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Le CNDD a pris acte de la volonté puissamment exprimée par les guinéens de voir se poursuivre et s’intensifier la campagne des audits et d’assainissement des différents secteurs de l’économie nationale. Une volonté sans cesse réitérée et affirmée avec force, dans les déclarations et prises de position de nombreux leaders d’opinion et de citoyens à travers le pays et le monde.
Le CNDD, constamment à l’écoute des populations, a décidé d’engager une vaste opération de contrôle et de vérification dans tous les départements ministériels et pour les 24 années du régime précédent.
Cette démarche vise à rétablir la confiance entre les citoyens et les pouvoirs publics, en situant clairement les responsabilités dans les grands dossiers de l’Etat et en identifiant les auteurs et les complices dans les grands détournements que le pays a connu et aussi tous les scandales financiers qui ont marqué les années antérieures et la mémoire collective.
Le droit d’inventaire a pour but de tirer les leçons du passé pour que le CNDD n’hérite pas des pratiques et habitudes de gestion qui ont terni l’image et la crédibilité de l’administration publique et ont causé la ruine du pays.
Il y a lieu de préciser que les audits porteront également sur les six derniers mois de gestion des nouvelles autorités, dans un souci d’équité et de transparence absolue.
Le CNDD se veut, pour garantir les équipes chargées de procéder aux audits et pour la crédibilité des conclusions, a décidé de lancer un appel d’offre international, ouvert à tous les cabinets d’audits privés, nationaux et étrangers de grande renommée et rompus à la tâche.
Un cahier de charges à cet effet sera élaboré et communiqué à tous les postulants par le biais du Secrétariat permanent du CNDD et par voie de presse, en collaboration avec le Comité d’audit et de surveillance des secteurs stratégiques de l’économie.
Les audits concernent, la gestion de tous les anciens premiers ministres et leurs gouvernements successifs, tous les départements ministériels ainsi que les secteurs névralgiques de l’économie nationale : l’économie et les finances, les mines, SMD, SAG, FRIGUIA, etc. L’agriculture, l’industrie, le commerce et les petites et moyennes entreprises, le transport et les travaux publics. Les télécommunications : Areeba, Alô Guinée, Intercel, Orange, Celcom. La pêche, le tourisme et l’hôtellerie, le patrimoine bâti public, toutes les sociétés en relation avec l’Etat.
Il convient de préciser que seront prioritairement examinés à savoir : la Banque centrale, la SGP, le transport de carburant, le fonds koweïtien, le projet coton, Air Guinée, SOGETRAG, la société navale guinéenne, GUINOMAR, le processus de passation de marché public relatif à la réalisation d’ouvrage de franchissement (les ponts).
Le CNDD, à préciser, que leur décision est motivée par le souci de prendre en compte le vœu ardent des populations guinéennes de moraliser la vie publique en mettant fin à l’impunité ambiante.
Aussi, une fois que les responsabilités auront été situées dans les différentes affaires à instruire, les sanctions administratives et juridiques suivront automatiquement et avec tolérance zéro.
Conakry, 4 juillet 2009
Le CNDD
Source : l’Observateur
www.guineeactu.com
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