mercredi 22 juin 2011
Claude Guéant ministre de l’intérieur, convoque les institutions républicaines
Saïdou Nour Bokoum

Le ministre de l’intérieur convoque les institutions républicaines, les partis politiques, le CRIF, les Institutions représentatives des musulmans de… , le CRAN, (les Nègres de…), les représentations diplomatiques, les représentants des institutions internationales, notamment le secrétaire général de l’ONU, le Président intérimaire du FMI, le président de la Banque mondiale, etc. Les institutions républicaines visées sont :

-  Le Conseil constitutionnel,

-  Le Conseil d’Etat,

-  La Cour de cassation,

-  Le Tribunal des conflits,

-  La Cour des comptes, etc.

-  Les Restos du cœur, Emmaüs, etc., etc.


L’ordre du jour est le suivant
 :

Adoption unanime et consensuelle de la Convention que M. Alassane Condé, au nom du Président « démocratiquement élu » (RPGT) vient de signer avec la CENI, commission nationale indépendante. C’est  un document paraphé le 16 Juin 2011 entre le département de l'administration du territoire, représenté par le chef de ce département,  et la CENI représentée par ses chefs de commissions qui ne s’entendent sur rien par ailleurs, à savoir Alassane Condé et Lounsény Camara, notamment. Le fameux présumé voleur de PV qui aurait dû, selon d'aucuns, être aujourd’hui dans une suite au palace cinq étoiles de Conronthie.

Moi Alassane Condé, j’affirme que « la CENI  est un organe administratif (sic) parce que tout le monde dit que la CENI veut dire commission électorale nationale indépendante  Et moi, je crois que la CENI doit garder cette indépendance-là (re-sic).

C’est-à-dire qu’elle a un caractère constitutionnel, (encore sic) seulement d’après un article totalement imbécile de notre Constitution, qui à force d’être descendue, montée, est devenue un vrai paillasson, selon la jolie formule de la jolie Rama Yade.

Si on doit évaluer cette CENI, l'évaluation serait négative. La CENI a très mal organisé les élections présidentielles en Guinée. Tout le monde est d'accord sur ça. Nous avons un audit en notre possession. Non seulement la gestion financière a été calamiteuse mais aussi le processus politique.  Ça nous a obligés à faire poireauter le peuple électeur quatre mois entre le premier et le second tour de la présidentielle. Les dysfonctionnements étaient tels, qu'après deux semaines, on ne pouvait pas aller au second tour, 

D'où Siguiri-Kouroussa-Kaknan... 

...Et je crois que la CENI  elle-même a reconnu quand on a demandé à cette institution si elle était prête pour le second tour, elle avait dit oui partout dans les  médias et sur les antennes des radios nationales, internationales et étrangères.

Heureusement qu'il y a eu les empoisonnements du Palais, mal diagnostiqués par ce médecin qui aurait reçu son diplôme par un virement Western union. Il fallait la virer, cette dame-médecin, sans jouer avec les maux.

Mais quand  les membres ont été coincés par le Président de la transition devant le public et les partenaires au développement, ils avaient dit qu'ils n'étaient pas prêts. »

Ils attendaient les cartes Alpha numériques (non encore élues) le dimanche soir de l’élection..

Je ne veux pas juger ici de l'incompétence et de l'insouciance de la CENI, je me dis tout simplement que nous sommes un gouvernement responsable, nous voulons la paix en Guinée.

Comme à Galapaï.

Et nous voulons aussi que la Guinée fonctionne comme les autres pays africains : Côte d'Ivoire, Kenya, RDC, Gabon, Togo, Ouganda, Tchad, etc. On ne peut pas fonctionner par la volonté d'un petit groupe. Un petit groupe ne peut pas prendre l'Etat en otage.

Que les partis se croient grands partis, moi je ne les vois pas grands parce que ce n'est pas le nombre supposé de militants qui compte mais c'est aussi la volonté politique même de ces partis (d’être ou ne pas être avec nous, pour le changement dans la continuité). Ce sont des partis qui ne réagissent pas en fonction de l'intérêt général. 

Car l’intérêt général c’est moi, euh, lui qui est « démocratiquement élu » (RTG).

