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dimanche 4 janvier 2009 |
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Communiqué de la fédération UFDG de France |
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La fédération française de l’union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) condamne avec la plus grande fermeté l’agression dont a été victime son président Cellou Dalein Diallo dans la journée du 1er janvier. Nous réaffirmons au président Cellou Dalein Diallo tout notre soutien. Nous savons que dans cette épreuve le pays et le peuple guinéen sont derrière lui. Nous lui réitérons aussi notre volonté de lutter avec lui pour l’avènement d’un Etat de droit et un Etat prospère en Guinée et ce quelque soit les agissements des uns et des autres. Cette agression commise par des hommes armés jusqu’aux dents et qui se réclament du CNDD est indigne et porte atteinte à la cohésion politique et sociale de notre pays. La fédération française de l’UFDG estime que cette méthode d’un autre genre ne fait que fragiliser une situation déjà compliquée dont notre pays n’a pas besoin. Nous nous étonnons par ailleurs de cette descente musclée et ciblée chez un des principaux leaders politiques de notre pays, à peine deux semaines après la prise du pouvoir par le CNDD. Si cet agissement vise à intimider notre parti ou à le fragiliser, nous prenons l’opinion publique nationale et internationale à témoin, que le parti et ses militants ne se laisseront pas faire. Nous riposterons par des moyens pacifiques, mais à la hauteur, à toute agression dont nous serons prochainement victimes. Nous sommes prêts à défendre nos droits et assurer la protection de tous les militants, sympathisants et responsables. Nous appelons tous les militants et les sympathisants de l’UFDG en Guinée et partout ailleurs à la vigilance, à se mobiliser et de se tenir prêts à réagir à toute éventuelle attaque.
Nous lançons un appel à toutes les forces vives de la nation (partis politiques, associations et société civile, les syndicats et les autorités morales et religieuses) afin qu’ils réagissent pour condamner cet acte odieux. Cela montrera aux militaires les bonnes dispositions de la société à réagir fermement quand il le faut et toute la volonté de lui faire face pour lutter contre l’injustice.
Nous avons pris acte des excuses publiques du premier ministre et du CNDD mais nous exigeons que les responsables de ces actes ignobles soient identifiés et sanctionnés, car il en va de la cohésion nationale de notre pays. En même temps nous demandons que le premier ministre et le CNDD lèvent l’interdiction des activités politiques afin de permettre à tous les partis de préparer sereinement les futures échéances électorales. Nous estimons que le combat, le seul qui vaille se fera dans les urnes et par les urnes. Nous réitérons donc notre appel pour l’organisation des élections libres et transparentes le plus rapidement possible, au plus tard le 30 juin et l'élection présidentielle au plus tard au mois de décembre 2009.
Abdoulaye-Baïlo DIALLO Secrétaire fédéral UFDG-France et coordonnateur de l’UFDG Europe
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