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Chers compatriotes guinéens de l’extérieur,
Chaque jour qui passe, nous découvrons que Sekouba Konaté est une menace pour notre lutte et un danger pour notre chère patrie. Ses actes posés ces derniers jours prouvent clairement qu’il s’investisse plus pour la conservation du pouvoir, le maintien des criminels en liberté, que pour le retour à l’ordre constitutionnel et l’instauration d’un Etat de droit en Guinée. Ceux qui voudraient lui donner du temps doivent comprendre que chaque jour que Sekou et sa bande d’assassins passe au pouvoir dans notre cher pays, est un jour maudit dans lequel des milliers de nos compatriotes plongent dans le désespoir. Le peuple est complètement abandonné dans les mains d’une mafia militaro-civile affairiste, avide du pouvoir, prête à tout pour garder ses privilèges et ne pas répondre devant le peuple. La classe politique et les mouvements sociaux ayant complètement démissionnés en acceptant de s’associer à des bourreaux, le seul espoir de nos compatriotes reste nous, leurs compatriotes vivants à l’extérieur. Nous ne devons pas abandonner ces frères et sœurs. Nous devons assumer notre responsabilité en usant de nos moyens et expériences pour empêcher à ce que ces prédateurs, profiteurs et criminels arrivent à leurs fins. Ces compatriotes qui ont été massacrés le 28 Septembre ont certes répondu à l’appel d’une classe politique irresponsable et maudite ; mais nous ne devons pas oublier que les multiples mouvements de protestation qui se tenaient partout en dehors de la guinée, qu’ils suivaient avec intérêt les a plus poussé à s’investir pour le changement, en prenant part à des mouvements de protestation. Sans cela, sans nos propagandes médiatiques, ces partis politiques n’auraient non seulement pas eu le moindre courage d’organiser une telle manifestation, mais aussi nos frères et sœurs ne s’auraient mobilisés à un si grand nombre pour contredire un pouvoir criminel, habitué à les massacrer dès qu’il a une occasion. La classe politique guinéenne était depuis longtemps disqualifiée par la population, et la plupart de ces faux leadeurs, prédateurs et chercheurs de pouvoir et de privilèges, prêt à partager la Guinée comme un gâteau, ne pouvait plus ouvrir la bouche car les autorités militaires avaient ouvert des audits contre eux. Ce sont nos propagandes et protestations qui ont affaibli les militaires criminels et les a poussé à fermer ce dossier. Donc sans le vouloir, nos actions ont livré nos compatriotes et notre cher pays à leurs ennemis pour sauver leurs bourreaux. Nous devons nous sentir responsable et continuer la lutte. Après la nomination d’un premier ministre dépourvu de toute moralité ; après la constitution d’un gouvernement de transition (poudre aux yeux) ; après le maintient des criminels militaires comme ministre ; après la création d’un CNT formel sans pouvoir réel ; Nous avons aujourd’hui toutes les pièces justificatives que Sekouba est un dictateur prédateur affairiste en catimini, et que les forces vives, un club des désespérés, prêt à sauter sur la première occasion, sont prêtes à l’accompagner dans la descente en enfer de notre cher pays. Nous devons prendre nos responsabilités et agir rapidement.
Je nous demande de ne pas reconnaitre le pouvoir actuel et de toujours recevoir ses officiels par des manifestations populaires partout où ils se retrouveraient en dehors de la guinée. Aucun ministre du gouvernement Doré, aucun membre de CNDD et aucun leadeur politique membre des forces vives ne doit dorénavant se mouvoir en dehors de la Guinée sans inquiétude. Nous devons demander à la communauté internationale de maintenir ses sanctions contre ce régime. Nous devons lancer un avertissement à la France, un pays connu pour sa double moralité que toute reprise de coopération, surtout militaire avec ce régime militaro-civil, dans la situation actuelle des choses est une déclaration de guerre à la nation guinéenne.
Chers compatriotes mobilisons nous une fois encore, et cette fois-ci pour une bonne fois, pour mettre complètement fin à l’injustice et l’impunité qui rongent notre patrie. Ne pas réagir et maintenant, risquerait d’être fatal pour tout changement positif. Pour nos compatriotes de l’intérieur, le changement dont rêve une écrasante majorité de la population, ne peut venir que de l’extérieur, car nous restons le dernier espoir du peuple. Levons nous pour sauver notre patrie. Notre mouvement reste ouvert à toute consultation menant à ce sens.
Que le seigneur bénisse notre lutte !
Mohamed Sadibou Camara, Hagen, Allemagne Pour le MCCTM (Mouvement Citoyen Contre le Pouvoir Militaire)
www.guineeactu.com
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