lundi 14 juin 2010
Contribuer à réconcilier les Guinéens
Sidiki Kobélé Kéïta

« La tâche de cette commission n’est pas de réconcilier les Guinéens, mais de réfléchir et de faire des propositions sur les meilleurs moyens d’organiser un vrai cadre de rencontre et de débat franc et sincère entre tous les Guinéens, condition sine qua non pour une vraie réconciliation nationale », a affirmé, en substance, le professeur Sidiki Kobélé Kéïta, lors de la réunion de la Commission de Réconciliation nationale, le 10 mai 2010.

Je voudrais d’abord féliciter Madame la présidente de votre Commission qui a eu la civilité de répondre à ma correspondance du 31 mars 2010 et la remercier pour m’avoir invité à participer à la présente réunion.

Introduction

Mon intervention se fondera uniquement sur cette conviction que j’ai exprimée dans ma lettre sus-signalée et qu’une proposition concrétisera en fin d’intervention.

A mon avis, la tâche de cette commission n’est pas de réconcilier les Guinéens, comme le pensent certains membres du CNT dont les prises de position partisanes sont néfastes pour le pays et ont toujours choqué ceux qui militent pour cette noble mission; mais elle est de réfléchir et de faire des propositions sur les meilleurs moyens d’organiser un vrai cadre de rencontre et de débat franc et sincère entre tous les Guinéens, condition sine qua non pour une vraie réconciliation nationale

Ce que l’ordonnance du 5 mai 2010 précise désormais en affirmant que l’une des taches confiées au CNT est de « contribuer à réconcilier les Guinéens » ; votre commission n’est donc pas chargée de réconcilier les Guinéens, mais de « contribuer à les réconcilier » d’autant plus que l’on s’est rendu compte aussi que les prises de position et les vues simplistes et légères exprimées publiquement par certains membres du CNT jurent avec l’objectif visé.

En effet, réconcilier les Guinéens avec eux-mêmes n’est pas chose aisée ; la cristallisation de certains sentiments est trop profonde. Il faut ainsi exorciser la haine, le ressentiment, le désir de revanche ou de vengeance non encore assouvi qui anime toujours certains vindicatifs malgré les exécutions sommaires de la nuit du 7 au 8 juillet 1985.

Pour ce faire, Il faut d’abord amener les Guinéens à débattre publiquement, contradictoirement, mais sereinement et de façon responsable des contentieux des 26 ans de la première République, de ceux des 24 ans de la deuxième République et de ceux des 17 mois du CNDD, qui sous-tendent encore tous leurs rapports, afin d’établir la vérité crue sur ce qui s’est réellement passé durant ces années, justifier les mesures de justice qu’exige l’équité et de rétablir les innocents dans leur droit.

Que certains conseillers ne donnent donc pas l’impression qu’ils sont juges et parties ou que le CNT a déjà pris des décisions qui ne peuvent être qu’inopportunes et inappropriées.

L’action à entreprendre doit être abordée et menée avec tact et sérieux ; la bâcler en se précipitant sur des solutions bâtardes, c’est condamner le peuple de Guinée à continuer à patauger dans la mésentente et la misère, objectif réel de certains qui veulent se donner une certaine virginité politique, alors qu’ils participent à toutes les intrigues politiciennes qui retardent la Guinée et empêchent jusqu’ici la réconciliation nationale.

Les contentieux des 26 ans impliquent non seulement l’Etat guinéen et des citoyens guinéens, mais aussi et surtout l’Etat français et des citoyens français, avec l’obligation de parler des activités de déstabilisation dont la Guinée a été victime de 1958 à 1984 et de leur répression.

Les contentieux des 24 ans n’ impliquent en principe que l’Etat guinéen et le Peuple de Guinée, avec la nécessité de débattre des questions suivantes: le coup d’Etat du 3 avril 1984, les événements du 4 juillet 1985, le narcotrafic, la dilapidation des richesses naturelles de la Guinée, l’enrichissement illicite, la corruption, etc., qui sont en fait les causes de la tentative de coup d’Etat des 2 et 3 février 1996 et des révoltes populaires qui ont jalonné cette période.

Les contentieux des 17 mois du CNDD semblent avoir été réglés, puisque les organes de transition les ont assumés vis-à-vis de la communauté internationale et que ceux qui en ont été victimes semblent approuver ceux-là.

I.- De la problématique des contentieux des 26 ans (1958-1984) et des 24 ans (1984-2008)

Pour ce qui est des contentieux des 26 ans, j’y réfléchis depuis fort longtemps.

C’est grâce à feu Jean Faragué Tounkara que je me suis intéressé au problème des complots comme l’une des conséquences du « non » du 28 septembre 1958 du peuple de Guinée.

En effet, à sa deuxième sortie de la prison du camp Boiro, ce grand patriote, sincère et courageux, avait demandé à travailler dans le service que je dirigeais alors au sein de l’INRDG, la Bibliothèque Nationale. Des rapports objectifs et de confiance, nés des relations des premières années de l’indépendance alors qu’il était ministre de la Jeunesse et que j’étais étudiant en vacances fréquentant le dancing « La Paillotte » où il allait souvent, finirent par se consolider ; nous passions notre temps à discuter chaudement: il m’avait aidé à comprendre la situation qui prévalait en Guinée en m’expliquant beaucoup de faits historiques guinéens de l’après indépendance, des contradictions qui minaient l’opposition intérieure et même d’une note de soutien et d’encouragement qu’il avait reçue en 1965 d’un officier supérieur de l’armée guinéenne quand il préparait le complot dit complot Petit Touré ; il avait heureusement eu le temps de la cacher ; cet officier sera finalement arrêté suite à l’agression du 22 novembre 1970.

Mais il y a une réponse parmi les nombreuses qu’il m’avait données qui avait orienté mes recherches et m’avait incité à abandonner le sujet de ma thèse de doctorat pour la rédaction duquel j’avais sollicité mon affectation à la Bibliothèque nationale: « Toutes les tentatives de déstabilisation dénoncées sous les noms de complots, de subversion, de sabotage économique, etc. par le régime sont vraies ; mais il y a eu un complot dans chaque complot ».

Pour mieux maîtriser l’histoire contemporaine de la Guinée. je me suis consacré depuis lors à la recherche sur la lutte pour l’indépendance de la Guinée et ses conséquences dont les complots,        Mes deux derniers ouvrages imprimés et édités en France :

1.- Des complots contre la Guinée de Sékou Touré (1958-1984), publié en 2000

2.- Autopsie d’un pamphlet : camp Boiro. Parler ou Périr d’ Alsény René Gomez, publié en mai 2009 et qui est plus complet, comportent non seulement la présentation des résultats de mes recherches et l’analyse des faits, mais aussi les conclusions suivantes:

1. Tous ceux qui avaient été arrêtés n’étaient pas tous coupables, mais tous n’étaient pas innocents non plus ; n’accuser personne, ne culpabiliser personne et n’innocenter personne, telle est ma ligne de conduite depuis lors.

2. Présenter les résultats de mes recherches tels qu’ils se dégagent des sources vérifiables utilisées et mettre les lecteurs au même niveau d’information.

3. Montrer que seuls ceux qui avaient été accusés d’avoir organisé ces complots de l’extérieur, des Guinéens en groupe ou utilisés par les services secrets étrangers, des agents ou honorables correspondants guinéens ou étrangers peuvent nous aider à culpabiliser ou à innocenter quelqu’un. (Cas de Bah Lamine, auteur de l’attentat de 1980 à la grenade que j’évoque plus loin).

