mercredi 22 juin 2011
Commémoration du 18 juin : le gouvernement et la France boycottent la cérémonie
Jean Graebling

Ou le triste sort des Harkis français de Guinée

Le Bureau de l’Association des enfants des Tirailleurs Sénégalais de Guinée (AETSG), membre de la Fédération Nationale des Anciens Combattants Résidents Hors de France (FACS), a organisé le 18 juin la journée du Tirailleur bâtisseur du monde libre et de l’Afrique occidentale indépendante. Ceci pour célébrer le 71e anniversaire de l’appel du Général Charles de Gaulle sur les ondes de la Radio BBC le 18 juin 1940, aux colonies de l’Afrique occidentale française.

Hélas ! Aucun membre du gouvernement n’a répondu à l’invitation de cette association ni l’Ambassadeur de France en Guinée. Pour Amadou Lamarana Diallo, président de l’AETSG, cette grande absence des membres du gouvernement à cette commémoration est un boycott pur et simple. Passe que l’ambassadeur de France dans notre pays, SE Jean Graebling, ait boudé la cérémonie mais ne pas même se faire représenter par un fonctionnaire de la mission diplomatique frise le mépris. Et pourtant il lui est arrivé de dire :

« Les Tirailleurs Sénégalais ont combattu avec courage et abnégation, ils étaient présents sur tous les fronts et positionnés en tête sur la ligne de combats»

Alors ces efforts devraient être reconnus au moins par une cérémonie commémorative pour expliquer à la génération montante ce qu’ont subi les anciens combattants.

Le Président de l’Association des Enfants Des Tirailleurs a rappelé que la commémoration du 71e anniversaire est une occasion d’exhorter les autorités françaises et guinéennes à s’impliquer davantage dans l’amélioration des conditions de vie des familles des tirailleurs sénégalais de Guinée. Il a ensuite sollicité la reconnaissance officielle du statut des fils et filles des tirailleurs sénégalais et de faire un recensement général et exhaustif des anciens combattants pour la régularisation des pensions et autres droits patrimoniaux. Sur ce, il insista pour la mise en place d’une commission d’enquête sur la gestion des pensions et autres droits des Anciens combattants guinéens. Mamadou Lamarana a en outre demandé à la France de continuer à apporter l’assistance nécessaire aux familles des tirailleurs sénégalais ainsi répertoriés.

Un ancien combattant de l’armée française, sourd, un vieux qui est en train de perdre la vue, décline son amertume face à l’indifférence des autorités guinéennes et françaises :

« Je suis Soumah Idrissa, matricule 732, depuis 28 ans que je suis revenu en Guinée, mais jusqu’au jour d’aujourd’hui, je n’ai rien reçu comme pension… »