Et c'est dans l'intérêt général aujourd'hui que les populations veuillent qu'il y ait des élections transparentes.

Comme un logiciel dont on a perdu la clé. Emportée par la SAGEM.

Tout compte fait, il nous faut un fichier électoral propre..

Idéologiquement et ethniquement s’entend..  

Qu'on peut réviser en octobre, novembre et décembre de chaque année..

Ainsi de suite ad vitam aeternam.

D'accord, c'est vrai qu'on a mis un article exceptionnel dans notre Constitution, mais il faut reconnaître qu'il y a tellement d'articles contradictoires dans notre code électoral que je ne peux pas en citer.              

Il s’agit de cet article ridicule qui dit que la CENI est indépendante, alors que seule le « président démocratiquement élu » (RPGT).

Mais quand même une chose est certaine, nous voulons que tous les Guinéens qui ont 18 ans et plus puissent se faire recenser et puissent voter.

A l’exception des anti-guinéens, les Guinéens de l’Extérieur.

Ah, j’allais oublier le Conseil de sécurité est attendu, afin que nous lui fassions adopter une résolution pour organiser des tirs massifs au-dessus de toutes les rédactions de journaux et sites qui oublieraient d’accorder une large diffusion de cet important communiqué, « démocratiquement.. » confectionné par plus de cent conseillers avec rang de ministre à la présidence. Nous avons localisé les IP des sites, éparpillés sur toute la planète. Ils nous donneront, s’ils n’obtempèrent pas, l’occasion de réaliser la dernière guerre mondiale tant redouté par Zao.

MOI et MOI ou tout le monde sera cadavéré ! »

Un dernier mot monsieur le ministre ? 

« Votre site est petit de taille, mais vous n'avez rien à envier à ces "grands partis". Vous vous n'aurez rien à craindre en cas de guerre mondiale. » 

Wa Salam,


SaïdouNour Bokoum

D'après une interview d'Alassane Condé par tamsirnews.