4. Ce qui est écrit sur la vie carcérale, le traitement en particulier des prisonniers au camp de la Garde Républicaine appelée plus tard Camp Boiro et la prison de Kindia, ne peut être contesté que par ceux qui l’ont vécue.

5. Mais l’arrestation étant une conséquence et non une cause des complots, et comme les témoignages de tous les anciens prisonniers du camp Boiro sur les autres aspects des complots, dont la cause de leur arrestation, soumis à des recherches intenses, se sont presque tous avérés faux, il fallait aller au-delà de ces écrits, au-delà de « la littérature de douleur », faite pour émouvoir les naïfs. 

Pour ce faire, j’ai estimé que tout chercheur ou vrai journaliste spécialisé dans l’investigation, peut et doit approfondir les recherches dans l’intérêt de la vérité historique, sur la réalité et la véracité desdits complots, leurs préparatifs, leur financement, leur exécution et leurs objectifs éventuels.

Les faits historiques étant têtus et certaines personnes étant habituées à la confession, il a tout simplement suffi de tenir compte de la masse documentaire dont on dispose désormais grâce aux aveux et témoignages des acteurs ou témoins étrangers et guinéens plus ou moins impliqués dans les préparatifs et l’exécution de ces opérations pour rétablir la vérité des faits: Jacques Foccart, secrétaire général aux affaires africaines et malgaches; Pierre Messmer, dernier gouverneur général de l’ AOF au moment du non guinéen ; Maurice Robert qui dirigea la section ouest africaine du SDECE de 1955 à 1963 à Dakar avant d’être nommé chef de la zone Afrique de 1963 à 1973 du SDECE à Paris ; Bob Denard, grand mercenaire français, qualifié de « dernier affreux », qui participa au recrutement et à l’entraînement des mercenaires guinéens de l’époque ; Jacques Batmanian, alias Jacques Baulin, ancien conseiller personnel du Président Houphouët-Boigny ; capitaine Alpoim Calvao, officier portugais qui dirigea l’agression du 22 novembre 1970 contre la Guinée; Alpha Oumar Bah de Guinée, seul mercenaire africain arrêté dans l’ agression contre le Bénin le 16 janvier 1977, incarcéré dans ce pays jusqu’en 1990, et dont la déposition devant la commissions de l’OUA et celle des Nations Unies est édifiant ; Mamadou Dia, ancien premier ministre du Sénégal ; Magate Low , ancien ministre de l’ Armée Sénégalaise ; Dr Charles Diané, l’un des éminents responsables de l’opposition guinéenne à l’extérieur, sur l’agression du 22 novembre 1970 et la complicité de certains cadres dirigeants du gouvernement guinéen de l’époque avec l’opposition extérieure ; Jean Faragué Tounkara, ancien prisonnier du camp Boiro, sur le complot de 1965; Siradiou Diallo sur le complot de mars 1969 ; Bah Mamadou et ses démarches auprès du gouvernement américain contre le régime guinéens de la première République ; Almamy Ibrahima Barry dans le journal Le Lynx sur le complot en préparation en 1984 contre la tenue du sommet de l’OUA en Guinée ; John Bérété, deuxième élément entraîné avec Tidjane Keïta pour l’assassinat du Président Ahmed Sékou Touré en mars 1969, etc.

Je n’évoque pas Roger Faligot et François Krop dont l’ouvrage, la Piscine, paru en 1985, avait mis fin aux travaux de la commission du livre blanc mise en place par le CMRN aux lendemains du 3 avril 1984.

Je ne cite qu’un seul exemple: évoquant le cas de l’industriel Jacques Démarchelier, arrêté à la suite de l’agression du 22 novembre 1970, Roger Faligot, dans son étude La guerre secrète contre la Guinée, écrit: « Sa trajectoire illustre le gâchis provoqué par la guerre secrète lancée par Foccart et le SDECE contre la Guinée »x ( In : Histoire secrète de la Ve République, sous la direction de Roger Faligot et Jean Guisnel, Paris, Editions La Découverte, 2006, P.129).

6. A moins qu’on veuille bâcler le processus de réconciliation nationale, il est dès lors moralement et politiquement impossible d’examiner les contentieux de la première République à partir de 1958 en refusant de faire référence à la responsabilité de la France d’alors dans les opérations de déstabilisation montées par ses services secrets et ceux de ses alliés contre la première République, d’autant plus que le communiqué franco-guinéen du 14 juillet 1975 y fait allusion.

C’est l’occasion, pour les autorités guinéennes, de demander au gouvernement français l’ouverture, à la consultation, des archives relatives aux rapports franco-guinéens de 1958 à 1984 pour nous faciliter la réhabilitation des innocents.

7. Par ailleurs, certains ayant contesté mon approche, j’ai cru que j’ obtiendrai de nouvelles informations contredisant mes sources, à l’issue d’un débat contradictoire public à la tenue duquel je tiens encore fermement dans l’intérêt de la Guinée; malheureusement je n’ai jamais obtenu cette possibilité de confrontation et ne cesse de me demander pourquoi certains préfèrent continuer à lancer des slogans et refusent d’exposer et de débattre contradictoirement devant le peuple leurs arguments puisqu’ils ont la certitude d’avoir raison et de se défendre publiquement puisqu’ils se disent victimes d’un homme, d’un système ou d’un régime, dont ils furent par ailleurs les grands et heureux bénéficières.

Ainsi, jusqu’en avril 1984, le débat national que j’espérais impliquait la Première République et des citoyens Guinéens, la France et des citoyens français.

Mais tout changea et la situation se compliqua à partir du 3 avril 1984, quand se produisit le coup d’Etat contre le régime de la Première République, après l’enterrement de feu Ahmed Sékou Touré: d’autres contentieux qui n’impliquaient, cette fois que le CMRN et des citoyens guinéens, naquirent et se développèrent jusqu’au 22 décembre 2008.

II.- Le débat national contradictoire est une nécessité

L’on tente actuellement de privilégier la confusion, l’amalgame et de masquer la vérité en parlant de « victimes de la première République » et de « victimes de la deuxième République » ; de vouloir faire endosser à l’Etat guinéen seul la responsabilité de certaines mesures prises à cette époque alors que les contentieux qui les justifient et qui impliquent des gouvernements français d’alors ne sont pas encore éclaircis.

La campagne médiatique organisée en mars-avril 2010 par des journalistes d’une radio étrangère avec la complicité de guinéens entre également dans le cadre de cette confusion sciemment entretenue: personne n’a évoqué la responsabilité des gouvernements français de l’époque au cours de cette émission. Heureusement que personne n’est dupe.

Je continue à penser qu’une plaie masquée n’est pas une plaie guérie. Que celle qui ronge la Guinée ne sera complètement guérie que sur la base de la vérité historique et de la justice, qui sont seules conciliatoires. C’est de la confrontation des arguments et des preuves que jaillira cette vérité et que le pardon réciproque se justifiera. Toute autre démarche n’est que de la fuite en avant et du refus de réconcilier définitivement et véritablement les Guinéens avec eux-mêmes.

Je continue à penser qu’il ne faut pas priver notre jeunesse de vérité sur le passé de son pays ; les jeunes ne doivent pas nous reprocher un jour de leur avoir menti en falsifiant les faits.

C’est pourquoi je recommande un débat national public, contradictoire : les contentieux concernent tout le peuple de Guinée ; c’est pourquoi la réconciliation nationale est devenue une nécessité vitale pour la survie de ce peuple dans toute sa composante.

Alors, si nous voulons sortir du guêpier, retrouvons-nous et explique –nous publiquement et contradictoirement.

