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L’Union pour le Progrès et le Renouveau (UPR) continue de sombrer dans la division engendrée par la guerre des chefs qui mine le parti depuis le 18 avril dernier. Une crise qui risque de porter un sérieux coup à cette formation politique née de la fusion de l’UNR et du PRP, en 1998. L’éviction de Bah Ousmane de la présidence de l’Union pour le Progrès et le Renouveau (UPR), orchestrée par Mme Assiatou Diallo et certains membres du Bureau Exécutif, dont le Commandant Barou Diallo et Elhadj Mamadou Saliou Baldé, semble se heurter à la résistance de ce dernier. Aussi surprenant que cela puisse paraître, Bah Ousmane a réussi à mobiliser du monde autour de lui pour faire échec à ce qui s’apparente à ses yeux à un « complot ». Les fédérations UPR de France, d’Allemagne ainsi que la plupart des fédérations des préfectures intérieures ont réitéré leur soutien à Bah Ousmane dans ce bras de fer au relent régionaliste. Les frondeurs accusent en effet le président de l’UPR de violer les « principes démocratiques qui régissent la vie du parti ». Ce qu’il a nié en bloc en affirmant être le président légitime de l’UPR, héritier de feu Siradiou Diallo, son père spirituel. De son côté Mme Siradiou Diallo semble intraitable sur la question, et elle entend aller jusqu’au bout de sa logique. Chacune des deux parties campe donc sur sa position, et pour de nombreux militants et sympathisants de l’UPR cette querelle de leadership ne pourrait que servir leurs adversaires, en cette année électorale. Au sein du Bureau Exécutif du parti, certains députés ne cachent pas aussi leur préoccupation face aux conséquences que pourrait engendrer l’éclatement de l’UPR sur l’avenir politique même de la Moyenne Guinée, l’un des fiefs du parti. C’est le cas de Elhadj Chérif Abdoul Rahim. En effet, cet homme qui cultive la discrétion, et qui fut parmi les 26 personnalités qui ont travaillé pendant 2 ans 2 mois et 17 jours pour parvenir à l’unification de l’UNR et du PRP, en 1998, ne cache pas sa déception face à la tournure que prennent les événements au sein du parti de Siradiou Diallo. C’est du moins ce qu’a laissé entendre son entourage, suite aux rumeurs qui commençaient à circuler sur son compte au sein de l’UPR, et selon lesquelles il serait parmi ceux qui soutiendraient de façon inconditionnelle Bah Ousmane. Ceux qui ont une telle vision des choses manquent peut-être de bonne foi, ou feraient simplement une mauvaise lecture de la crise qui mine l’UPR, soulignent les proches de Elhadj Chérif Abdoul Rahim. Cet opérateur économique ne travaillerait en fait que dans l’intérêt de sa région d’origine qui est le Foutah Djallon, dans le but de rendre les fils de cette région plus forts. Ce qui ne peut se faire dans la division. D’où les efforts entrepris par Elhadj Chérif Abdoul Rahim depuis le début de cette scission, en vue de recoller les morceaux, pendant qu’il est temps. Une démarche qui se heurte pour le moment à l’orgueil des protagonistes. C’est en quelque sorte comme s’il prêchait dans le désert. D’autres médiateurs seraient aussi à l’œuvre, c’est le cas notamment des mandants de l’UFR et de l’UPG. Toutes ces initiatives ont un seul but, celui de sauver l’UPR du naufrage. Dian Baldé Le Démocrate, partenaire de www.guineeactu.com
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