mercredi 22 septembre 2010
Conférence de la Ligue guinéenne des droits de l’homme et du citoyen à Paris : Guinée, dernier tour de la Présidentielle 2010

Ce 20 septembre 2010, a eu lieu à Paris au Sénat français situé au château du Luxembourg dans le VIe arrondissement une conférence de presse animée par le doyen James Soumah, Président de la Ligue guinéenne des droits de l’homme et du citoyen, Fédération de France. Cette conférence de presse se situe dans le cadre de la situation politique qui prévaut actuellement en Guinée. Son objectif était d’attirer l’attention de la diaspora guinéenne et la communauté internationale sur les événements que traverse le pays en ce moment.

En effet, après le premier tour des première élections libres en Guinée tenues le 27 juin dernier, un climat malsain entretenu par certains hommes politiques et un gouvernement de transition visiblement dépassé par les événements et qui n’arrive pas à organiser la suite du second tour, laissant les problèmes à suspense qui pourrait conduire à une exacerbation des tentions à travers le pays. Malgré la reconnaissance des résultats du premier tour, certains candidats et une partie du gouvernement de transition s’obstinent par tous les moyens à bloquer le processus électoral et empêcher la tenue des élections du second tour tant attendu par tout le pays. Le doyen Soumah pionnier des droits de l’homme avec plus de 40 ans de lutte dans ce sens à son actif, a dans sa déclaration attiré l’attention sur le fait de préserver la paix par tous les moyens de la part des responsables politiques et étatiques de la République de Guinée.

Le doyen Soumah, l’organisateur de cette conférence de presse avait invité l’illustre Professeur Kapet de Bana grand témoin des luttes pour les indépendances africaines ayant travaillé successivement avec Patrice Lumumba au Congo, Ben Bella en Algérie, avant de venir prêter main forte à la jeune République de Guinée avec Sékou Touré ; qui l’a tout de même emprisonné pendant 10 ans au fameux camp Boiro de Conakry. Le prof. de Bana membre fondateur de l’union Interafricaine des droits de l’homme (UIDH) et Président fondateur de la Ligue camerounaise des droits de l’homme et ancien fondateur et doyen de la faculté de droit à l’institut Polytechnique de l’université de Conakry, et qui avait eu comme étudiant un certain Cellou Dalein Diallo, a dans son intervention mis l’accent sur la valeur et le symbole historique que représente la Guinée au sein de l’Afrique et de la diaspora tout entière. Cet héritage historique selon lui devrait être préservé par tous les moyens en faisant en sorte que la démocratie soit une réalité dans le pays. Aussi, d’autres personnalités telles que le Prof. Alpha Sow écrivain guinéen, Madame Josiane Cointet spécialiste en développement, ont pris la parole à la fin pour aborder dans le même sens en dénonçant l’ethnocentrisme, les agissements néfastes pour l’unité et la cohésion du pays de la part de certains de hommes politiques et responsables adeptes de la formule « c’est moi ou le chaos ».

Selon elle, il faut dédramatiser la situation et tout faire en sorte qu’il n’y ait en fin de compte qu’un seul vainqueur, et tous gagnants, c’est-à-dire la GUINEE, notre mère à tous dans son ensemble. La cérémonie s’est achevée avec un mini débat question réponses avec les journalistes et les participants, et un cocktail a été offert par le Doyen Soumah aux participants.

 

Thierno Rampnoux Diallo


 

www.guineeactu.com

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Vos commentaires
Youssouf Bangoura, mercredi 22 septembre 2010
S"il vous plait Mrs, partez en Guinée pour sensibiliser les citoyens, les elections c`est en Guinée, pas à Paris . Personne ne sait en Guinée si vous avez fait un debat sur le pays . On ne peut vous entendre et vous suivre que lorsque vous êtes sur le terrain .

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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