Pour la réussite de ce débat , il n’y a qu’une solution: la recherche de la vérité sur ce qui s’est réellement passé de 1958 à nos jours et qui est à l’origine de ces contentieux ; il est nécessaire de situer les responsabilités individuelles et collectives, même sans conséquence judiciaire, afin de se pardonner définitivement et de réhabiliter les vraies victimes et non ceux qui ont été utilisés ou se sont associés aux services secrets étrangers contre leur pays, car il n’existe aucun pays, sauf la Guinée, qui fait l’éloge de la traîtrise et qui admet que ses ressortissants peuvent pactiser impunément avec ses ennemis. L’histoire de la France nous l’enseigne. Le cas de Maréchal Pétain est très illustratif à ce propos et atteste que le patriotisme ne donne pas droit à la trahison du pays.

C’est dire que la seule contribution à la Réconciliation nationale que le CNT peut faire, c’est recommander la mise en place d’une commission nationale « Vérité, Justice et Réconciliation ».

Comme je l’ai dit dans ma correspondance du 24 mars 2010 au CNT, le débat public contradictoire que je recommande est d’autant plus possible aujourd’hui que

- « Le Premier ministre, monsieur Jean-Marie Doré, reste un des acteurs et témoins incontournables de l’histoire récente de la Guinée et dont la maîtrise des faits est incontestable.

- Nombre de Guinéens qui ont travaillé avec Bob Denard aux Comores, en Angola et au Bénin ou ont fait partie des bataillons en préparation à Pô (Burkina) contre la Guinée en 1984 participent actuellement à l’animation de la vie politique guinéenne.

- Certains membres du CMRN sont encore en vie et sont disposés à parler pour que les Guinéens se comprennent par le dialogue direct.

- Les principaux acteurs de la Deuxième République (premier ministres, ministres, secrétaires généraux, directeurs généraux, directeurs, etc.) qui sont encore en vie.

Les seconds pourront seuls nous aider à établir l’innocence de certains éléments arrêtés et exécutés sous la Première République. M. Lamine Bah, qui a jeté les grenades au Palais du Peuple le 14 mai 1980 (au total, quatre morts) et auquel nous avons reproché de n’avoir pas aidé jusqu’à présent à honorer les innocents, est personnellement prêt à un débat national ; il nous a révélé à l’aéroport de Dakar le 7 mars 2010, entre autres, que « sur les 250 personnes arrêtées à la suite de cet attentat, seulement deux (2) étaient leurs complices en Guinée » ; toutes les autres étaient innocentes ».

La contribution du troisième groupe de Guinéens nous permettrait de comprendre le drame du 4 juillet 1985 et ses conséquences.

III.- Organisation et fonctionnement éventuels de la Commission « Vérité, Justice et Réconciliation »

La commission pourrait être organisée comme suit :

A.- Choix des membres de la Commission« Vérité, Justice et Réconciliation »

Les membres de cette commission pourraient être choisis par la prochaine Assemblée Nationale (un quart des membres de ladite commission en son sein) et les trois quarts hors de l’Assemblée suivant des critères de sincérité, d’honnêteté, de franchise, de loyauté et de volonté de contribuer à une réconciliation nationale véritable.

B.- Les participants actifs à inviter

·        Ceux qui se disent « victimes » des deux périodes.

·        Les responsables politiques ou administratifs des deux périodes encore

vivants.

·        Les tortionnaires et les gardiens des prisons des deux périodes encore

Vivants.

·         Les mis en cause individuels des deux périodes encore vivants.

·        Les anciens des Comores, d’Angola, du Bénin et de Pô (Burkina Faso) encore vivants.

·        Les témoins guinéens et étrangers capables d’éclaircir les faits et d’éclairer les Guinéens sur ces faits.

·        Les chercheurs et historiens guinéens et étrangers capables d’éclaircir les faits historiques par des sources vérifiables et d’éclairer les Guinéens sur ces faits.

·        La Direction des Archives nationales pour faire le point des archives de la Première République, en particulier des archives personnelles du président Ahmed Sékou Touré, celles de la Permanence national du PDG-RDA, de la prison du camp Boiro, des forces armées et des forces de sécurité, etc.

·        Les partis et les organisations de la société civile.

C.- Les modalités de travail de la Commission

·        Puisque rien n’urge et qu’il s’agit de trouver une solution véritable et définitive à des contentieux qui datent, la durée des travaux pourrait être d’un an et la Commission nationale serait divisée en deux sous-commissions pour mieux appréhender les différents aspects des problème à débattre, après que les autorités centrales aient précisé officiellement les méthodes et objectifs de ladite commission.

·        Les deux sous-commissions chargées des deux périodes, 1958-1984 et 1984-2008, pourraient commencer leurs travaux par des débats d’éclaircissement.

·        Une plénière contradictoire sur chaque période serait organisée une fois tous les trois mois.

·        Une première grande plénière contradictoire sur l’ensemble des travaux des deux sous-commissions aurait lieu au bout de six mois.

·        Une plénière de mise en forme aurait lieu avant la remise du rapport final aux autorités guinéennes.

·        Le Rapport final à déposer s’articulerait sur la vérité des faits, les mesures de justice à proposer et l’institutionnalisation d’une journée annuelle de pardon.

En attendant que la Commission Nationale soit mise en place par l’Assemblée Nationale et que les résultats de ses travaux soient adoptés et rendus publics, le CNT devrait demander au nouveau chef de l’Etat d’exiger solennellement de tous ceux qui se considèrent comme des « victimes », l’entretien d’une atmosphère saine et patriotique en veillant sur leur comportement et leurs propos.

Le débat public proposé est d’autant nécessaire que les citoyens qui se considèrent comme victimes de la Deuxième République semblent l’exiger afin de militer effectivement pour une véritable et définitive réconciliation :

Jeanne Martin Cissé (dans son livre La Fille du Milo, publié en 2009):

« Je regrette la perte d’innocentes victimes ; que leurs familles éplorées acceptent le pardon ! Mais je condamne des acteurs d’hier érigés aujourd’hui en victimes. Je souhaite aussi que la lumière soit faite sur les événements du 4 juillet 1985. La réconciliation nécessite la reconnaissance de la vérité » (p.119).

Bangaly Traoré :

« Peut-on construire une nation en refusant de regarder objectivement le passé de ce pays ? Le peuple doit connaître la vérité sur son passé avant de tourner la page" (Interview publiée sur internet et dans le journal Réveil, avril 2010).

Hadja Andrée Touré:

« Dieu est vérité. Si nous avons le courage de nous assumer, nous pouvons construire ce pays. Mais tant qu’on ne rétablirons pas la vérité, je ne vois pas où aller ; il faut que nous retrouvions le chemin de la vérité ». (Interview publiée par les Radios privées FM Liberté le 3 mai 2010, Djoliba, les 4 et 6 mai 2010 et que Nostalgie diffuse ce soir à 18 heures).

Que conclure ?

Pour mieux faciliter le succès de la rencontre salutaire souhaitée et empêcher que d’autres causes de conflits ne nuisent aux approches suggérées, je pense que :

La Guinée, notre pays et notre nation, n’a besoin ni de pitié, ni de compassion, encore moins de slogans démagogiques du genre « plus jamais ça », « rien n’a été fait en cinquante deus ans », « il y a trop de morts », « sortir la Guinée de la misère », « cinquante ans de liberté dans la pauvreté ».

La Guinée a surtout besoin de vérité, de justice, d’équité, de loyauté, du respect des droits de l’homme et du peuple, de compétence et d’expérience enrichissante, du bon choix des cadres selon des critères objectifs, donc l’abandon de la systématisation de la médiocratie et de l’ethnocentrisme amplifiés depuis un an pour le choix des cadres de gestion, de commandement et de réflexion.

