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La Guinée est l'un des pays qui ne respectent pas toujours les valeurs fondamentales incarnées, entre autres, par la Déclaration universelle des Droits de l'Homme. La Guinée, ce pays qui viole implacablement les Droits de l'Homme les plus élémentaires, illustre ce phénomène depuis de nombreuses années.
Les lois en Guinée n'existent que de nom .Il faut être sur le terrain pour s'en apercevoir. Le Gouvernement actuel qui est venu au pouvoir suite à une minutieuse préparation cautionnée par le feu L.C pour préparer sa relève ne respire qu'avec les poumons du défunt.
Leurs moyens deviennent de plus en plus déguisés et méprisables afin d'éviter la condamnation internationale.
Mohamed Keita, chargé de l'organisation du Comité de base de l'UFR de Madina, appartenait à un groupe de jeunes pro-Sydia Touré dont les objectifs étaient, au moyen d’un travail de propagande, d'organiser des manifestations en faveur de son Parti. En plus de cette mission, il a réussi à détourner les jeunes du PUP en les encouragent à déserter. Dynamique, Mohamed avec son allure imposante, réussira à rallier les jeunes de son quartier (sa commune de Matam), de toutes les tendances politiques à l'union contre Lansana Conté; dans ses rangs. Son réseau ne comptait uniquement pas que des élèves, mais aussi, par exemple, des centaines de femmes, et étudiants, qui se sont joints au groupe. Le mouvement a pris une ampleur telle que certains groupes de jeunes rappeurs s'y sont impliqués. Dans le milieu des étudiants, un certain Aboubacar Diallo de l'ethnie la plus redoutée des régimes qui se sont succédés en Guinée, qui dirigeait les manifs dans le campus universitaire a échappé bel aux mailles des filets de la police guinéenne à la veille des événements de Février 2007. Mr Diallo aussi est porté disparu après avoir passé quelques moments en prison.
Finalement le groupe ayant débordé, il a fini par être récupéré pour devenir un instrument de propagande entre les mains de l'opposition radicale.
Un autre souci de la famille de Mohamed est de savoir s’il vit ou s'il est mort. Au cas où il est en vie pour pouvoir au moins l'éloigner de la Guinée au risque de subir les mêmes sorts que ses amis qui ont cru avoir échappé au filet de la police de Conté.
Deux de ses amis, avec lesquels il s’était fait les valises des geôles de Conakry, sont revenus aussi tôt que le CNDD ait ramassé le pouvoir, comme ils se le disent, ont immédiatement rejoint le pays suite à la déclaration rassurante de Dadis et la mort de Conté qu’ils craignaient.
Très curieusement, ces 2 jeunes qui se sont retournés, ont fait l'objet d'interpellation et mis aux arrêts. Considérés comme des traîtres à la patrie, ils sont jusqu'au moment où nous informons l'opinion internationale, internés dans le camp de concentration de KASSA pour des fins de torture dans un contexte, où le judiciaire est complètement à la botte de l'exécutif.
Le discours officiel du Président a toujours été de prétendre, sans craindre les contradictions, et au rythme des mensonges plus gros les uns que les autres, qu’il existe une véritable liberté publique en Guinée. Une propagande grossière mais bien huilée a donc suffi pour empêcher les uns et les autres de comprendre le système guinéen et sa censure sournoise.
C'est clair qu’il n'est un doute pour personne aujourd'hui que les citoyens soient brutalisés et intimidés par les autorités comme cela a été au temps de Conté. Une façon de dire que la nouvelle équipe militaire au pouvoir n'est qu'une suite logique de la précédente. Que nul ne se trompe, pour penser un instant que Conté est parti avec les techniques sophistiquées d'intimidation et de répression physique de son époque.
C’est dommage de savoir que la communauté internationale se contente souvent des déclarations berceuses des certains gouvernements.
Ainsi, les fondations d'une société démocratique n'existent pas,
Paradoxalement, le CNDD, car c'est de lui il s'agit, estime que les arrestations arbitraires, des procès absurdes et des poursuites au nom de la prétendue lutte contre la drogue, le banditisme et de projets d'attentats aux autorités guinéennes etc.? suffiront pour se faire passer pour un bon élève en matière de la construction d'une base solide de la démocratie.
Sur le papier et devant la communauté internationale tout semble normal, mais dans la pratique, c'est tout à fait le contraire.
Malick Dia depuis Conakry
Pour www.guineeactu.com
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