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Guinéennes, Guinéens,
Le patriotisme, n'est pas dans les mots, mais plutôt dans les actes. Il est de notre devoir, de nous poser en défenseur de notre patrie. Aujourd'hui, le CNDD, conduit par le président auto proclamé Moussa Dadis Camara, a bâillonné la liberté d'expression, entravé la liberté de circulation, les Guinéens de l'intérieur parlent à mots couverts et chuchotent, la peur s'installe du fait de la mise en place d'un système répressif.
Nous constatons un durcissement graduel de la dictature, de l'interdiction du temps d'antenne aux partis politiques, nous voila maintenant a l'ère de l'interdiction des activités politiques. La classe politique qui hier encore applaudissait le président auto proclamé, se voit maintenant interdite d'activité, prise à son propre piège.
Pendant que la dictature est entrain de s'enraciner et de cracher son venin sur notre patrie, les leaders de la classe politique, sont plutôt préoccupés à faire des tournées à l'intérieur du pays pour se faire aduler et elle occulte les vrais problèmes auxquels la nation fait face. Il est temps que la classe politique se ressaisisse, comme est entrain de faire, Le Conseil National des Organisations de la Société Civile, il y a seulement quelques jours, en publiant un communique, marquant son inquiétude sur la gestion du pays par la junte militaire, que dirige le président auto proclame Moussa Dadis Camara.
L'heure de la recréation est terminée, nous avons tous observe la junte au pouvoir, et maintenant, il est temps d'agir et de la stopper dans son élan de privation de nos libertés. Le peuple de Guinée n'a pas lutte pour son indépendance, en disant non en 1958, pour se voir oppresser continuellement pendant plus de 50 ans, par une poignée d'hommes égoïstes et incapable de gérer une nation.
Nous lançons un appel solennel a la classe politique, afin qu'elle se ressaisisse et joue pleinement son rôle dans notre société. La dictature du CNDD, se doit être combattu par tous les moyens pacifiques, afin qu'émerge enfin, une véritable démocratie dans notre nation, la Guinée.
Nous lançons aussi un appel aux forces armées guinéennes, refusez d'être un instrument de répression au service d'un groupe d'hommes, le serment d'allégeance que vous prêtez aux chefs de la junte, ne fera que vous éloignez de vos frères et soeurs guinéens. Vous étés une composante du peuple comme tout un chacun d'entre nous. Défendre la nation, ne veut pas dire, retourner vos armes contre vos concitoyens. L'armée à sa place dans une nation démocratique, sous une dictature, voyez vous même, après 24 ans de pouvoir militaire, qu'avez vous obtenu? Pensez vous obtenir mieux sous une autre dictature? Nous vous laissons répondre. Seul, vos chefs bénéficient de cette situation, pendant que vous vivez dans la misère entretenue par leur mauvaise gestion des ressources humaines et matérielles.
Aux militants des partis politiques, vous êtes la force derrière les leaders, sans vous, ils ne sont rien. Il est temps d'exiger de vos leaders, que vos préoccupations soit réellement prisent en compte. Les temps ont changés, le culte de la personnalité ne doit plus avoir de place à quelque niveau que ce soit au sein de notre société. Tout cela est un signe avant- coureur de future dictature.
Tous, nous voulons une véritable démocratie, pour ce faire, il nous faut un parlement légitimement élu par et pour le peuple de Guinée que nous sommes. Le respect du chronogramme pour la tenue des élections législatives au 11 octobre et les élections présidentielles au 13 et 27 décembre 2009, est la seule voie possible, pour qu'enfin, un véritable Etat de droit voie jour dans notre Guinée. Notre bonheur et bien-être n'est pas et ne sera pas négociable.
Aucune justification de manque de moyens ne doit être acceptée, il y a un manque manifeste de volonté, de la part de la junte au pouvoir, d'aller aux élections. Nous constatons tous les jours, les distributions d'argents, de voitures et autres biens matériels, des dépenses fantaisistes tel l'achat d'un hélicoptère, d'octrois de marchés sur base de copinage. La transition, au contraire devrait être l'expédition des affaires courantes, jusqu'a l'élection d'un parlement et d'un président démocratiquement élu, qui lui, donnera les grandes orientations politiques et économiques.
Luttons, pour le départ de la junte du pouvoir et la restauration d'un véritable Etat de droit. Il nous faut en Guinée, un véritable Chef d'Etat et non un président auto proclamé. Notre combat est juste et il triomphera.
Mamady Sinkoun Kaba Mouvement Guinée D'abord
www.guineeactu.com
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