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Le congrès du Parti de l’unité et du progrès (PUP) a pris fin le week-end dernier. Aboubacar Somparé a été désigné comme candidat du parti à la présidentielle du 27 juin prochain. Moussa Solano a été porté à la présidence du parti. Le secrétaire général sortant, Sékou Konaté, que beaucoup présentent à juste raison comme le grand perdant de ce congrès, s’est contenté d’un poste de vice-président.
Sous la première République, seul le PDG-RDA de feu Ahmad Sékou Touré a eu droit de cité en Guinée. Les partis politiques qui existaient avant la proclamation de l’indépendance ont été amenés, par la menace ou la persuasion, à disparaître de la scène politique guinéenne. A la mort du premier président de la Guinée indépendante et inamovible secrétaire général du PDG-RDA, les structures de son parti se sont effondrées à travers le pays comme un château de cartes. Le colonel Lansana Conté et ses compagnons du CMRN se sont emparés du pouvoir le 3 avril 1984 pour mettre fin aux inutiles querelles de succession. En 1992, en faveur de l’instauration du multipartisme intégral, le Parti de l’unité et du progrès (PUP) a été créé à Mamou pour soutenir les actions du Président Lansana Conté et de ses gouvernements successifs. De 1993 à 2005, cette formation politique a réussi l’exploit, si l’on peut dire ainsi, de remporter toutes les élections organisées dans le pays, au nez et à la barbe des partis politiques de l’opposition. Avec la disparition du Général-Président Lansana Conté en décembre 2008, la donne politique a fondamentalement changé dans le pays. Tous les partis se sont retrouvés dans une même « assiette ». De nouvelles formations se sont créées dans la foulée en vue des prochaines élections. Dans les états-majors, c’est le branle-bas de combat pour la présidentielle du 27 juin prochain. Le congrès du Parti de l’unité et du progrès (PUP) a pris fin le week-end dernier. Aboubacar Somparé a été désigné comme candidat du parti à ladite présidentielle. Moussa Solano a été porté à la présidence du PUP. Le secrétaire général sortant, Sékou Konaté, que beaucoup présentent à juste raison comme le grand perdant de ce congrès, s’est contenté d’un poste de vice-président. Ce qui, de l’avis de certains, est loin d’être surprenant. Lorsque Aboubacar Somparé a été élu président de l’assemblée nationale, Sékou Konaté s’est retrouvé au poste de secrétaire général du PUP. Mais pendant les dernières années de l’ère Conté, ses détracteurs lui ont prêté l’intention de vendre le parti, pour des rasions que l’on peut deviner aisément, à Elhadj Mamadou Sylla, alors PDG du groupe Futurelec Holding. Mais c’était compter sans Aboubacar Somparé et ses partisans au sein du Bureau politique du PUP. Ces derniers se sont farouchement opposés à cette forme d’OPA que l’homme d’affaires de Dixinn-Bora aurait voulu faire sur le parti présidentiel. Au lendemain de la disparition de son président fondateur, beaucoup ont prédit une interminable descente aux enfers pour le PUP. Certains membres du BPN et bon nombre de militants, pour une raison ou une autre, ont préféré quitter le navire PUP pour d’autres formations politiques. Le secrétaire général Sékou Konaté et d’autres cadres ont choisi, pour leur part, de rester fidèles au parti. A l’issue du congrès qui s’est tenu la semaine dernière, ce dernier s’est curieusement contenté d’un poste de vice-président ; la présidence étant assurée désormais par Moussa Solano. L’ancien président de l’assemblée nationale, Aboubacar Somparé, a été désigné candidat du PUP à la prochaine élection présidentielle. Comme si Sékou Konaté n’était fait que pour jouer les seconds rôles au sein du parti pour lequel il n’a pourtant cessé de se battre avec dévouement.
Mamy Dioubaté L’Indépendant, partenaire de www.guineeactu.com
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