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 | Ibrahima Diallo-‘’Ollaid’’ |
Contrairement à certains Guinéens qui sont prêts à condamner SYSTEMATIQUEMENT nos leaders politiques et donc s’empresseront d’être d’accord avec M. Ibrahima Kylé, étant à Paris, la rencontre et l’écoute de certains d’entre eux (chefs de parti) pour savoir leur point de vue me permettent de tempérer/mitiger ces opinions. En effet, leurs explications ont du sens dans la mesure où ils avaient déjà un programme préétabli avant la ‘’sortie’’ de Dadis (sa déclaration de probable candidature); et rester à Conakry n’aurait servi à rien surtout qu’aucune concertation d’actions n’avait été prise : les manifestations ont été spontanées et non demandées par les politiques (autant que je sache). Et comme ils disent, le parti ne doit pas se résumer désormais au leader mais à une équipe, c'est-à-dire qu’en leur absence, le parti agira comme prévu. Et le plus important est qu’ils retourneront de toute façon à Conakry à la fin de leur mission : ils ne sont pas en exil ! Alors, les choses sérieuses et concertations commenceront : Pour une fois, les leaders politiques semblent avoir compris qu’il ne sert à rien de se battre entre eux pour une place encore occupée comme ils ont fait sous Conté. En tout cas, ils donnent l’impression d’être désormais soudés, les ‘’caméléons’’ compris pour le moment. Et en plus, leurs voyages peuvent apporter des résultats plus probants que rester à Conakry : la politique est aussi l’art de trouver les moyens les plus efficaces plutôt que le spectaculaire démagogique. Je suis d’accord sur ce point. Et croyez-moi, Mouctar Diallo ne ressemble pas à un ‘’peureux’’, ni les autres d’ailleurs maintenant !
Cela dit, demandons à ceux qui sont d’accord avec Ibrahima Kylé, combien parmi eux qui vivent en France, a fortiori en Ile de France, ont fait le déplacement pour la manifestation de Paris ? Il paraît, si peu que point ! Si nous ne répondons pas aux appels de manifestations pour une Guinée meilleure comment peut-on condamner nos leaders politiques d’aller à l’étranger dans le cadre de la lutte ?!
Finissons en disant qu’une chose est certaine: la Guinée n'a pas les ressources de se passer de l'Occident. Les Chinois, Kadhafi et les Arabes ne peuvent apporter leur savoir-faire et débouchés nécessaires au Pays ! Des sanctions telles qu'interdictions de voyager et gel des avoirs des membres du gouvernement et du CNDD mettraient Dadis en difficulté car ce sont les civils qui l’entourent qui lui permettent de “gouverner” et qui ont comptes bancaires, biens immobiliers et surtout famille à l’étranger. Ces derniers ne peuvent faire montre de défiance comme Dadis. Et puis je vois mal ces Guinéens aller mettre leurs millions à l’abri dans ces pays, même à Dubaï. C’est la part que la Communauté Internationale peut et doit jouer ! Quant au plan intérieur, ce sera notre responsabilité de nous opposer à la candidature de Dadis si lui et le CNDD sont toujours aux commandes après septembre 2009 sans qu’il soit revenu sur sa décision d’être candidat.
N’oublions pas le 26 septembre 2009, tous les Franciliens à la marche de Paris! Les autres selon leurs moyens, motivation et disponibilité.
I. Diallo -‘’Ollaid’’
www.guineeactu.com
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