La Guinée, notre pays et notre nation, n’étant pas un poupon, n’a pas besoin d’être pouponnée ; elle n’a donc pas besoin de protecteurs, mais de partenaires au développement, de coopération économique qui nous aide à nous passer de certaines aides intéressées, de coopération technique qui nous aide à dégager des solutions qui nous aident à résoudre nos problèmes par nous-mêmes et à nous passer des experts étrangers.

Messieurs et mesdames,

Nous savons tous que c’est Dieu qui aime la Guinée, qui continue à nous sauver de tous les périls, alors que les Guinéens n’aiment pas leur pays.

Alors, continuons à implorer la grâce de Dieu sur notre pays, à prier que Dieu ne se fatigue pas de nous, qu’il continue à nous protéger de sa mansuétude.

Amen !                                 

Je vous remercie.


Sidiki Kobélé Kéïta


Nota bene :

Le volume du témoignage enregistré de Pierre Messmer que nous voulions faire écouter aux membres de la commission sur le 1er complot étant faible, j’ai fourni, à la demande de la Commission, le texte décrypté que voici :

« Foccart a monté une opération pour renverser Sékou Touré, dans le courant des années 1959-1960.

Et c’est après l’indépendance de la Guinée que Foccart et les services secrets français ont commencé à monter ce coup qui a été un ratage complet. L’opération n’a pas marché parce qu’elle a été décelée à l’avance par Sékou Touré, par conséquent il n’ y a eu une préparation qui n’a pas abouti à une tentative de coup d’Etat ».

Le journaliste: « Quel était le but de l’opération ? »

Pierre Messmer répond en riant: « Dans l’esprit de Foccart, c’était de faire sauter Sékou Touré ; c’est évident ».

Contribution de M. Sidiki Kobélé Kéïta, professeur d’histoire et ancien chef de cabinet du Président de la République, à la Réunion du 10 mai 2010 de la "Commission de Réconciliation nationale, de la Solidarité et des Droits de l’Homme" du CNT à la suite de la lettre d’invitation 007/ CRNSDH/CNT /2010 du 3 mai 2010.


www.guineeactu.com

Retour     Imprimer cet article.    

