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Ce dimanche 31 octobre s’est tenue à Paris une marche organisée par le Collectif contre la violence politique en Guinée, sur un parcours allant de la Place Victor Hugo, au Parvis des droits de l’Homme à l’esplanade du Trocadéro.
Etaient conviés à cette marche, tous les Guinéens, les ami(e)s de la Guinée, les partis politiques, les responsables de la société civile, les défenseurs des droits de l’homme et tous ceux qui sont épris de justice et de liberté.
Chers compatriotes, à moins d’une semaine de la tenue des élections du 7 novembre, nous assistons actuellement à un déchaînement de violences interethniques qui ne sont que la conséquence directe de la stigmatisation de l’ethnie Peulh par le candidat du RPG, M. Alpha Condé, fondée sur des affabulations flagrantes montées de toutes pièces.
Ceci a pour effet d’entretenir un climat malsain de haine et de violence entre les Guinéens. Le pire risque d’arriver pour les populations sans défense, si rien n’est fait d’ici dimanche prochain.
En conséquence, le Collectif contre la Violence Politique en Guinée (CVPG) :
1- condamne sans réserve cette violence ethnique créée et alimentée par le candidat Alpha Condé et certains responsables et autorités de la Transition, tels le Premier ministre Jean Marie Doré incapables de respecter leur engagement de neutralité entre les deux camps.
2- Tient le candidat Alpha Condé et les autorités de la Transition responsables des exactions infligées aux personnes innocentes dont le seul crime réside dans leur appartenance à l’ethnie Peulh.
3- Met en demeure l’Alliance CELLOU DALEIN Président, de tout mettre en œuvre son énergie pour exiger des autorités guinéennes de prendre les dispositions nécessaires afin d’assurer la sécurité des populations menacées à travers tout le territoire.
4- Exige du Président de la CENI de prendre les mesures nécessaires pour que les votes des citoyens menacés ou déplacés, soient pris en compte par quelque moyen que ce soit, afin qu’aucune voix ne puisse être empêché de s’exprimer. Et de s’assurer des conditions matérielles, morales et psychologiques d’expression de leur droit civique.
5- Dénonce le climat de tensions savamment entretenu par les autorités de la transition et une partie de l’armée guinéenne pour justifier d’une éventuelle intervention et confisquer le pouvoir au motif que les civiles ne parviennent pas à s’entendre.
6- Enfin, demande une vigilance accrue de la part de la Communauté internationale (CEDEAO, UA, OIF, Les Nations Unis et le Groupe Internationale de Contact sur la Guinée) de tout mettre en œuvre pour aider et accompagner la Guinée jusqu’au terme de la transition.
Fait à Paris, le 1er novembre 2010
www.guineeactu.com
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