www.guineeactu.com

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Vos commentaires
Paul THEA, dimanche 26 juin 2011
Le style du doyen est l`un de ceux de la vieille école que le Doyen ne peut pas changer en fait car il sera perdu sinon; dans cette école, le système pousse l`étudiant à la recherche donc à une grande lecture sur tout en fait. C`est comme cela que s`acqiert la culture générale; je n`explique pas pour le Doyen car il le ferai mieux que moi. Une culture générale que bcp de nos dirigeants n`ont pas helas. Les textes du Doyen me poussent à la curiosité donc à de la recherche sur les passages que je ne connais pas. A mon avis, c`est bien d`avoir dans ce forum tous les styles d`écrire.
mamadou saliou bah, dimanche 26 juin 2011
C.Q.F.D . RECU 10/10
Saïdou Nour Bokoum, dimanche 26 juin 2011
Mon frère Boubacar, que nos parcours se ressemblent ! Moi aussi j’ai non pas une anecdote, mais une indication pour ceux qui liront Amkoullel ou qui pourront le relire et savoir à quelle exception historique Hampâtè Bâ a échappé pour se hisser à cette haute station intellectuelle et spirituelle. Après le drame de Hamdalaye détruite par les troupes d’El Hajj Oumar Tall conduites par son neveu Tidiani au tournant du 19è siècle, il ne restait plus de la lignée des Bâ de la famille de notre Hampâtè Bâ que son père. Quand ce dernier a dû sortir de l’ombre, il craignait de voir s’éteindre sa lignée, le roi d’alors, Aguibou Chaïkou, tentant de le rassurer, lui dit que la guerre était finie et qu’il n’avait plus à se cacher. Il voulut le confier à une famille patricienne plus « noble » que son père adoptif, boucher de son état. Pâtè refusa. Après le règne d’Aguibou, son fils prit le « trône ». C’était Alpha Macki. Mais les déboires du petit Hampâtè étaient loin d’être finis. La famille patricienne qui l’avait pris en tutelle devait donner son « quota » de fils de chef pour l’école du même nom ou « l’Ecole des otages ». Ce qui eût été une double calamité pour la mère déjà fatiguée et seule, du jeune Hampâtè parce que c’est son grand frère qui était menacé d’être envoyé en « otage » à l’école abhorrée des Blancs. Mais magnanime, le roi, Alpha Macki offrit d’envoyer en « holocauste » symbolique son propre fils, Madani, permettant ainsi au petit Hamapâtè d’aller lui, le cœur léger, à l’école et à son grand frère de s’occuper de leur vieille mère. Hampâtè et Madani Tall devinrent des amis, si ma mémoire est bonne. Alpha Macki Tall est le père de ma mère. Hampâtè Bâ ne tarit pas d’éloges à l’endroit de mon grand père maternel. Il n’aimait pas Aguibou Chaïkou Tall, mon arrière-grand père maternel. Moi je les aime tous les deux. Ou plutôt tous les trois : Aguibou Chaïkou Tall, Alpha Macki Tall et Hampâtè Bâ. Hampâtè Bâ devenu scribe ou interprète, passait quelques dimanches chez mon père, Thierno Moustapha Bokoum, « riche commerçant », marabout et notable à Katibougou, (15 km de Bamako), là où certains lakourous ont fait leurs premières armes. Certains ont même régné au sommet de quelques unes de nos républiques bananières, dont l’Etat guinéen, me semble-t-il. Ce n’est pas tout, le maître adulé de Hampâtè Bâ, Thierno Bokar dont il a fait une biographie devenue un classique mis en scène par le célébrissime Peter Brook, star mondiale du Théâtre, Thierno Bokar était Tall, un grand oncle maternel à moi. Tout ceci est dans Amkoullel. ADDENDA. Monsieur X, reçu cinq sur cinq. Merci pour le conseil. Pour la fonction paradigmatique de la SIMPLICITE comme parangon de la Beauté esthétique, vous savez évidemment que Guernica de Pablo Picasso tout en étant le comble de la complexité, fut un des sommets de l’art contemporain ou de l’art universel tout court. Il n’y aurait pas eu « l’Ecole de Paris » au début du siècle dernier, avec le même Picasso et d’autres, n’était l’inspiration de l’art nègre, encore demeuré dans son hermétisme, qui frise l’énigme et le mystère ineffable. Les clichés ou la « simplicité », pour parler come l’esthète que vous êtes, sont comme ils sont, increvables mais pleins de leur vacuité. La « Madone dogon » (Malraux) est encore plus impénétrable que le sourire de la Mona Lisa de Vinci, qui est à l’art occidental, ce qu’est pour lui dans le champ de la musique, « La passion selon Saint-Mathieu », de Jean-Sébastien Bach. Hélas, une simple formule mièvre peut ruiner une beauté qui n’aurait que la simplicité pour elle. Comme un vent d’âne, une boule puante de collégiens. Le plaisir textuel est un bunker inexpugnable, ultime refuge de la liberté. Oui H. Bokoum, "je suis mon style", mon "pullaku", mon "bamanya", mon étantité; on m’enseigne dans certains lycées, et surtout uniquement en licence dans certaines universités, (dixit Baba Sylla radio FM Gangan), à l’exception de celles de mon pays où je n’ai pas l’honneur d’être connu comme romancier et dramaturge. « L’illisible » Ulysse de James Joyce caracole avec celui d’Homère dans le hit-parade culturel mondial. Jacques Lacan, gourou, maître ès hermétisme en est encore pantois en compagnie du dieu Hermès, tous bambocheurs du Banquet de Platon qui continue là-bas aussi, à "sârè gonga". PS : Il a six mois, le destinataire de ce doudadou pour le déchiffrer, sinon le code sera changé comme dans les HLM de Z.E.P. Ou plus près de nous, comme cette clé de la SAGEM qu’on vient de retrouver à Soweto ! Tu n’as pas dit que tu moyen, il faut pe maintenant, Monsieur X. Wa Salam