Vos commentaires
Me LAMAH Dakar, lundi 21 juin 2010
Je pense que c`est la meilleure approche proposée par le Pr Sidiki Kobélé pour connaître la vérité sous les régimes guinéens. Il y a trop de prétendu victimes que d`innocemment. Tout le monde se dit victime. Tu verras jamais quelqu`un se reconnaître acteur. C`est pour quoi la méthodologie proposée est la meilleure approche pour connaître la vérité, la justice et la vérité.
FIDEL, vendredi 18 juin 2010
A l`initiative du magazine (gratuit) Afriscope, et, dans le cadre de l`exposition "Kréyol factory", qui se déroule actuellement à Paris, à la Vilette, se tenait hier soir un "Forum citoyen", sur le thème : "Quelles relations entre Afrique et Caraïbes". Devaient être présents (sous réserve) : Giula Bonacci, historienne, Jacques Martial, comédien et président de la Grande Halle de la Vilette, Elikia Mbokolo, historien, Lilian Thuram, aka "Grand coeur malade" et Françoise Vergès, politologue. (Une fois n`est pas coutume, François Durpaire n`en était pas. Un oubli ?) En arrivant, pas de Mbokolo... Ayoko Mensah, rédactrice en chef d`Afriscope et modératrice embarrassée d`un soir, nous lut quelques réponses de Mbokolo à certaines des questions qui allaient être traitées. Pas davantage de Giula Bonacci... Ni de Françoise Vergès... Dommage. Le débat eut tout le mal du monde à décoller. Quelques approximations historiques réveillèrent l`assistance, en permettant à un historien dans le public de re-situer le pré-panafricaniste Padmore. Et d`évoquer les cadres antillais employés parfois par le colonisateur en Afrique, comme René Maran ou Félix Eboué. Très vite, premier anniversaire de décès oblige, on en est arrivé à Césaire. Un Africain grisonnant et malicieux, depuis l`assistance, a taquiné l`historien Ki-Zerbo, chargé de pallier aux absences déplorées plus haut. "Césaire, après l`échec de Lumumba au Congo, semble avoir renoncé à l`Afrique. On ne le verra plus guère en Afrique après les indépendances de 1962. Il ne soutiendra jamais Senghor, son vieux copain. Aurait-il, visionnaire, pressenti les "catastrophes politiques" africaines ?" Devant la gêne de Ki-Zerbo, Jacques Martial prend la parole et rapelle que dès le début des années 60, Césaire, dont l`oeuvre littéraire est, pour l`essentiel, déjà faite, se consacre surtout à la dimension politique de sa vie, en administrant Fort de France et la fameuse départementalisation. J`attends que Ki-zerbo (ou un autre !) vienne rétablir les faits : des textes sont là, qui précisent tout ça ! Une voix s`élève... j`espère... "Césaire n`a jamais quitté Senghor." Bravo. En gros, Aimé se serait tu par gêne devant les horreurs africaines honteuses, en raison de liens affectifs (plus importants donc que la politique et la littérature)... Bref, pour ne pas désespérer le Billancourt afro-caribéen, Aimé Césaire se serait contenté de se concentrer sur sa Martinique... A force de parler à la radio, on finit par avoir l`impression de passer son temps à se répéter. J`aurais du prendre le micro. Manqué d`énergie. D’enthousiasme. D`imprudence. Quand meme, je regrette… Césaire, en privé, et à de multiples reprises, s’est expliqué : "J`ai deux boulets, Senghor et le surréalisme”. Mieux, dès 1958, au moment du referendum organisé afin de mettre en place la Coopération entre la France et ses futures ex colonies, un seul pays africain répondit par la négative, la Guinée Conakry, celle de Sékou Touré. Qui se retrouva de fait indépendante (1). Or, en faveur de quel leader africain le grand Aimé écrivait-il des textes admirables dans la revue Présence africaine à cette époque ? Sékou Touré. Je sais que Sékou, enseveli sous un tombereau de calomnies, dans un linceul de propagande tissé par la France, n`a pas bonne presse. Cela valait-il de passer sous silence l`adhésion de Césaire à ses options ? Césaire n`a pas été silencieux du tout sur l`Afrique des indépendances. Il avait juste choisi, contre son amitié pour Senghor, de célébrer politiquement Sékou Touré. GP 1) On sait combien de Gaulle en fut marri et rancunier. Messmer et Foccart ont raconté dans leurs Mémoires les nombreuses tentatives de complots et de déstabilisation contre le régime guinéen orchestrées par Paris (depuis Abidjan, Libreville et le Dakar de Senghor). Sékou Touré devint alors et, semble-t-il, pour toujours et pour tous un tyran sanguinaire.
FIDEL, jeudi 17 juin 2010
Kalil, Mr Kobélé est soussou de Coyah. Je t`apprends qu`il ne parle pas un seul mot maninka. Vous jugez les autres à travers vous-meme. Nous ne sommes pas comme vous. AOT toi, tu insultes des gens respectés par le monde entier, des gens que tes parents obeissaient avec plaisir dans la traitise. Donc aniway t`es plus coupable que moi. Ce qui est certain, les complots sont réels et tout le monde le sait. Il ne s`agit ni de peulh ou de malinké, kaman était malinké de faranah comme Sekou Touré, Noumandjan Keita, Keita Kara etc... Un traitre reste un traitre, il peut etre peulh ou soussou ça ne change rien. Jeunes ou vieux, la verité s`en moque, tontons ou tanties on s`en fouuuuuuuu!!! Ceux qui se rassurent que je suis Mohamed Touré, peuvent aussi mourir dans leur certitude, je ne suis pas là pour les convaincre sur ma personne.Vous n`aimez que la diversion. Fidel, celui qui dit du n`importe quoi à n`importe qui.
FIDEL, jeudi 17 juin 2010
Kalil, Mr Kobélé est soussou de Coyah. Je t`apprends qu`il ne parle pas un seul mot maninka. Vous jugez les autres à travers vous-meme. Nous ne sommes pas comme vous. AOT toi, tu insultes des gens respectés par le monde entier, des gens que tes parents obeissaient avec plaisir dans la traitise. Donc aniway t`es plus coupable que moi. Ce qui est certain, les complots sont réels et tout le monde le sait. Il ne s`agit ni de peulh ou de malinké, kaman était malinké de faranah comme Sekou Touré, Noumandjan Keita, Keita Kara etc... Un traitre reste un traitre, il peut etre peulh ou soussou ça ne change rien. Jeunes ou vieux, la verité s`en moque, tontons ou tanties on s`en fouuuuuuuu!!! Ceux qui se rassurent que je suis Mohamed Touré, peuvent aussi mourir dans leur certitude, je ne suis pas là pour les convaincre sur ma personne.Vous n`aimez que la diversion. Fidel, celui qui dit du n`importe quoi à n`importe qui.
FIDEL, jeudi 17 juin 2010
Kalil, Mr Kobélé est soussou de Coyah. Je t`apprends qu`il ne parle pas un seul mot maninka. Vous jugez les autres à travers vous-meme. Nous ne sommes pas comme vous. AOT toi, tu insultes des gens respectés par le monde entier, des gens que tes parents obeissaient avec plaisir dans la traitise. Donc aniway t`es plus coupable que moi. Ce qui est certain, les complots sont réels et tout le monde le sait. Il ne s`agit ni de peulh ou de malinké, kaman était malinké de faranah comme Sekou Touré, Noumandjan Keita, Keita Kara etc... Un traitre reste un traitre, il peut etre peulh ou soussou ça ne change rien. Jeunes ou vieux, la verité s`en moque, tontons ou tanties on s`en fouuuuuuuu!!! Ceux qui se rassurent que je suis Mohamed Touré, peuvent aussi mourir dans leur certitude, je ne suis pas là pour les convaincre sur ma personne.Vous n`aimez que la diversion. Fidel, celui qui dit du n`importe quoi à n`importe qui.
bolokada, jeudi 17 juin 2010
KALIL, pour votre information, Sidiki Kobele keita n`est pas malenke et n`a pas de sang malenke. il est soussou de coyah et ses parents ont servi au fouta , precisement a Labe. il est plus proche des peulhs que les malenkes. En plus il n`a pas eu des privileges au temps de sekou toure pour n`avoir ete qu`un simple directeur des archives de Guinee. il a eu acces a tous les documents qui etaient adrresses au president sekou toure. il sait de quoi il parle en tant qu`historien. moment venu, il va mettre sur la place pulic que vous ne voulez pas voir ou entendre.il a toutes preuves mon cher ami. wait and see.
kalil, jeudi 17 juin 2010
monsieur SIDIKI KOBELÉ KEITA est fruit de la revolution ,il ne reste qu´un PDGISTE ,VOUS DEVEZ SAVOIR QUE LES MALINKÉS continueront de nier les crimes de leur heros jusqu´a la fin du monde ,cette reconciliation est une insulte aux victimes . si vous voulez vous designez un ceratin MOHAMED TOURÉ de diriger les enquetes ou la reconciliation .
FILS DE LA SAVANE, mercredi 16 juin 2010
m alpha,g suis vraiment desole pr vs pr ce k`en parlant d`histoire ne vs attakez pas a une region mais g vs assure ke vos semblables e vs allez malheureusement mourrir de haine contre 7 partie de la guinee g ve parler de la savane ki lui a donne plus d`enfants valeureux ke le fouta ki na produit en majorite ke des traitres.dc controle ton langage prochainement.
