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Pendant que les femmes sont majoritaires sur le territoire national, elles sont les cependant mal servies dans le secteur de l’emploi. Selon un constat général elles seraient plus nombreuses dans le secteur de l’informel. Un secteur qui n’est pas aussi porteur surtout que les subventions n’y atterrissent quasiment pas. Elles se battent pour trouver simplement leur pitance quotidienne. Le marché d’Avaria, constitue l’un des pôles d’attraction de ces braves femmes, qui y vendent des produits dont la date de péremption est parfois à terme. Dans la cité, le long des artères on les voit aussi vendre de l’eau glacée et des aliments aux passants, afin de se procurer un peu d’argent. Elles ont souvent entre vingt cinq et cinquante ans, et malheureusement de nos jours parfois plus et les causes qui les mènent vers ce secteur sont diverses. Les jeunes filles ont soit abandonné des études qu’elles avait du mal à suivre pour certaines et d’autres sont des diplômées sans emploi qui au lieu d’être dans des bureaux comme elles le pensaient à la fin de leur cycle, se retrouvent sur le marché vendant des produits cosmétiques et des vêtements pour femmes afin de subvenir à leur besoin. Les plus âgées sont des femmes mariées avec des enfants dont il faut nécessairement s’occuper, des divorcées qui ne reçoivent pas de pension alimentaire ignorant ce droit ou ne sachant pas le revendiquer, des veuves qui n’ont plus d’aide et se tournent aussi vers le petit commerce. Malheureusement ces femmes ne sont pas appréciées à leur juste valeur, pourtant dynamiques. Travailleuses et courageuses, on les ignore ou fait semblant de les ignorer d’une façon ou d’une autre sur le plan économique. Ne recevant pas d’aide pour faire évoluer leur petit commerce, elles n’arrivent pas le plus souvent à progresser et sont obligées d’arrêter pour un certain temps, avant de recommencer encore à la case départ. Hadji Koulibaly Le Démocrate, partenaire de www.guineeactu.com
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