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A l’Etat policier hérité du P.D.G. le Général-Président Lansana CONTE a greffé un Etat Mafieux [la nébuleuse guinéenne] pour mieux voler et assassiner.
L’Etat guinéen au sens régalien du terme a toujours été inexistant, entrainant ainsi un effondrement durable de sa capacité institutionnelle avec corollaires. Il s’agit :
- De la perte de sa légitimé aux yeux d’une population, qui se demande à quoi sert cet Etat qui est incapable de mettre en place des infrastructures de base, telles que l’adduction d’eau, l’électricité ou encore des programmes de santé publique et d’enseignement scolaire et universitaire [en oubliant que de l’éducation nait la grandeur des Nations] ;
- De la destruction du maillage administratif par effilochage ou du fait de conflits destructeurs, de violences endémiques, qui engendrent un climat d’insécurité instrumentalisé. Ce qui influe négativement sur la liberté d’initiative et encore plus l’activité économique en compromettant ainsi dangereusement et pour longtemps tout espoir de développement du pays.
- Du pillage de l’Etat par tous ses serviteurs de bas en haut de la pyramide : le racket est donc institué comme méthode de gestion des affaires du pays, en sachant qu’une large part du fruit de tous les rackets atterrit incontestablement dans les poches de CONTE et son clan familial, qui ont amassé des fortunes colossales leur permettant de perdurer au pouvoir.
C’est pourquoi, la Guinée est malheureusement gouvernée par des incompétents, qui l’ont plongé dans un gouffre de stagnation économique, politique et sociale sans précédent.
La conséquence de cette gestion erratique et anachronique, c’est en premier lieu, le triste constat des milliers de vies ruinées, en second lieu une jeunesse désœuvrée et sans aucun espoir, en troisième lieu des pères de famille autrefois respectables qui sont réduits à une humiliante mendicité.
En conséquence, on voit bien que la Guinée est mise pratiquement aux enchères. Ce qui a permis à la filière Colombienne de la drogue, de faire de ce pays « un Etat narcotique » et de s’installer au plus haut sommet de cet Etat fictif et prédateur, qui est juridiquement reconnu sur le plan international et qui reçoit des crédits du FMI et de la Banque Mondiale.
Des crédits qui sont en définitive soit recyclés par la clique au pouvoir pour son enrichissement personnel, soit affectés à l’acquisition des instruments de répression abondamment utilisés contre nos paisibles populations.
De surcroît, les Guinéens sont abasourdis de constater que « le quartier général » des Cartels de la drogue se trouve au palais présidentiel « Sékoutoureyah », avec l’appui des Généraux et Colonels corrompus et autres complices zélés dans tous rouages de la société y compris les commerçants analphabètes qui se croient devenus des « faiseurs de roi ».
Hélas ! Dans cette Guinée misérable, qui est prise aujourd’hui en otage par ces nébuleuses égoïstes et mafieuses, la violence est devenue le lot quotidien des citoyens. Car, il n’existe aucune perspective pour l’amélioration des conditions de vies.
Cependant, j’ai désormais la conviction profonde que même réduit à sa plus simple expression, il existe une part intime en chaque patriote guinéen, d’où va éclore une résistance et surtout un sursaut, contre le système des prédateurs, qui s’est associé à des narcotrafiquants de la pire espèce, pour réduire au silence le peuple.
Je lance ici et maintenant un nième appel à la « Fraction Républicaine et Patriotique » de notre Armée, d’agir pour en finir avec tous les fléaux. Car, je ne doute pas de son existence, contrairement à bien d’autres.
Cette « Fraction Républicaine et Patriotique » sait mieux que quiconque, que notre Armée est gangrenée par une génération de « Généraux et Colonels » qui sont tous issus, soit de la vision coloniale d’une armée, soit de la culture milicienne de type totalitaire de l’ancien régime.
Or, nous savons pertinemment que ces deux catégories, ont en commun de considérer l’Armée, non pas comme étant une Institution Républicaine et Patriotique, mais au contraire comme une Corporation au service exclusive des Chefs.
Ce qui explique, qu’ils sont toujours prompts à obéir aux ordres les plus immoraux, comme par exemple de tirer à balle réelle sur des populations pacifiques et affamées, comme ce fut le cas au cours des douloureux évènements de Janvier-Février 2007, et comme c’est le cas encore actuellement avec l’affaire Mamadou SYLLA à Boké.
Il est urgent pour la « Fraction Républicaine et Patriotique de l’Armée » d’agir maintenant, pour enfin sauver ce qui peut l’être encore, sur le plan de l’adhésion aux valeurs Républicaines et Démocratiques. Car, tôt ou tard, elle devra nécessairement rendre compte devant l’histoire en tant que témoin oculaire.
Dr Abdoul Baldé, Rouen – France pour www.guineeactu.com
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