A.O.T. Diallo, mercredi 16 juin 2010
Fidel au pdg, toi et tes autres pseudos vous ne vous rendez meme pas compte que vous travaillez en fait contre vous-meme en insultant des peres et meres de famille innocents (jusqu`a preuve du contraire selon toute justice meme celle de Guinee) et qui de plus sont des anciens amis de vos papas et mamans que vous appeliez pendant votre jeunesse tonton et tantie...En fait moi cela ne me gene nullement car j`y decouvre chaque jour un peu plus votre ligne de defense lorsque la Verite verra le jour et croyez-moi elle est encore plus fine que la qualite de vos commentaires. Par contre vous exacerbez les haines des extremistes des 2 bords qui se radicalisent plus tous les jours et cela ne pourra que se retourner contre vous-meme, la petite minorite dont ils se debarasseront comme d`un insecte genant dans la maison.
Un guinéen, mercredi 16 juin 2010
L`immoralité et la cruauté semblent être les choses les mieux partagées par Sékou Touré et ses ouailles. Je suis à présent convaincu que FIDEL est bien Mohamed Touré. Tellement, il défend l`indéfendable (sous un pseudo). Je suis en effet surpris que tu appelles le médecin après la mort. Tu dis vouloir savoir si les "victimes" étaient coupables ou non et c`est tout c`est tout ce qui t`intéresse. Tu me rappelles les arguties de Thiegboro répondant à la cour d`assises qu`un guinéen sur des millions inquiété par la justice est...forcément coupable! Eh bien, ton régime révolutionnaire d`exception avait un code pénal et un code de procédure pénale. Ces deux instruments sont largement suffisants pour établir la vérité. Pourquoi ne les a-t-il pas utilisés? Pourquoi le PDG arrêtait-il des gens au-delà des heures légales? Pourquoi, il court-circuitait le procureur de la république au profit de la comission d`enquête du BPN? Pourquoi, il enfermait les gens dans des lieux illégaux (camp Boiro, camp soundiata, camp Kémé Bourema, etc.)? Pourquoi, les accusés n`avaient-il pas droit d`être assistés par un avocat? Ce sont là que des questions tellement élémentaires que les réponses tombent sous le sens des gens bien nés et bien éduqués. Si le PDG était sûr de son bon droit, il n`avait qu`à respecter ses propres lois. Et puis, j`imagine que c`est de bonne guère que le camp Boiro soit commandé par le neveu du président et que la commission soit composée de membres de sa famille. Pour un régime révolutionnaire, qui a abolit la chefferie traditionnelle (et donc familiale), c`est quand même curieux...
camus, mercredi 16 juin 2010
J`ai bien dis que le Prof KOBELE fera face a une hostilité de la progeniture de gens pas tres propres dans l`histoire de la guinée. Ghandi quand on sais que l`on a rien a caché on ne doit pas s`opposer aux archives francaises pour la manifestation de la verite chez nous. ON N`ECRIT L`HISTOIRE D`UN PAYS A SA CONVENANCE"
FIDEL, mercredi 16 juin 2010
Les enfants de traitre à la Nation guinéenne doivent la mettre en veilleuse maintenant, ils ont trop crié sur les ondes et ça n’à jamais marcher. La vérité ne se fabrique pas, c’est une réalité absolue. La vie est un choix, les traitres avant de s’engager dans les complots mesuraient très bien le danger en cas d’échec. Mais malgré tout ils se sont engagés dans ce sens à leur risque et péril. Alors, ils ont été maitres de leur destin. Mr A.O.T Diallo, toute chose a un prix, la traitrise aussi en a un : la peine de mort. C’était la Règle d’or du jeu, parce qu’on doit se replacer dans le vrai contexte de la chose. Nous étions dans un régime Révolutionnaire, qui n’est qu’un régime d’exception qui se battait pour préserver la liberté de tout un continent. Donc ma GUINEE n’a besoin ni de pitié, ni de compassion pour reprendre Tonton Kobélé mais il faut s’assumer devant l’histoire. Le problème aussi n’est pas de savoir si les gens ont été torturés ou pas mais s’ils étaient coupables ou non. Nous le savons tous que même en France, on ne va pas dans une prison pour s’y plaire. Vous passez votre temps à nous raconter comment on vivait dans les prisons en Guinée, alors que notre besoin est juste de savoir qu’est-ce qu’il fallait faire pour y être. Et pour ceux qui ne comprennent rien, ce n’est pas au Camarade Mohamed Touré de présenter des excuses aux réelles victimes en tant que fils de Feu Ahmed Sekou Touré. C’est un régime qui a condamné les traitres même pas AST, or l’Etat est une continuité donc c’est au prochain Chef de l’Etat de le faire s’il s’avère nécessaire. Fidel le jusqu’auboutiste.
Gandhi, mercredi 16 juin 2010
Pour répondre à Conté, et sans entrer dans le détail de la législation relative aux archives en France (et modifiée sous Sarkozy), il faut savoir que l`accès est très règlementé et très contraignant. Sauf dérogation ministérielle, on ne peut accéder à certaines archives qu`au bout d`un certain temps qui varie entre 25, 50, 75, 100 et même 120 ans ans en fonction de critères plus ou moins définis. Pour ce qui concerne l`essentiel des documents relatifs à la Guinée, la plupart d`entre eux sont accessibles, ceux qui nous intéressent étant plus ou moins couverts par le délai de 50 ans, ce qui signifie que les années 58, 59 et 60 sont accessibles. Il faudra donc attendre encore un peu pour les autres années jusqu`en 1984. Bien sur des dérogations sont possibles, mais à l`inverse il faut savoir que même pour des archives normalement accessibles, et même pour des chercheurs, des tracasseries existent visant à en limiter l`accès. Les plus perverses consistent à vous : - demander de justifier par écrit pourquoi vous voulez accéder à tel document, - demander de justifier vos travaux de recherches par rapport au document souhaité, - donner des documents au compte-goutte, - préciser que le document que vous souhaitez est couvert par la prescription de 75 ans (sans que vous puissiez en vérifier le bien-fondé), - indiquer qu`avec le déménagement de différents instituts (ancienne BNF, archives nationales, CHEAM, ENA...), on ne sait plus trop où est archivé le document que vous sollicitez, etc... Je suppose que pour les archives concernant la guerre d`Algérie, cela doit être pire encore, mais en tous cas ce n`est pas simple pour la Guinée. Tout cela pour dire à Conté, que je n`ai évidemment aucun pouvoir pour autoriser ou interdire l`accès aux archives françaises. Ce lien peut lui permettre d`approfondir la question, mais il aborde davantage les aspects théoriques que pratiques : http://www.interieur.gouv.fr/sections/a_l_interieur/le_ministere/organisation/man/acces-aux-archives
Th.Hamidou Barry USA, mercredi 16 juin 2010
Quelle verite nous recherchons?Tout est a tableau!...La verite est la:Ce Maudit AST est un dictactuer qui a abrupti,massacre,devergondee et terroriser son propre peupl.Pendant 26annes la populasse voulait du Ragout il leur balance de Ragots avc" 312 unites industrielle" dixit Fidel comme Cancre...Je pense la solution pour la reussite de la reconcialiation National,c`est engager 5 SNIPPERS qui vont Liquider Tout les caids PDGiste et crypto PDGist tapis dns PUP,CNDD,RPG car ils sont minoritaire,mais tres venimeux,une table ronde n apportera jamais la solution Ils ont "Sourds,Muets,Aveugles,ils ne peuvent pas revenir(de leur egarement)"Verset:18/Al-baraq wait ans see.Parfois,quand je lis certain analyste et forumiste ,je regrette d avoir une nation et une histoire en Commun avc ces cretins...(Allah Lantchou Lantchobeh eee Lantchobeh Leydi La Guinninin,Barki Salatal Fatiha).one love!
karifa, mardi 15 juin 2010
Nous ne pouvons pas dégager aucune vérité dans la réconciliation entre les guinéens sans l`implication du pays colonisateur (la france)en tout cas concernant le régne d`Ahmed Sékou Touré de 1958-1984 tout part de ce pays,c`est là le bas blesse,c`est-à-dire la base arrière de nos victimes traitres sans l`intervention de la france et son service secret,pas de vérité et sans la vérité pas de justice ni pardon et ainsi de suite.Alors ceux qui ont cette peur dans le ventre doivent se rendre compte que nous autres guinéens ne prendrons jamais part à un débat vide. BON ENTENDEUR SALUT.
Conte, mardi 15 juin 2010
A ceux qui sopposent a louvreture des archives francais concernant la guinee de 1958 a 1984 kils me disent pourkoi sopposent ils a ca si ca peut aider a connaitre la verite ne soyons pas dune telle mauvaise foi pas de reconciliation sans verite alors que cache ces archives pour que daucuns ne veulent pas louvreture au public Av
