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De façon cyclique, la Guinée et sa population sont de nouveau soumis à des actes de violence de la part des « Forces » sensées les protéger et les défendre.
A la prise de pouvoir par le C.N.D.D. en décembre 2008, nous avons publié un communiqué de soutien, soutien critique.
En 2006 – 2007, comme à des occasions antérieures, de très graves bavures ont été perpétrées sur la population guinéenne, avec perte de vies humaines. La question se pose à nouveau avec les derniers évènements.
Probablement tous les Guinéens peuvent être considérés comme coupables de ce qui se passe dans leur pays, ne serait-ce que pour avoir laissé faire d’une manière ou d’une autre, consciemment ou inconsciemment, pour aboutir à des dérèglements dans la gestion du pays, avec tout ce que cela suppose de brimades et d’injustices.
Serait-ce la conséquence de notre fatalisme, de notre rapport à l’autorité, qu’elle soit civile, militaire ou religieuse, qui nous bloquerait dans nos actions pour que le pays soit démocratique et moderne?
Que faire pour arrêter les dérives constatées, dérives qui entraînent celles de la Guinée ?
En se limitant à la seule notion de forces en présence, il faut qu’elles soient bien conjuguées, particulièrement celles des forces démocratiques de l’intérieur et de l’extérieur (partis politiques, société civile, associations, O.N.G.,…), et mettre en avant surtout l’intérêt supérieur du pays pour un changement positif.
Ces forces à elles seules ne suffiront pas à impulser ce changement. Elles auront besoin de l’appui des Organismes Internationaux, des pays respectueux des voies démocratiques et des droits humains, pour sanctionner les coupables de crimes et d’exactions, en les tapant là où çà fait mal comme le blocage des facilités financières et la restriction des déplacements.
A cet effet la Commission juridique de l’A.C.T.O.G., est chargée de prendre les contacts nécessaires auprès des Organismes compétents en matière de violation des droits de l’homme (F.I.D.H. et Avocats spécialistes), pour que les plaintes qui seront déposées devant la C.P.I. (Cour Pénale Internationale) et auxquelles elle s’associera volontiers, ne restent pas au seul stade des motions de condamnation simple.
Nous demandons au C.N.D.D. et au capitaine Moussa Dadis CAMARA, de confier le plus rapidement possible le pouvoir à un gouvernement civil pour assurer la transition.
C’est en compatissant à leur vive douleur et leur deuil, que nous adressons nos condoléances aux familles éplorées de Guinée, ainsi que nos félicitations et notre compassion pour la brave population et particulièrement pour la jeunesse, qui n’a besoin que d’une formation professionnelle de qualité, pour que vive et prospère une Guinée démocratique.
Pour le Bureau de l’A.C.T.O.G. Le Président Abou KATTY
Saint Michel 30 septembre 2009
www.guineeactu.com
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