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« Demi-journée d’échanges sur Santé en Afrique Samedi 19 juin 2010 de 13h30 à 18h00 Paris-Maison des Association 14, avenue René Boylesve 75016 Paris »
(Cf. Programme)
Qui sommes-nous ?
« F.U.D.G.A » est une association à but non lucratif créée en 2002,qui a pour Objectif de rapprocher les femmes des différentes régions écologiques de la Guinée: Basse-Guinée, Moyenne-Guinée, Haute-Guinée, Guinée Forestière etc., et donc indirectement les femmes africaines en général, quelle que soit leur opinion politique, religieuse et leur sensibilité culturelle, afin de créer un dynamisme de groupe capable de faire progresser la voie sociale et économique des régions et des populations par l’impact qu’elles peuvent y apposer.
« F.U.D.G.A » œuvrent pour le développement par la mise en place de l’Education à la Santé et à l’Environnement et qui passe par la mise d’actions d’éducation pour la santé, pour le développement et la paix (avec des soutiens, exemple: « Migrations-santé » Site: www.migrations-sante.eu, tél. 01.42.33.29.74 / Fax:01 42.33.29.73) de qualité ne pouvant se résumer à une simple démarche d’informations.)
L’objectif principal de l’association est d’organiser des campagnes de sensibilisation sur les maladies telles que la Drépanocytose, le VIH/SIDA, le Paludisme, la Tuberculose, le Développement durable, la Paix etc. Avec les autorités guinéennes.
Intervention de M. Abdouramane Camara, parrain de l’association FUDGA
Mesdames, Monsieur et honorables invités.
Vous m’excuserez de prendre la parole à Madame la présidente dans son discours d’ouverture pour camper le cadre de ce forum qu’organise aujourd’hui FUGDA dans cette agréable maison des associations du 16e. Il est difficile de parler en bien d’une personne qui est assez proche de vous et que vous aimez.
Aissatou Sy est d’une dame qui dans son Labé natal, en moyenne Guinée, avant de Conakry, capitale de la République de Guinée où elle s’embarquera pour la France il y a quelques années. Sitôt arrivée en France, Aissatou Sy n’aura aucun mal à s’installer dans la vie associative guinéenne de France grâce à sa générosité, à son ouverture d’esprit, à sa spontanéité qui feront d’elle une des femmes les plus sollicitées et intégrées au sein de la communauté guinéenne de France.
Forte de toutes ses expériences et souhaitant davantage contribuer au rayonnement et développement de la Guinée, Aissatou Sy, fondatrice, s’engage à créer avec quelques amis, « L’association Femmes Unies pour le Développement de la Guinée et de l’Afrique ». Le titre évocateur de l’association fera de celle-là un lieu de rencontre et d’échange de nombre de femmes issues de communautés différentes.
C’est ainsi que sans un grand étonnement, ses femmes cibleront comme objectif, le combat contre la drépanocytose, une des maladies dans le monde qui n’en finit de faire des ravages et multipliant chaque jour ses victimes qui ne trouvent la sérénité que dans la mort.
Ayant consacré une soirée de bienfaisance, FUDGA retiendra l’attention d’éminents spécialistes, blancs et noirs qui n’hésiteront point à s’engager auprès de l’association afin de lui apporter le soutien nécessaire à la poursuite des objectifs consignés dans les statuts de l’association.
Après avoir été président de la communauté guinéenne de France pendant une décennie, je tiens pour fondamentale la place qu’occupent Aissatou Sy et son association dans l’espace communautaire et je me fais un devoir de m’en acquitter
Je de cette redevance envers une grande dame et une association autant ambitieuse que généreuse sur le terrain.
Je souhaite, après cet honneur et cette immense confiance dont je jouis auprès de FUDGA, que la présidente dans sa fougue de vaincre, puisse trouver les moyens nécessaires de conduire son association aux portes de l’espoir qu’elles ont suscité, pour apporter leur modeste contribution dans combat d’un grand fléau dont souffrent des millions des malade dans le monde. Bonne chance et un franc succès pour FUDGA et sa présidente qui n’en est pas à son premier défi à relever.
Je leur souhaite une victoire durable.
Merci pour votre attention.
Deux interventions majeures du Dr Thiédel CAMARA (Anthropologue / Socioéconomiste - Spécialiste de l’Anthropologie médicale et des Cultures Africaines) et du Dr Jean-Claude BORDERON (Pédiatre et Spécialiste des maladies infectieuses)
Les deux Intervenants sont membres de la Société de Pathologie Exotique Institut Pasteur Paris et vice-présidents de Migrations-santé Paris.
LA SANTE POUR TOUS !
La rencontre d’aujourd’hui revêt une importance capitale, de par son ampleur et sa gravité, un problème majeur de santé publique, avec un impact négatif sur le développement socio-économique de nos pays. Ayant pris conscience du danger sur la santé et la productivité, l’Afrique s’est engagée timidement dans la lutte contre certaines endémies-exemple: paludisme, VIH/sida, tuberculose, drépanocytose etc., en s’appuyant sur deux orientations stratégiques majeures: la prévention et la prise en charge précoce et correcte des cas, conformément aux Objectifs du Millénaire pour le Développement(O.M.D) 2000/2015; cf. les 8 objectifs. L’occasion nous est donnée de rappeler deux autres rencontres internationales relatives à la santé :
-Alma Ata(1978) Santé pour tous!