Le facteur, mardi 15 juin 2010
Fidel, merci de nous fournir la liste des 361 unités industrielles de Sékou Touré.
Un guinéen, mardi 15 juin 2010
Kobélé a le mérite d`afficher sa partialité et donc son manque de détachement à l`égard des faits et des protagonistes. Il n`agit donc pas en tant que "scientifique" mais en tant que militant du PDG ou adorateur zélé de Sékou Touré. Lorsqu`il déclare que les récits de la vie carcérale dans les camps de la mort, contenus dans la "littérature de la douleur", ne regardent que ceux qui y étaient (sic!), il fait montre, soit de paresse intellectuelle (s`il entend jouer son rôle d`historien), soit de manque cruel de compassion et d`humanité. Par ailleurs, il confond allègrement deux catégories de choses: les tentatives (supposées) de déstabilisation du régime PDG, d`une part, et les violations massives (et avérées) des droits humains par ce régime. Dire que les secondes sont la conséquence des premières, c`est admettre que sous le régime du PDG, on ne respectait, ni les lois de la Guinée (Codes pénal et de procédure pénale), ni les engagements internationaux de la Guinée (Charte des Nations-Unies et Déclaration universelle des droits de l`homme notamment). Par ailleurs, les partisans du PDG et adorateurs de Sékou Touré semblent affectés d`une "guinéocentrite" aiguë! La Guinée est perçue par eux comme étant l`objet de tous les désirs et donc de toutes les tentatives de faire main basse sur le pays. C`est vite oublier que la France nous a offert l`opportunité de prendre notre indépendance; qu`elle aurait pu truquer les résultats du référendum de 1958 en faveur du OUI; que malgré le NON, elle aurait pu rester si elle avait voulu; qu`après être partie, elle aurait pu revenir quand elle voulait; que les coups fourrés de Foccart, en Guinée ou ailleurs, étaient sa marque de fabrique; qu`au moins à partir de 1975, on ne peut pas dire que la France ait comploté contre la Guinée! La France aurait également pu, en 1958, scinder la Guinée en autant d`Etats qu`elle avait signé de traités de protectorats (royaumes côtiers et Fouta-Djallon) ou annexé de territoires (Haut-Niger et Dorsale guinéenne). En somme, malgré les carences congénitales du CNT, je trouve salutaire qu`il ait initié le débat. Quant à Kobélé, on peut ne pas être d`accord avec lui, mais il faut lui reconnaître le mérite d`assumer et d`afficher ses idées. Pour ce caractère mais seulement ce caractère en lui-même (et donc abstraction du fond), je tire mon chapeau à Kobélé.
Traore, mardi 15 juin 2010
Mr Alphonse il faut etre civilise dans tes reactions,et du respect pour les autres,tu est plus pauvre qu`le mot.
sylla, mardi 15 juin 2010
Je pense que l`approche de réconciliation proposée dans cet article, si elle est acceptée par cette commission du CNT, serait contre-productive: implication de pays étrangers, narcotrafic(???),...cela nous éloignerait d`une réconciliation guineo-guinéenne. Il est notable aujourd`hui de constater en guinée que les sages des 4 régions naturelles peuvent régler beaucoup de problèmes avec des propos simplifiés mais apaisant. Se référer des historiens qui se contredisent sur le passé de la Guinée serait catastrophique pour consolider la fragile paix que nous vivons aujourd`hui. J`ai suivi récemment un débat télévisé entre le monsieur Sidiki et le ministre Gomez, j`avoue que je suis resté sur ma faim, tant le développement fait par l`un et l`autre n`avait rien d`un débat contradictoire basé sur l`histoire politique d`un pays comme la guinée. A les entendre débattre, l`on a l`impression d`écouter une histoire truffés de mensonge et de contrevérité...
Pret pour la Revolution!, mardi 15 juin 2010
La conquette du continent,consequence des morts(Samory mouru en deportation au Gabon et autres innaucents),des heros comme Zebela Togba,Alpha Yaya,... L`escalvage(les deportés vers les ameriques,des humains qu`on traitait comme des animaux...). La colonisation,les travaux forcés et l`exploitation illicite de nos biens et dommages causés...Qui en parle pour justice encore moins reconciliation? Celui qui a reussi a mettre fin a tout ça seulement a travers un tout petit NON reste qui pour vous? Didon il n`a ete ce que vous aviez voulu.Il ne pouvait faire autrement que defendre sa propre personne et celui de sa nation et son peuple du joug colonial et partenaires dont certains ont ete. Si vous ne voulez pas cette verité et reconciliation,vous continuerez toujours a etre victimisés parce que meme apres justice la haine continuera.L`idée de la vengeance de votre part vous exterminera d`une maniere ou autre c`est tout. Aller pardonons,oublions et avançons pour une guinee unie et propere ou il fait bon vivre pour tout le monde!
H.O KEITA, mardi 15 juin 2010
C`est ce genre d`article que nous voulons sans haine ni passion.C`est vrai des commentaires en générales suit la même logique.Sinon à force de faire des articles haineux vous fabriquez forcement des gens pour être haineux. Que tout soit claire avec le tout puissant Allah. Que Dieu bénisse la Guinée et ses enfants.
Alphonse, mardi 15 juin 2010
Monsieur Traoré soyez civilisé! Comment Lansana Conté est parent de Madame SYlla? Vous avez vraiment une salle mentalité. Pauvre humain.
Gandhi, mardi 15 juin 2010
Je partage de nombreux points qui sont écrits dans ce papier, mais attention à essayer de ne pas se tromper de sujet. En effet quelques remarques : 1°) - la réconciliation ne concerne que les Guinéens ; vouloir impliquer la France, quelles que soient les actions réelles menées par elle contre la Guinée, sort de ce cadre. Pourquoi pas la Côte d`Ivoire dans ce cas, car il est en effet connu, que c`est Houphouet qui a poussé la France, à cesser ses relations avec la Guinée, pour ne pas "déshonorer" tous les autres pays ayant dit oui au référendum sur la communauté française de 1958. 2°) - concernant les relations franco-guinéennes, toutes les archives françaises ne sont pas disponibles jusqu`en 1984, mais celles de 1958 le sont. 3°) - lorsque la France a tenté de différentes manières de déstabiliser le régime de Sékou Touré, ce n`est pas elle qui a "liquidé" les éventuels Guinéens complices de ces actes, mais le gouvernement guinéen de l`époque. 4°) - lorsque vous parlez de traîtrise, vous soutenez qu`il s`agit de traîtrise contre la Guinée, je soutiens qu`il s`agit de lutte contre un régime qui a duré 26 ans. Il n`y a que les naïfs, ou les incultes pour croire qu`il s`agissait d`une démocratie. En l`absence de possibilité d`alternance démocratique, que pouvaient faire les opposants ? Alpha Condé doit-il être considéré comme traître à la Guinée ou opposant au régime de Sékou Touré ? 5°) - je ne comprends pas à qui doit être comparé Pétain, dont vous faites allusion, et qui a dirigé l`État français ? à Sékou Touré, à Lansana Conté, à Moussa Dadis Camara ou au général Konaté ? 6°) - enfin, je voudrais comprendre quel lien existe entre le nota bene de votre papier et les faits que la Commission est là pour éclairer. Quels faits d`ailleurs ? les tentatives de déstabilisation du régime de Sékou Touré, ou les exactions de ce même régime. Vous voyez, plein de choses doivent encore être éclaircies, à commencer par la problématique de la Commission, qui a autre chose à faire que de réfléchir sur : comment va t-on réfléchir sur l`organisation d`une rencontre.
FIDEL, mardi 15 juin 2010
Le devoir de memoire doit etre integral et une memoire doit etre fidele comme castro aussi. Une histoire ne s`ecrit pas à sa seule convenance malheureusement pour vous. Sekou a reussi à industrialiser la Guinée: 361 unités industrielles. Donnez moi le nom d`un seul pays de l`AOF qui en comptait au tant???? Il ignorait aussi bien la Banque mondiale que le FMI, des systemes rejetés par l`Asie et nous connaissons les resultats.
bangoura, mardi 15 juin 2010
Les terroristes du net a la petite plume ne peuvent absolument pas dementir les faits inclus dans cette brillante contribution de Mr Kobele Keita a qui je rends un hommage appuyee pour son courage en depit de la volonte de ceux qui ne veulent rien savoir de la verite historique. L`histoire est tetue et on ne peut la travestir indefiniment. Les francais qui ont abuse de la guinee en complotant impunement contre elle, reconnait dans beaucoup d`ouvrages ecrit par ces citoyens les faits de complots contre la guinee. Il n y a que certains guineens pour le nier....J`attends des contradicteurs de Mr Kobele un article de la meme trempe. Pas genre j`ai une haine contre Sekou Toure; Thierno Monembo, le devoir d`un intellectuel c`est de contribuer a la manifestation de la verite