Oury Bah
pour guineeactu.com et nrgui.com

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Vos commentaires
Youssouf bangoura, mercredi 22 juin 2011
Excusez moi, j`ai confondu Oury bah à Oury Baldé . c`est plutôt Oury baldé( l`étudiant) qui peut être mon petit frère, il s`agit pas de lui dans mon précédent commentaire . Quant à Oury Bah, je n` ai aucune idée sur son âge, il n`a pas sa photo, je ne peux donc deviner son âge .
Youssouf bangoura, mercredi 22 juin 2011
He Doyen Bokoum, je reçois cinq sur cinq vos conseils, j`avoue que je n`avais pas compris le texte de mr Oury Bah dans le sens votre intervention . On peut ne pas comprendre un écrit de la même façon, il peut y avoir plusieurs interpretations. Vous avez bien deviné aussi, Oury Bah ne peut être qu`un petit frère à moi . Je ne connais son âge, mais son visage prouve qu`il est très jeune, peut être une vingtaine d`années alors que moi, j`ai 42 ans .
Paul THEA, mercredi 22 juin 2011
Mon cher Youssouf Bangoura, tu as là une autre preuve que des affirmations et des textes sont publiés par des auteurs qui ne connaissent pas notre histoire et je redis que le doyen Bokoum et les autres intellectuels doivent tous intervenir en politique pour nous éclairer; ne pas le faire, c`est fuir leur responsabilité.
Saïdou Nour Bokoum, mercredi 22 juin 2011
M. Youssouf Bangoura, s’il vous plaît, maîtrisez un tout petit peu votre vivacité qui vous amène trop souvent à lancer des formules à l’emporte-pièce. Quitte à les nuancer un peu (plus) tard. Primo, les « tirailleurs sénégalais » dans le jargon petit nègre colo, désignent tous les Nègres armés pour les combats du Blanc colon. Deuxio, ce sont des tirailleurs sénégalais, certes bien encadrés par des gradés français, qui ont commis le crime contre l’humanité de Thiaroye aux aurores, abominable séquence de l’histoire, transposée dans ce chef-d’œuvre de Sembene Ousmane, crime que la France a occulté pendant des décennies, pire, pendant des décennies la sortie de ce film a été tortueusement bloquée, même sous nos tropiques. Enfin tous les lacourous à chéchia sont des tirailleurs qui torturaient pour ainsi dire le paysan pour réclamer un impôt dû. Avec la complicité des chefs de canton collabos. Les Harkis ont tourné leurs fusils contre leurs frères algériens. Ils vivent en quasi-réclusion dans un lieu-dit français. Donc quand l’ambassadeur de France refuse de se souvenir des hauts faits de ses fils tropicalisés de Guinée, il fait exactement ce que la France fait aux Harkis de France. Il y a des commentateurs qui posent d’abord des questions, ensuite ils se posent des questions et enfin ils contestent ou approuvent, c’est selon. J’ai bien envie de suivre votre aimable conseil de ne pas faire de politique, mais vous et d’autres vous nous y contraignez à tout propos. En octobre dernier, j’ai vu un beau film d’un Burkinabé, (il me semble) où on voyait un petit gradé français amener des lacourous à vilipender un grand symbole cultuel du pays. C’était atroce de voir ces négrillons s’acharner contre leurs frères, certes intérieurement à leur corps défendant. Mais nous qui avons vécu un peu l’époque colo, on est ahuri par une telle incompréhension de votre part. Ce Oury Bah que je ne connais pas très bien personnellement, est pourtant plus jeune que vous me semble-t-il, à en juger par certains de vos commentaires. Maintenant lisez ceci, du copier/coller, ensuite relisez le compte-rendu de M. Oury Bah et enfin votre commentaire. « En novembre 1944, 1 280 soldats africains originaires de différents pays de l`Afrique occidentale française — communément appelés tirailleurs sénégalais sont regroupés dans un camp de transit à une quinzaine de kilomètres du centre de Dakar. Ils se sont battus lors de l`offensive allemande de mai-juin 1940 et la plupart sont restés prisonniers des Allemands en France, employés comme travailleurs forcés dans des fermes ou des usines d`armement. Faisant partie des premiers prisonniers libérés, ils sont rapidement démobilisés mais sans que cela règle le problème de leurs indemnités et pensions. Dans le camp, une manifestation est organisée et le général Dagnan est chahuté. Celui-ci en accord avec son supérieur, le général de Boisboissel, décide de faire une démonstration de force et envoie des gendarmes, renforcés de détachements de SOLDATS INDIGENES ISSUS DES 1er et 7è REGIMENTS DE TIRAILLEURS SENEGALAIS ET DU 6è REGIMENT D’ARTILLERIE COLONIALE et de quelques blindés. Après deux heures et demi de discussion, l’ordre d’ouvrir le feu est donné, ce qui fait trente-cinq tués et autant de blessés graves, plus des centaines de blessés légers. Immédiatement, trois cent ex-tirailleurs sont extraits du camp pour être envoyés à Bamako. Trente-quatre survivants, considérés comme meneurs sont condamnés à des peines de un à dix ans de prison. Ils ont une amende de 100 francs de l`époque et perdent leurs droits à l`indemnité de démobilisation ». WaSalam.
Youssouf bangoura, mercredi 22 juin 2011
C`est quoi ce mélange Harkis n`est pas egal aux tiralleurs Senegal . Le mot Harki est employé uniquement pour les Algeriens qui ont combattu leur pays pour la France . Mr Oury Bah, arrêtés de jouer avec les mots .

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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