-Initiative de Bamako (I.B-1987) sur les systèmes de santé communautaires ciblant essentiellement les populations indigentes (sans pouvoir d’achat décent).
En effet, la santé est un élément fondamental du bien-être de toutes les personnes quelles qu’elles soient. Cela nécessite qu’une part de la richesse nationale (PNB) y soit consacrée. La bonne santé concerne chacun d’entre nous. La maladie effraie et les représentations des maladies demeurent diverses.
Cette maladie constitue une préoccupation qui va au-delà du strict cadre des soins pour interpeller l’ensemble des éléments constitutifs de la vie quotidienne, d’où l’importance d’une démarche plurielle susceptible d’appréhender les problématiques sanitaires au quotidien et d’agir concrètement sur le terrain à configuration variable.
La demande de santé est de plus en plus une demande globale de cadre de vie, de logement, de conditions de travail, d’habitude des alimentaires, de sport et de détente, d’environnemental. Et face à la maladie, d’orientation, de médiation et de compréhension dans un système dont les demandeurs de soins rejettent l’opacité. Ceux-ci ne sont pas seulement des usagers et d’éventuels patients, ils sont d’abord des citoyens, acteurs de leur santé et qui estiment avoir prise sur les éléments endogènes et exogènes qui l’influencent. Placer le citoyen quel qu’il soit au sein du système de santé, c’est admettre qu’avant d’être une demande de soins, la santé associe une demande sociale à une demande médicale, une demande d’écoute à une demande technique. Les systèmes de santé en Afrique ou ailleurs sont confrontés à une demande plurielle qui secoue à la fois le corps médical et le corps social de plus en plus interrogatif, qui exprime le refus d’une certaine commercialisation de la médecine et l’attachement des demandeurs de soins aux services publics ouverts.
Cette problématique de la santé suppose une nouvelle articulation du système de santé liant étroitement les soins, la prévention et la demande sociale, pour la mise en œuvre d’un nouveau type de système de santé à la dimension de l’Homme.
Le principe de l’égalité d’accès aux soins et le droit de tous les demandeurs à la santé doivent être réaffirmés et renforcés. La santé ne saurait se ramener à un marché où s’approvisionneraient l’offre et la demande de soins. Au contraire un nouvel élan du système de santé prenant en compte les éléments interculturels doit garantir et développer la cohésion sociale.
Pour l’Association Actions Labéennes - Mepi, son Président M. Amadou Sadyo Bah a expliqué que cette structure a été créée en 1996 pour permettre aux migrants guinéens de participer à la promotion en Guinée de PME / PMI génératrices d’emplois et revenus qui, seules peuvent freiner l’exode vers Conakry ou l’étranger, et permettre le retour et la réinsertion des nombreux migrants qui le souhaitent ; cela en association avec les résidents et partenariat financier et technique avec les organismes de développement.
Les investigations menées sur les créneaux envisageables sur le terrain ont dégagé deux priorités de base pour les populations : enseignement secondaire et santé ; les écoles secondaires sont grevées par des effectifs dépassant souvent 150 élèves par classe ; les services de santé pour leur part manquant souvent du minimum d’infrastructures, équipements, et ressources humaines.
Une première réalisation est effective dans le domaine de l’éducation /formation : le Lycée Télidie à Labé, opérationnel depuis octobre 2004 et premier de la région pour les résultats Bac et brevet depuis 2006.
Le deuxième projet Mepi 2010 est une polyclinique médicale à Hafia, localité qui abrite le Centre Universitaire et qui est située à égale distance des trois ville de Labé, Pita et Tinbi Madina ; la mis en œuvre est entamée par appel lancé à tous les Guinéens et amis des Guinéens, à participer à la part associative du capital ( 500 euros par an ) qui sera présente aux organismes de co-développement pour être complétée au scénario ayant abouti au lycée Télidiè.
L’implication des jeunes dans la participation citoyenne : les actions, par Lancine Camara, les jeunes ici en France et dans la participation citoyenne et là-bas dans le développement de leur région d’origine. La nouvelle génération, les jeunes migrant (e)s et les jeunes de la seconde génération.
Enfin, il faut saluer la participation effective et la contribution aux débats de différents participants (des femmes guinéennes et africaines et particulièrement Mme Toutou Diagne Ndiaye). Ozoua Soyinka, Marie Terse des Mariannes de la République, Estemeda de la Côte d’Ivoire des questions importantes ont enrichi et ont suscité une solidarité en vue de mener des actions concrètes en Guinées ou dans d’autres pays d’Afrique en y associant pleinement les femmes de l’intérieur et de la diaspora.
Nous en avons profité pour remercier les autorités de la « Maison des associations » de la Mairie du 16e - Paris de nous avoir soutenus et encouragés dans nos démarches, ainsi que l’Ambassadeur de Guinée à Paris qui était représenté par Mme Barry FATOUMATA et les présidentes des associations Etoile Ille de France, Village de Guinée, Association Guinéenne de France pour Développement humain, et leurs collaborateurs. Sans oublier tous les participants. Et les media.
Nous réservons une mention spéciale à Madame Aïssatou Sy, Présidente Fondatrice FUDGA, pour son engagement et son abnégation pour des causes communes et pour une paix durable en Afrique.
Fait en France le jeudi 18 juillet 2010
Dr Thiédel CAMARA Secrétaire Générale www.guineeactu.com
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