens, savait qu’on ne pouvait pas aller sereinement à une élection présidentielle au bout d’un an eu égard à tous les préalables auxquels il fallait faire face. Mais, et c’est là que je suis entièrement d’accord avec vous, par égoïsme doublé d’orgueil, chacun s’est tapé la poitrine, sorti ses muscles et se croyait plus fort pour gagner les élections. Et partant, ils nous ont roulé dans la farine. En pareil cas, notre seul sauveur aurait été un organisme neutre capable de faire disjoncter la pression, je pense à la société civile. Là aussi hélas, celle-là n’a pas joué son rôle d’arbitre. Elle s’est laissée emporter par les politiciens pour défendre l’indéfendable. Et pour récompense, son Président sera nommé Président de la CENI, mais celui-ci sera condamné pour fraudes lors desdites élections dès après le premier tour. (3) Quant aux malheureux évènements du 28 septembre 2009, seule une justice équitable permettra de situer les responsabilités et de punir les coupables. (4) Enfin, je ne comprends pas pourquoi vous invitez le CNT à s’associer avec la société civile ainsi que, selon vos propres termes, ce qui reste de l’opposition pour une réussite de la nouvelle transition que vous situez à partir du 21 juin 2011. Comment voulez vous que le CNT prenne ses responsabilités pour prononcer son propre avis de décès ? Fraternellement !
keita bourama, mercredi 22 juin 2011
bonsoir cheres compatriote je suis entirement dacort avec toi nous sommes dans une autre transition conduite par le condenuite un professeur qui ne pas agregee du tout mais lavenir nous dirat de plus
Kourouma, mercredi 22 juin 2011
Restes dans ton fauteuil et attends ta transition.

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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