H. Bokoum, samedi 25 juin 2011
Ma chere Maimouna, en 1984 une cousine m`a raconte qu`en classe de premiere a Dakar vers 1982, elle a eu en examen un text tire de leur "textbook", et qu`a la fin toutes ses copines sont venues crier sur elle et demander de leur expliquer ce que son oncle voulait dire, puisqu`elle n`ont rien compris du sujet! Je suis sure que cet text etait dans un livre de premiere avec l`aprobation de grands pedagogues Senegalais. Epuis, "le style c`est l`homme, l`homme c`est le style" il nous disait. Ma cousine est une niece de Doyen.
mamadou saliou bah, samedi 25 juin 2011
La SIMPLICITE , c`est le comble de l`art ! Plus on est simple , plus on est artiste 1
Abdoulaye Diallo, Rotterdam, samedi 25 juin 2011
Le doyen juge la requête de Maïmouna irrecevable donc celle de son Beau aussi. Je ne reviendrais pas sur le pire qu`il a lui-même dit...Lol. Je ne suis pas aussi un grand decodeur des textes du doyen mais j`avoue que j`aime son style. Saïdou Nour Boukoum, grand homme de culture. Tout à fait d`acoord avec Yousouf Bangoura et la majorité des gens qui connaissent le doyen, mais je vous prie doyen de ne pas écouter Yousouf Bangoura et tout ceux qui soutienent que vous ne devriez pas dire votre mot en politique. @ Mr Diallo Boubacar (Doumba) et Barry Mïmouna, contentons-nous de lire Saïdou Nour Bokoum même avec des textes codés, et nous finirons par le comprendre porvue qu`il continue à nous fournir comme toujours à prtir de sa kaaba immaginaire ses textes dont lui seul detient le secret. Du temps du Messager(S.A.W.)à nos jours, des vrais Décodeurs ont écrient beaucoup(Ibn Katsir, éminent exemple)pour interpretter le LIVRE du NOUR(Jalla Jalaaluhu) mais il y a toujours des mystères. Loing de moi de faire une comparaison(subhaanallah), mais acceptons tous les textes du doyen comme proposés et peut-être un jour des décodeurs nous interpreterons le message. Merci doyen Bokoum pour cet autre article que moi j`ai dejà lu dès son apparution sur un autre site.
Saïdou Nour Bokoum, vendredi 24 juin 2011
Chers Maïmouna Barrry et même mon Beau Boubacar, et sans doute les nombreux internautes qui sont restés sans voix depuis que ce texte est en ligne (presque une petite semaine), je me vois obligé d’opposer un refus catégorique et sans appel. Lisez, si vous n’êtes pas trop fâchés, ce que vous pourrez dans d’autres textes de moi, mais votre requête est irrecevable. Le pire (pour moi), c’est je ne trouve aucune explication ni aucune justification à donner. PS Je vous recommande un très beau texte de Monenembo actuellement en circulation. Belle consolation. Wa Salam.
diallo boubacar( doumba), vendredi 24 juin 2011
C`est encore moi.Une idée vient de me traverser l`esprit et comme je suis à une période où "je relâche", voilà ce qui vient de me traverser la caboche.Un article de Bokoum est parfois comme un conte initiatique de Amadou Hampâté Ba.Mais pour Bokoum c`est plus codé.Alors que dans un conte, un premier niveau est un divertissement pour les plus jeunes,on rigole, il y a un second niveau pour les vieux aux talons rugueux pour emprunter une expression de notre père Amadou Hampâté Ba.Donc , je conseillerai peut être à mon Beau de faire comme dans les contes , à l`image notamment de Kaïdara.Bonne journée!
diallo boubacar( doumba), vendredi 24 juin 2011
Maimouna barry a raison! Même moi un vieux de la vieille n`arrive pas toujours à décoder.Pas sur ce texte, mais sur d`autres.Alors mon Beau, écoute la voix de la jeune Maimouna et même celle des moins jeunes.Fraternellement Boubacar.
Maimouna Barry, vendredi 24 juin 2011
Cher Bokoum, Il m’a fallu lire trois fois vos deux derniers textes pour comprendre le contenu. Est-ce que c’est trop vous demander d’écrire pour que tout le monde, surtout les plus jeunes, comprenne ? Je vous promets que les plus jeunes n’arrivent pas à décoder vos textes. Vu la situation de la Guinée, vu votre intelligence et noblesse d’esprit, vous devez prendre les jeunes pas à pas pour leur montrer le chemin

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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