Alyou Barry, mardi 15 juin 2010
Qui refuse le débat contradictoire sur les crimes de sang de 1958 à ce jour? Tant mieux mieux si Kobélé le demande. Concernant ceux de Sékou Touré, je suis surpris qu`il réclame la participation de la France et l`ouverture d`archives françaises. Il veut nous distraire. La commission de réconciliation devrait examiner les éléments d`accusation avancés par Sékou Touré sur la base desquels il a commis ses crimes. Je suis prêt à ce débat. Je l`ai toujours dit. Représentant l`UPR à la conférence-débat organisée par le Club Ahmed Sékou Touré sur le livre de Gomez, je l`ai encore dit. Je suis prêt au débat à livre ouvert. J`espère recevoir une invitation formelle de la Commission d`organisation.
Traore, mardi 15 juin 2010
Madame Sylla et ton parent le criminel feu conte et sa famille corrompu,il est temps de dire la verite au peuple.
karifa camara, lundi 14 juin 2010
C`EST LA RADIO TELEVISON BELGE FRANCOPHONE (RTBF) QUI A REALISE CETTE GRANDE INTERVIEW DE L`HOMME POLITIQUE FRANCAIS (PIERRE MESSMER) EN 1998 DONT JE DETIENS ENCORE EN INTEGRALITE UNE COPIE D`ENREGISTREMENT.
kagbadouno Tamba, lundi 14 juin 2010
Pauvre Guinée! Nous avons tout vu dans ce pauvre pays. Des miliciens PDGiste se transformer en pacificateur alors que nous savons tous, que ce Kobélé Keïta faisait son sale boulot au temps du sanguinaire Sékou Touré, dictature qui nous a menée dans une impasse totale.
Le facteur, lundi 14 juin 2010
Fidel, tu dis ne pas être ethno. je me demande alors si tu te relis.
Youssouf Bangoura, lundi 14 juin 2010
Waouuuuuuuu, la verité jaillira, j`ai peur pour ceux qui se disent victimes de Sekou Touré, au lieu d`être victimes, ils seront forcement coupables, quelle honte sera la leur, en decouvrant que leurs parents etaient tous des traitres . Waouuu, nous attendons ce debat avec impatience. Tout guinéen sait aujourd`hui que Sekou Touré n`avait fait que defendre sa vie et son pays, c`est pourquoi il reste et demeure un heros national, personne ne pourra salir sa memoire .
Conté, lundi 14 juin 2010
Merci Monsieur kobele pour votre objectivite dans la demarche de vos idees nous jeunes de guinee savons ce qui se trame autour de lhistoire de la guinee personne ne pourra nous induire dans DES mensonges en falsifiant la verite nous sommes prets et restons a lecoute de ce debat national il faut que tout soit dit et que la France accepte douvrir ces archives concernant les faits historique de la guinee les guineens ont droit de savoir la verite merci une fois encore pour cette demarche intellectuelle sans passion ni haine
Alpha, lundi 14 juin 2010
Pauvre guinée! Ces Docteurs pacotille comme la savane guineenne sait les produir. Se barder de titres ronflant au contenu vide. Kobolé parle de bibliotheque en guinée au temps de son mentor mon oeil! Je voudrai dire á Kobolé que j`etais á l`université de conakry et je n`appartenais pas á la bande AN GBANSANLÉ. Nous savons qui redigeait les aveux lu par les detenus. Lorsqu`un demagogue revolutionnaire se prend pour un docteur chercheur il y a de quoi se souvenir que dans ce pays le ridicule ne tue pas.
camus, lundi 14 juin 2010
Je pense que KOBELE sera combatut par les eternels membres de cet CNT qui est truffé de petits aigris
Bangaly Traore, lundi 14 juin 2010
L`unique solution pour la reconciliation,nous voulons la verite et la justice dans notre pays.Merci Mr Keita,il faut necessairement la justice.
GilBlack, lundi 14 juin 2010
Notre salut passe par là!
karifa, lundi 14 juin 2010
Et puis, gare aux pétits types,pas d`injures surtout à l`égard de MANGA SOUNDIATA.
Diallo Habib, lundi 14 juin 2010
C`est cela avoir une approche objective et intellectuel de l`histoire de notre pays. Ce grand historien que l`on aime ou pas force l`admiration. Il eclaire notre lanterne sur notre passe et je laisse son texte a l appreciation de tout un chancun.Evitons d`avoir une approche haineuse et depourvu d`objectivite face a notre pasee. Toutes mes felicitations Mr Keita
laguinéka, lundi 14 juin 2010
un cours magistral digne d`un Historien chercheur patriote
FIDEL, lundi 14 juin 2010
Ce n’est quand même pas de la faute de Feu Ahmed Sekou Touré, s’il est devenu le plus grand panafricaniste du continent. Ce n’est non plus la faute de Mohamed Touré, de remplacer valablement son père en reprenant l’héritage glorieux de ce dernier qu’est le PDG. Votre souhait serait de le voir aussi dans de salles affaires de drogues comme Ousmane Conté, mais non il a reçu une éducation exemplaire, d’un Père exemplaire plus que les vôtres. C’est d’ailleurs ce qui vous complexe, et ça se sent quand vous parlez de lui. Apres la prise du pouvoir en 1984, votre neveu Facinet Touré a essayé de relancer l’affaire Telly Diallo en demandant d’observer une minute de silence en sa mémoire au sommet de l’OUA: il a faillit être renvoyé de la salle de conférence. Demandez-lui-en des comptes, comme il aime paraitre sur les ondes pour les salir davantage. LA GRANDEUR U PDG VA AU DELAS DE LA GUINEE. Barry Diawadou a laissé aussi des enfants, je me demande bien ce qui les empêche de relancer le BAG. Ce n’est quand même pas un Fidel qui sera contre, suis pas haineux, ni révisionniste encore moins négationniste. Je n’ai aucune haine envers qui que ce soit même le feu General Lansana Conté, qui a pourtant exécuté deux de mes oncles. Je considère ça comme leur destin tragique. Mais jamais je ne nierai une seule valeur du feu General Conté. Maitre Kobélé vient de s’exprimer clairement même pour les profane en la matière, je ne vois pas pourquoi l’amender. C’est un baobab ce Grand Monsieur, pétri de valeurs positives comme la dignité et l’honneur. Et ce sont ces valeurs positives qui font l’histoire qu’on le veuille ou pas, contrairement à la haine, le mensonge et le tribalisme. Mr A.O.T ce n’est pas en énonçant de belles phrases comme idées comme sauve une Nation, mais bien au contraire, c’est avec des actes dès fois même rudes et grossiers qu’on arrive à le faire. Vous avez menti sur les ondes et dans les journaux pendant plus de deux décennies mais ça n’a jamais marché, alors comprenez pour une fois qu’on ne peut pas faire la guerre à la vérité. Fidel à lui-même.
dannkoun, lundi 14 juin 2010
Démocratie et Justice. Les deux premières républiques peuvent-elles se réclamer de l’un ou de l’autre ou mieux des deux concepts? Telle est la question. Malheureusement aucun citoyen honnête ne peut créditer nos deux républiques des vertus de la démocratie ou de la justice. Les défenseurs de la première république vont évoquer la défense de leur « révolution » contre l’ancien colonisateur revanchard. Alors la question à laquelle ils doivent répondre est : pour cette cause, fallait-il sacrifier des innocents, victimes collatérales pour reprendre la terminologie militaire en vogue? Quels ont été les gains pour le peuple de Guinée ? Le gain le plus incontestable est que la deuxième république a été la continuation naturelle de la première ; comme il se doit une hyène ne peut enfanter un mouton. Avec la deuxième république, le manque de démocratie et l’injustice ont encore eu 24 ans de règne. La Guinée a besoin d’une rupture qui passe par un devoir de justice envers les innocents. La lutte politique ne peut justifier les atteintes aux droits de l’homme … reconnus dans la Charte du Manden !
Aïssatou SYLLA, lundi 14 juin 2010
Ah la Guinée! Un soulard analphabète qui veut donner des leçons et de plus se fait appeler Professeur. Et la Guiné! On aura tout vu dans ce pays. Je crois que le sanguinaire Sékou Touré se trouve actuellement dans l`enfer et entrain de brûler une infinité de fois pour qu`il paye du malheur qu`il a fait à notre pays.
Mansour M, lundi 14 juin 2010
Que ces commissions soient très rapidement mises en place. Nous avons soif de vérité. Merci Professeur pour cette contribution. Vous êtes une personne incontournable dans ce long processus d`une éventuelle réconciliation; à condition évidemment que la frange de la population jusqu`ici hostile n`en accepte l`idée. Mansour M.
FIDEL, lundi 14 juin 2010
Bien dit Tonton Kobélé, i Keita. Fidel como Castro

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
© Tous droits réservés guineeActu.com 2011