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Après une longue attente du peuple guinéen pour avoir un retour à l’ordre constitutionnel, aujourd’hui l’actualité sociopolitique est plus que préoccupante suite à des violences qui ont suivi l’annonce des résultats provisoires du second tour de l’élection présidentielle 2010 tenue le 7 Novembre 2010.
Depuis les événements de janvier - février 2007 (plusieurs cas de morts à la faveur d’un changement démocratique opposant les forces vives et des éléments de l’armée guinéenne) en passant par le carnage du 28 Septembre 2009 au stade du « 28 septembre », jusqu’aux évènements pré et post électoraux, le peuple de Guinée a continué d’espérer avoir un président civil élu démocratiquement dans des conditions libres et transparentes.
De même que la pauvreté est omniprésente dans la société civile guinéenne, il existe une harmonie et un métissage culturel à travers des mariages mixtes et vie de voisinage entre les différentes ethnies (peulh, soussou, malinké et forestier) que compose la Guinée.
Dans le contexte actuel, suite aux manœuvres des politiciens qualifiées de mauvaise foi par certains observateurs internes et externes, le lien de fraternité, d’harmonie, d’amour et de convivialité entre les différentes ethnies de la Guinée est sérieusement éprouvées, en témoignent plusieurs actes d’affrontements interethniques rapportés çà et là par différents médias et de témoignages de personnes victimes sur places.
Le fait d’être peulh ou d'une ethnie quelconque en Guinée ne prive personne, selon la constitution et les lois organiques, du droit de briguer un mandat présidentiel. Par conséquent le fait d’appartenir à un group ethnique, un parti politique ou une confession religieuse ne devrait pas conduire à mériter ou être victime d’intimidation, d’humiliation, d’oppression, pire encore de tueries. Des éléments incontrôlés des forces de l’ordre au lieu de protéger tout le peuple de Guinée s’en prennent particulièrement aux citoyens peulhs. Plusieurs observateurs et les grandes démocraties dans le monde ont trouvé insuffisant l’effort des autorités de la transition face cette situation qui conduit inexorablement à un génocide peulh qui semble être en cours en Guinée.
Par conséquent, la coordination Pottal Moussidal fii Bhantal (ASBL) porte à la connaissance de tout le peuple de Guinée et la communauté internationale que le président de la transition le « voyageur » General Konate et le premier ministre « rusé » Jean Marie Doré sont solidairement responsables de :
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l’échec de l’implantation d’une démocratie stable en Guinée
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l’assassinat ciblé des membres d’une seule ethnique (les peulhs)
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l’oppression, la brutalité sauvage sur les peulhs par les forces de l’ordre
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l’échec du retour à l’ordre constitutionnel devant se concrétiser suite à une élection libre sans fraudes
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d’un génocide des peulhs planifiée qui semble déjà être en cours
Compte tenu de ce qui précède la coordination Pottal Moussidal fii Bhantal (ASBL) :
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lance un appel à tous les Guinéens et aux peulhs victimes, en particulier, de rester mobilisés, de renforcer leur solidarité et surtout de garder l’union générale des peulhs déjà acquise sans aucune fissure
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remercie le peuple de Guinée d’avoir voté dans le calme, démontré sa maturité politique, de son courage et sa détermination d’avoir un premier président démocratiquement élu
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invite la communauté peulh à une prise de conscience pour une meilleure intégration dans la vie sociopolitique guinéenne car les résultats provisoires des élections ont été truqués dans le but politique de faire croire que des citoyens d’autres ethnies auraient choisi l’isolement de la communauté peulh à la participation politique.
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accuse le Général Konaté d’avoir dicté la méthode « tous contre un » ou « tout sauf un peulh » et utilisé le candidat de l’alliance Arc-en-ciel, le professeur Alpha Condé qui a suscité une haine interethnique dans le but d’isoler et tuer l’électorat peulh.
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condamne fermement les violences, la brutalité sauvage, les viols et les pillages des biens d’une communauté inoffensive et paisible faits par les forces de l’ordre
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considère le Général Siaka Toumany Sangaré, président de la CENI, d’être responsable de la chasse aux peulhs dans la commune de Ratoma, les villes de la Moyenne Guinée suite à sa décision de publier les résultats provisoires malgré la requête de l’Alliance Cellou Dalein Président (ACDP) de surseoir leur publication jusqu'à l’examen des cas de fraudes massifs découverts avec des preuves à l’appui
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informe la communauté guinéenne que la guerre civile qui risque d’arriver si les élections ne sont pas crédibles serait une perte de la Guinée
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lance un appel aux deux candidats (Cellou Dalein Diallo et Alpha Condé) de prendre leur responsabilité pour maitriser leurs militants, de primer le dialogue à la violence, de faire usage des voies légales et disciplinaires pour restaurer le calme l’apaisement et la confiance interethnique.
La coordination PMB lance un appel à une grande mobilisation pacifique de toute la communauté guinéenne pour restaurer la confiance entre tous les citoyens guinéens et éviter de tomber dans le piège des politiciens qui instrumentalisent l’ethnie pour s’accaparer du pouvoir en dépit de tous les appels aux calme lancés par la communauté nationale et internationale.
Bruxelles, 18 novembre 2010
Le Comité de Pilotage pour la coordination Pottal Mossidal fii Bhantal PMB
www.guineeactu.com
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